Les Transports de l'agglomération orléanaise (TAO) est le réseau de transport en commun desservant Orléans et les vingt-et-une autres communes formant Orléans Métropole. Cette dernière en est l'autorité organisatrice de la mobilité et a confié l'exploitation par délégation de service public pour la période 2019-2024 à Keolis Métropole Orléans, filiale du groupe Keolis, face au sortant historique, la Société d'exploitation des transports de l'agglomération orléanaise (SETAO), filiale de Veolia Transdev, qui exploitait le réseau depuis 1977.
Il est organisé autour des deux lignes du tramway d'Orléans et d'un réseau d'une quarantaine de lignes de bus. Il est aussi composé du service de location de vélo VéloTAO, qui complète Vélo'+.
Appelé Transports de l'agglomération orléanaise (TAO) jusqu'en 1977, le réseau prendra juridiquement le nom de Société d'économie mixte des transports de l'agglomération orléanaise (SEMTAO) la même année et reprendra l'appellation TAO en 2010Sondage indirect concernant le choix du nom.
Histoire Des omnibus aux TREC
vignette|Un tramway rue Jeanne-d'Arc.
Le , l'autorisation pour l'exploitation d'une première ligne d'omnibus à cheval est accordée à Orléans. À cette époque, il n'existe pas de réseau structuré : les chauffeurs adaptent leurs trajets aux clients, et il n'existe pas d'horaires réguliers. À partir de 1862, L'Inspection des voitures dote ses bureaux de la place du Martroi d'une horloge, permettant d'instaurer un semblant d'horaires réguliers..
En 1869, une ligne d'omnibus hippomobiles voit le jour entre Olivet et Orléans.. En 1877, l'exploitation d'un tramway sur rail tiré par des chevaux débute ; la première ligne mise en place relie le quartier des Aydes (le Faubourg Bannier) au niveau du pont George-V, mais sans franchir la Loire. Elle est étendue jusqu'à Olivet et électrifiée en 1899, sous la houlette de la Compagnie générale française des tramways (CGFT).. Ce réseau comptera jusqu'à quatre lignes et de lignes en 1909, avant de stagner puis décliner à partir de la décennie suivante en raison des problèmes financiers de la CGFT.
Les premiers autobus apparaissent en 1929 puis supplantent définitivement les tramways en 1938 quand la ville rachète le réseau. Elle en confie d'abord l'exploitation à la CGFT sortante, mais la seconde Guerre mondiale interrompt le réseau en 1939, le les 28 bus sont réquisitionnés et ne reviendront jamais du front, tandis que la Société des transports régionaux de l'est et du centre (TREC), fondée en 1929, cache une partie de ses véhicules en Dordogne et met en place un semblant de réseau urbain à Orléans. Un service de transport est remis en service vers 1946-1947 les dimanches et fêtes aux heures de pointe, mais il faut attendre 1952 pour retrouver un réseau de transport régulier, toujours exploité par les TREC. Ce réseau reste largement insuffisant, poussant la ville à mettre les TREC en concurrence avec la CFT en 1956 pour proposer une nouveau réseau. Les TREC l'emportent et un nouveau réseau voit le jour le , exploité avec 17 autobus neufs. Le réseau est équipé de Saviem SC 10 en 1966, année où le réseau compte 39 bus et est exploité à l'aide de 110 employés.
Le ., le SIVOM reprend la gestion des transports et dénonce le contrat signé avec les TREC en 1956, le SIVOM jugeant le réseau inefficace avec une tarification complexe et au parc mal entretenu et souvent en panne. Dans la foulée, le réseau prendra le nom de Transports de l'agglomération orléanaise (TAO).
La SEMTAO vignette|La livrée emblématique de la SEMTAO, la bande dégradée orange/rouge, a été arborée par les bus orléanais durant plus de 20 ans. vignette|Essais de la ligne B du tramway, à Orléans, en mars 2012
Le , le syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) de l'agglomération orléanaise, avec ses partenaires publics et privés, met en place une nouvelle société de transports : la société d'économie mixte des transports de l'agglomération orléanaise (SEMTAO), après une année d'exploitation par un contrat d'assistance technique par la Société centrale pour l'équipement du territoire (SCET). L'objectif est de donner un nouveau souffle au réseau, la SEMTAO renouvelle la quasi-totalité du parc, simplifie la très complexe tarification autour de deux zones et sept titres de transports (au lieu de six zones et 45 titres différents) ainsi qu'un nouveau réseau mis en place. Les premiers bus articulés sont mis en service en 1979 sur la ligne desservant le nouveau quartier d'Orléans-la-Source. Un nouveau dépôt est ouvert en 1981 à Saint-Jean-de-Braye, complété en 1985 par une remise dans le quartier de la Source.
La tarification par zone est définitivement abandonnée en 1986.
Le ., le centre bus Albert (aujourd'hui Pôle Gare d'Orléans), situé sous le centre commercial de Place d'Arc est inauguré. Il permet à toutes les lignes du réseau de converger vers le centre-ville d'Orléans. Il accueille 120 bus par jour et voit partir chaque heure 35 bus dans 31 directions différentes en heure de pointe.
En 1988, le réseau se modernise avec la mise en place d'un nouveau système de billetterie magnétique dont sont dotés les bus du réseau. Au même moment, un système informatique de régulation du trafic des bus est installé : baptisé SAPHIR, il permet de coordonner les transports dans toute l'agglomération.
En 1989, devant le développement du centre-ville de Saint-Jean-de-Braye et de l'est orléanais en général, le point bus Léon Blum est créé. Il s'agit d'un point de correspondance qui contribue à l'irrigation de cette zone de l'agglomération. Cinq années plus tard, le service Abraysie bus est mis en place pour permettre aux habitants des hameaux de la ville de se rendre rapidement en centre-ville, via le nouveau point-bus. Vers 1995/1996 c'est le service TER-Bus qui est lancé, permettant d'emprunter les TER avec un ticket de bus au sein de l'agglomération.
Dès le début des années 1990, l'idée d'un retour du tramway à Orléans est évoquée et la SEMTAO est mandatée par le SIVOM pour étudier la faisabilité du projet.. Ce dernier commence à mettre en œuvre les actes préparatoires en 1995. L'année suivante, plusieurs études sont menées pour définir le tracé nord-sud de la ligne. La déclaration d'utilité publique est délivrée en 1998. Deux ans sont nécessaires pour réaliser les travaux lourds d'infrastructures (déviation de réseaux et pose des rails). Le tramway est inauguré le et mis en service commercialement le . À cette occasion, le centre bus est réaménagé, avec une réorganisation complète du réseau, qui s’avérera ratée en raison des temps de parcours largement sous-estimés.
Dès 2000, les élus de l'agglomération commence à se concerter pour la construction d'une seconde ligne de tramway, d'orientation est-ouest.. Le changement de majorité après les élections municipales en 2001 retarde le projet, la nouvelle majorité décidant d'abord d'un tramway sur pneus avant de se raviser en 2005.. Le tracé est adopté en 2007, modifié en 2008 où la déclaration d'utilité publique est délivrée.. et les premiers travaux ont lieu en 2009... La seconde ligne de tramway est inaugurée le et mise en service le lendemain.. Cette inauguration est accompagnée d'une restructuration du réseau.
Ligne de tramway +LigneTracé Tram A Fleury-les-Aubrais Jules Verne ↔ Orléans-la-Source Hôpital
Lignes de bus principales +LigneTracé 1 Orléans Carré Saint-Vincent ↔ Olivet Foch 2 Saint-Jean-de-la-Ruelle Petite-Espère ↔ Saint-Jean-de-Braye Point bus Coubertin 3 Orléans Pierre Chevallier ↔ Orléans Belneuf 4 Saran Les Rives du Lac ↔ Saint-Jean-de-Braye Sainte-Marie 5 Saint-Jean-de-la-Ruelle Trois Fontaines ↔ Fleury-les-Aubrais Robespierre 6 Ormes Centre routier ↔ Orléans Gares d'Orléans 7 Saint-Hilaire-Saint-Mesmin Croix-aux-Châts ↔ Saint-Denis-en-Val Collège Val de Loire 8 Ormes Route de Gidy ↔ Fleury-les-Aubrais Herveline 9 Orléans Gares d'Orléans ↔ Boigny-sur-Bionne Rue aux Loups 10 Orléans Gares d'Orléans via Cathédrale-Châtelet-Loigny Coligny-Acacias 13 Saint-Hilaire-Saint-Mesmin Croix-aux-Châts ↔ Saint-Cyr-en-Val L'Orme ou Morchêne 16 Saint-Hilaire-Saint-Mesmin Croix-aux-Châts ↔ Saint-Denis-en-Val Les Auvernats 18 Saran La Tuilerie ↔ Fleury-les-Aubrais La Foulonnerie 20 Orléans Gares d'Orléans ↔ Saint-Cyr-en-Val Petite-Mérie 21 Orléans Gares d'Orléans ↔ Mardié Le Merisier 25 Ingré Maurice Genevoix ↔ Saran Bruères 26 La Chapelle-Saint-Mesmin Les Forges ↔ Orléans Gares d'Orléans 30 Saint-Jean-le-Blanc Parc des Bordes ↔ Orléans Candolle 45 Ormes Gourville ↔ Saran Mairie 50Fleury-les-Aubrais Lamballe ↔ Saint-Jean-de-Braye Point bus Coubertin
Ligne dimanche
+LigneTracé 23 Boigny-sur-Bionne Rue aux Loups ↔ Mardié Le Merisier
Lignes FilObus Les lignes de transport à la demande sont :
+LigneTracé 31 Saint-Jean-de-Braye Point bus Coubertin ↔ Bou Place du bourg 32 Saint-Jean-de-Braye Point bus Coubertin ↔ Chécy La Guignardière 33 Fleury-les-Aubrais Bustière ↔ Chanteau La Treille 34 Saint-Jean-de-Braye Point bus Coubertin ↔ Marigny-les-Usages La Sablonnière 35 Ingré Croix de Selliers ↔ Ingré Maurice Genevoix 36 Olivet Victor Hugo via Foch (le matin) et église d'Olivet (le soir) 40 La Chapelle-Saint-Mesmin L'Ardoise ↔ Ingré Maurice Genevoix
Navettes
+LigneTracé N La Source : Saint-Cyr-en-Val La Saussaye ↔ Orléans-la-Source Chateaubriand N Saint-Jean-de-la-Ruelle : Saint-Jean-de-la-Ruelle Trois Fontaines ↔ Saint-Jean-de-la-Ruelle Mairie N Saint-Marceau : Orléans Place Saint-Charles ↔ Olivet Jules Marie Simon
Le réseau TAO À partir du , et pour une durée de sept ans, le groupe Keolis, via sa filiale Keolis Orléans Val de Loire, exploite le réseau TAO pour le compte de la Métropole. Le changement d'exploitant du réseau se traduit par une baisse de la contribution de la Métropole alors que le nombre de voyageurs doit, selon les prévisions, progresser de 25 % d’ici à 2018.., grâce à une offre de déplacement accrue d'un million de kilomètres supplémentaires par an, par rapport à l'ancien réseau, contre de plus pour l'offre évincée de Veolia Transdev..
À compter de 2012, la métropole met en place plusieurs nouveaux services, conjointement à l'arrivée de la ligne B du tramway. Ceux-ci comprennent notamment la mise en place d'un système de vélo en location longue durée, baptisé Vélo'Tao, en complément des Vélo'+, et d'un service d'autopartage, nommé Auto'Tao.
En 2019, Keolis, seul opérateur à déposer une offre, est reconduit jusqu'en 2026..
La République du Centre rapporte qu'en 2020, le réseau orléanais a connu une avec notamment plus de 230 départs de bus annulées entre le et le .. Outre les usagers, plusieurs responsables syndicaux déplorent eux aussi une . ainsi que le vieillissement du parc de bus et un manque de pièces et de mécaniciens pour l’entretien du parc. En réponse, le directeur de Keolis Métropole Orléans rappelle que le matériel roulant est en cours de renouvellement avec 29 nouveaux véhicules électriques prévus à la fin 2019. Il constate également un problème d’effectif accentué par la crise sanitaire.
Réorganisation du réseau en 2022 Le réseau de bus est entièrement réorganisé le dans le but de réduire, selon Orléans Métropole, les bus qui roulent quasiment à vide. : le système de transport à la demande RésaTAO sera ainsi renforcé, étendu et simplifié en quatre zones tandis que plusieurs lignes seront transformées en dessertes scolaires, ce dernier réseau est composé de 16 lignes. La commune de Combleux perdra par exemple sa desserte par une ligne régulière jugée peu fréquentée au profit de RésaTAO et des lignes scolaires. Tandis que le renouvellement de la flotte se poursuit avec l'arrivée des Irizar ie tram électriques , l'offre de soirée s'améliore, surtout sur le tramway : d'une fréquence d'une demi-heure après , elle passera à 15 puis 20 minutes de jusqu'à la fin du service tandis qu'une ligne de bus nocturne demandée de longue date notamment par les étudiants, la N, voit les nuits du jeudi au samedi entre le centre-ville et La Source entre et .