Boussois est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Beuxéidiens. Membre de la communauté d'agglomération Maubeuge Val de Sambre, la commune de Boussois fait également partie de l'unité urbaine de Maubeuge (partie française) qui est la cinquième du département du Nord.

Géographie Localisation La ville de Boussois se trouve dans le bassin de la Sambre à quelques kilomètres de la frontière avec la Belgique.

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Sambre canalisée et le ruisseau de l'Escrière.

La Sambre canalisée est un canal, chenal et un cours d'eau naturel, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Rejet-de-Beaulieu, s'écoule vers le nord-est et franchit la frontière belge au droit de Jeumont. Les caractéristiques hydrologiques de la Sambre canalisée sont données par la station hydrologique située sur la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 28/07/2024 à 02:04 TU à partir des 164 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/2005 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour.

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de BoussoisLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sambre ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de la Sambre. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis modifié le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du Parc naturel régional de l'Avesnois.

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-sur-Helpe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Boussois est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Maubeuge (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Maubeuge (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Maubeuge (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59,8 %), zones urbanisées (23 %), prairies (11,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,8 %), forêts (0,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports La commune est desservie, en 2024, par les lignes A, 55, 61 et 64 du réseau Stibus..

Toponymie

Histoire Origine L'origine du village semble être l'établissement sur la voie romaine entre Bavay et Trèves, son nom évoluera au long des siècles pour passer du romain Buxetum (lieu planté de buis) à l'actuel Boussois.

En 1677, lors de la prise de Valenciennes par Louis XIV, l'église de Boussois est incendiée. L'église de Boussois relevait du chapitre de Maubeuge. Le curé qui la desservait était celui de Recquignies.

La Seigneurie de Boussois La Seigneurie de Boussois est détenue au par Gérard de Jauche, seigneur de Gomegnies« Gérard de Jauce, Sire de Baudour » SG tome 1 page 396 année 1276.

En 1295, elle passe à Jean Sausses, chevalier, seigneur de Feignies, mort avant 1333Succession - "monumens ancien" par Saint Genois tome 1 page 358. « Jean dit Sausset signeur de Boussoit » SG tome 1 page 40 - année 1318, page 200 année 1310, page 217 année 1323, page 219 année 1329, page 238 année 1350, page 243 année 1314, page 265 année 1305, page 334 année 1296, page 335 année 1301, page 336 année 1305, page 358 année 1333, page 365 année 318, page 396 année 1321, page 398 année 1312, page 839 année 1295, page 868 année 1297, page 1048 année 1296, page 1144 année 1321, page 1156 année 1322, page 1198 année 1331, page 1208 année 1314.

En 1333, elle appartient à la famille Du Bois De Haynne par héritage de Jean Sausset« Boussoit, très-belle terre près de Mons. Sentence des Bailli et Hommes de fief de Wistasse, seigneur du Rœux, au profit de Wautier de Haynne, fils de Huon, contre Henri Desmolins et Marguerite de Bourdiaux, sa femme, qui adjuge audit Watier les fiefs, Ville et Châteu de Boussoit, échu audit Huon, par la mort de Jean dit Sausset, Chevalier, Seigneur de Boussoit, 1333, le jeudi avant St.-Barnabé » SG tome 2 page 1150. « Louis du Bois de Hainne, Maire de Brain-le-Comte, en foi et hommage lige, pour le fief que Messire Jean Sausset, Sire de Boussoit, tenait de Jean de Condé, à Boussoit, par la mort dudit Jean Sausset, à Huon du Bois de Hainne qui le laissa à Watier du Bois de Hainne, son fils, par la mort duquel il est passé à sa sœur, mère dudit Louis, de laquelle il l'a reçu. 1336 » SG tome 2 page 1145 et 1151 année 1334, jugement rendu par Gérard, dit Sausses d'Ayne au château de Mons..

Au , elle passe dans la famille De Sivry de Buath, seigneurs de Pottes et de Méricourt. Un des membres de la famille fut prévôt de Maubeuge en 1577.

En 1482, Jacques Boullengier époux de Jossine Loscart, est mentionné comme seigneur de Boussoit et EstrepySG tome 1 page 1050 année 1504 dans un acte contre Jean De Herbamez seigneur de Maurage. Jacques Boulengier est nommé comme époux de Louise Ruffault en 1507.

Jean Ruffault reçoit la terre de Boussoit en 1530, en tant que mari de Jeanne Boulanger, fille d'Adrien, seigneur de BoussoitSG tome 1 page 1050.

Charles Ruffault, fils des précédents, est seigneur de Boussoit, .

Jeanne de Ruffault, dame de Boussois, épouse Jean Longheppe en 1575SG tome 1 page 1051 année 1575. Elle est fille de Jean, seigneur de Neufville, Spienne, Lambersart, Mouveaulx, et de Jeanne le Boulanger, dame de Strépy et de Boussoit. Jeanne de Rffault épouse Josse Wits, écuyer, seigneur de Berentrode en 1576(page 1051 année 1576). Elle se marie en 1580 avec Charles De Lannoy, seigneur de Hautpont et Bersée, fils de Martin et de Jacqueline CotterelSG tome 1 page 1052 année 1580.

Louise Ruffault, née après 1530, sœur de Jeanne, épouse de Jean De La Croix (fils de Jean et de Eléonore Resteau, né avant 1563, mort en 1604., seigneur de Mairieux, La Glisoel, Lisseroel, Aspremont, Wastelin à Flers, Ruelle à Flers) est nommée dame de Boussoit et de Wattelins, La Ruyelle, Mouvaux, Strépy, Boussoit. Elle est fille de Jean Seigneur de Neufville, Spienne, Lambersart, Mouveaulx, et de Jeanne le Boulanger, dame de Strépy et de Boussoit.

Jeanne De La Croix, dame de Boussoit, fille de Jean et de Louise De Ruffault, épouse en 1604, Robert Du Chastel, fils de Nicolas et de Antoinette D'Avroult (famille d'Averhoult).

Est mentionné Jacques Danneux seigneur de Boussois au baptême de Christine Marie Du Brasseur à Rocq le .

Robert François Du Chastel de la Howarderie, seigneur d'Inglinghem, hérite, le , de la Terre de Boussoit à la mort de Robert, son père, le .

Le , par lettres données à Madrid, Philippe d'Anneux, chevalier, baron de Crèvecœur, premier pair en Cambrésis, châtelain héréditaire de Cambrai, seigneur d'Abancourt, Rumilly, Saint-Souplet, Fontaine-au-Pire, etc., gouverneur d'Avesnes devient marquis : la terre et seigneurie de Grand-Wargnies (Wargnies-le-Grand) devient marquisat, en y joignant les seigneuries de Boussois-sur-Sambre (Boussois) et Bual en HainautAmédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 286, lire en ligne..

En 1688, le Marquis de Wargnies vend la seigneurie au chapitre de Maubeuge.

La Seigneurie de Boussois avait sous sa dépendance deux fiefs importants : le fief « de la Motte », un château avec exploitation agricole, relevant de la terre d'Aimeries ; et le second fief en plusieurs fermes et biens, relevant de la terre de Gommegnies« Louis de Sivry, dit de Buath, Chev. . de Pottes, Méricourt, Prévôt de Maubeuge. 3 J. au terr. de Boussoit-sur-Sambre. le fief de la Motte. Page 315 » SG tome 2 page 1430.

Les autres fiefs En dehors de la Seigneurie de Boussois, trois autres fiefs existaient à Boussois :

« la couture Maille », relevant de la pairie de Barbençon(« colart. Brougnart dmt. à Maubeuge, par le trépas de Jeanne Colisart » SG tome 1 page 10 - Comté de Hainaut 1473 ; le second comprenait diverses pièces de terres, relevant du Comte de Hainaut.