Montigny-Lencoup est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation Le village est situé à au nord-est de Montereau-Fault-Yonne.

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Montigny-Lencoup.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés : le ru de Sucy, ., qui y prend sa source, et ; le fossé 01 de la Folie, ., affluent du ru de Sucy ; le ru de Suby, ., et ; le fossé 01 de Champabon, ., affluents de l’ Auxence ; le fossé 01 du Vieux LogisNature en attente de mise à jour., . affluent du ru de la Vallee Javot. Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Voulzie.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .

Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..

La commune fait partie du SAGE « Bassée Voulzie », en cours d'élaboration en . Le territoire de ce SAGE concerne dont 73 en Seine-et-Marne, 50 dans l'Aube, 15 dans la Marne et 6 dans l'Yonne, pour une superficie de .. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par Syndicat Mixte Ouvert de l’eau potable, de l’assainissement collectif, de l’assainissement non collectif, des milieux aquatiques et de la démoustication (SDDEA), qualifié de « structure porteuse »..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Brosse-Montceaux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel....

Urbanisme Typologie Au , Montigny-Lencoup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Lieux-dits et écarts La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. dont Orvilliers, Conflans, la Fontaine Geoffroy.

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,8% ), forêts (42,1% ), zones urbanisées (5,1 %)..

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..

Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit ..

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme. Un plan local d'urbanisme intercommunal couvrant le territoire de la communauté de communes de la Bassée - Montois était en élaboration...

Logement En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de dont 95,1 % de maisons et 4,8 % d'appartementsEn raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %..

Parmi ces logements, 85,5 % étaient des résidences principales, 6,1 % des résidences secondaires et 8,4 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 87,3 % contre 11,4 % de locatairesStatistiques officielles de l'Insee, section Logement consulté le 29 juillet 2020 dont, 2,1 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU). et, 1,3 % logés gratuitement.

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Ad villam Montigniacensem en 1118Chartes Preuilly, p. 4. ; Montiniacum en 1176Archives de l'Yonne, H 152. ; Monteniacum en 1206Poupardin, Saint-Germain-des-Prés, II, p. 132. ; Monteigni vers 1222 (Livre des vassaux). ; Monteigni Lancoul en 1266Cart. Renier Accorre, fol. 7 v°. ; Monteigni Lancol et Monteigni Lancou en 1271Cart. Renier Accorre, fol. 28 v° et 125. ; « Montigni l'Ancou en la chatelerie de Bray seur Saigne » en 1275Longnon, I, 351. ; Montigni l'Ancoust en 1276Longnon, II, 91. ; Monteigni l'Ancoup en 1289Longnon, II, 512. ; Montigniacum Lancourt en 1293Geoffroy de Courlon, édit. Julliot-Prou, p. 83. ; Montigny Lencoust en 1315Archives nationales, J 194, n° 12. ; « Montigniacum l'Ancoust, alias Teigneux » vers 1350 (Pouillé) ; Montegny Loncop en 1367Annales Gâtinais, XXI, 1903, p. 317. ; Montigny Lancourt en 1467Cl. Haton, p. 497..

Montigny signifierait « domaine de Montanus » ou « montagne couverte de gros bois ».

Lencoup: (Monteigni Lancoul en 1266) Gaufridus de Montigny, abbé de Saint-Pierre-le-Vif-lez-Sens, était le fils de Gui Laucour dont le nom dériva en Lancol, l'Ancoup en 1289 et LencoupPaul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, ., du vieux français Lencolp, « l'inculpé ».

Histoire vignette|Fontaine de Montigny-Lencoup, offerte par Philibert Trudaine, portant une plaque dédiée par la municipalité à la famille Trudaine. La famille de Montigny tint au moyen-âge la seigneurie dont elle portait le nom, qui se transmit après eux, à plusieurs autres familles.

En 1614, cette seigneurie est achetée par Diane de France (1538-1619), fille du Roi Henri II, alors veuve de François de Montmorency. Au décès, sans postérité, de Diane de France, elle passa à François de Valois-Angoulême (1598-1622), fils de Charles de Valois Angoulême, puis à son frère Louis de Valois Angoulême (1596-1653), puis à la fille de celui-ci, Marie-Françoise de Valois Angoulême (1631-1696), épouse de Louis de Lorraine Guise, duc de Joyeuse. Saisie par les créanciers de ce dernier, la seigneurie de Montigny est acquise en 1694 par Charles Trudaine et la famille Trudaine la conserve durant plus d'un siècle.

En 1694, le domaine comportait château, parc, bois (900 arpents), terres (350 arpents).

Charles Trudaine fut maître des requêtes, puis intendant et conseiller d'État, prévôt des marchands de Paris (1660-1721). À ce dernier titre, une avenue de Paris, l'Avenue Trudaine, porte son nom. Après lui, Montigny se transmet à son fils, Daniel Charles Trudaine (1703-1769), qui tint les mêmes charges que celles de son père, plus celle d'intendant des finances chargé des Ponts et chaussées. À ce titre, il normalisa le modèle des routes aménagées en France, suivant lequel il fit aménager de nombreuses routes, créa l'École royale des Ponts et Chaussées, actuelle E.N.P.C., et initia l'Atlas de Trudaine. vignette|Cèdre du Liban, dans l'ancien parc du château de Montigny-Lencoup, avant 1935. À Montigny, Daniel Charles eût pour successeur son fils, Philibert Trudaine de Montigny (1733-1777), également intendant des finances chargé des Ponts et Chaussées, qui offrit une fontaine à la ville de Montigny-Lencoup, puis le fils de celui-ci, Charles Louis Trudaine, conseiller au Parlement de Paris (1764-1794).

En 1822, l'héritière des Trudaine, vend le domaine de Montigny au comte George de Stacpool. Ce dernier, riche sujet britannique d'origine irlandaise et catholique, avait été naturalisé Français en 1818, en recevant du Roi Louis XVIII le titre de comte, avec institution d'un majorat. À sa mort, survenue à Paris le , le domaine de Montigny passe à son fils, Richard Fitzgeorge de Stacpool, 1er duc de Stacpool (1787-1848), après lequel ses enfants revendent la propriété, qui est alors démantelée. Château Reconstruit par les Trudaine, le château de Montigny consistait, au milieu du XVIIIe siècle, en une demeure construite suivant un plan en "L". La façade d'arrivée était précédée par plusieurs avenues rayonnantes ; la façade postérieure donnait sur des parterres agrémentés de bassins en eau.

Au XIXe siècle, le château consistait en une demeure composée d'un corps de logis encadré par deux pavillons plus élevés, entourée d'un parc à l'Anglaise. Cèdre du Liban