La rue Marbeuf est une voie du de Paris.
Situation et accès Elle commence au 20, avenue George-V et se termine au 39, avenue des Champs-Élysées.
Le quartier est desservi par les lignes de métro 1 et 9 à la station Franklin D. Roosevelt.
Origine du nom Elle porte ce nom en raison de son voisinage avec l'ancien jardin Marbeuf également appelé « folie Marbeuf » (voir « Rue Lincoln »).
Historique La voie a été formée vers 1798 sur l'emplacement d'un ancien chemin longeant le Grand Égout, principal collecteur de la rive droite, qui suivait le tracé d'un petit ruisseau descendant de Ménilmontant pour se jeter dans la Seine au niveau de l'actuel pont de l'Alma. Elle s'appela d'abord « rue des Gourdes », en référence au marais des Gourdes qui s'étendait depuis la place de la Concorde à l'est jusque vers l'avenue George-V actuelle à l'ouest entre la Seine et la rue du Faubourg-Saint-Honoré, ainsi nommé parce qu'on y cultivait des courges (ou gourdes).
Une décision ministérielle du lui attribua la nouvelle dénomination de « rue Marbeuf ».
Sous le Second Empire, la rue était encore fort peu bâtie. On n'y signalait qu'un seul hôtel, appartenant à de Chasseloup-Laubat.
Il existait encore, à cette époque, une « allée Marbeuf » (ou « passage Marbeuf »), allée privée en équerre, s'ouvrant aux 67-69, avenue des Champs-Élysées et d'abord parallèle à la rue qu'elle rejoignait à angle droit à peu près au milieu de son parcours, au niveau du 15. Cette voie avait été formée en 1812 par la compagnie immobilière qui s'était rendue propriétaire du jardin Marbeuf, afin de lotir la partie orientale de cet immense terrain.
André Becq de Fouquières écrit :
Avant guerre, la Société générale immobilière possédait 16 immeubles de la rue (les 4, 5, 7, 9, 11, 14bis, 18, 24, 26, 28, 30, 31, 33, 35, 37 et 39). Sous l'Occupation, ils deviendront la propriété de l'affairiste Michel Szkolnikoff, qui avait fait fortune dans le marché noir avec l'armée allemande, et qui racheta la SGI. Placés sous séquestre à la Libération, les immeubles furent revendus individuellement entre 1947 et 1948 au profit de l'ÉtatIbid, à 295..
Le , un colis piégé est désamorcé juste à temps, grâce à la vigilance d'un voisin, devant la porte du journal libanais pro-irakien Al-Watan al-Arabi. Le , une bombe placée dans une Opel rouge explose devant le siège du journal, faisant un mort et 63 blessés ..
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire Jane Hading (1859-1941), comédienne, « eut hôtel rue Marbeuf avant de venir habiter Neuilly ».
(et 24, rue du Boccador) : restaurant La Fermette Marbeuf : salle de restaurant créée par l'architecte Émile Hurtré« Émile Hurtré », www.pss-archi.eu. et le peintre Jules Wielhorski en 1898 dans le style Art nouveauJean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), Le Guide du patrimoine. Paris, Paris, Hachette, 1994, 324.. Le décor initial avait disparu au gré des restaurations, mais existait toujours. En 1978, ce décor a été retrouvé, restauré et mis en valeur (verrière, peintures murales…), et classé monument Historique en 1983. : Étienne Grosclaude, homme de lettres y demeure en 1910. : restaurant la petite Duchesse, est un célèbre restaurant gastronomique où se cotoyait le tout Paris: Jean Yanne, Jacques Dutronc, Lino Ventura venaient y déjeuner avec Sheila, Ringo, et Jean Drucker. En bas, se trouvait le piano où avait chanté Piaf accompagné par Charles Aznavour et Pascal Sevran. (ancien 44) : sous le Second Empire, c'était la pension Duplay, tenue par le petit-fils du menuisier Maurice Duplay, logeur et ami de Robespierre. Elle était fréquentée par la meilleure société. Elle eut comme élèves prince Charles Bonaparte ; Jean Casimir-Perier ; Édouard Mortier de Trévise (1845-1912), duc de Trévise ; Robert des Acres de L'Aigle (1843-1931) ; Paul de Turenne ; Alexandre et Arthur Aguado ; Napoléon et Eugène Ledockowski ; Édouard Portalis ; Gaston de Noirmont ; Antoine de Gramont d'Aster ; Émile Perrin ; Jacques de Chabrillan ; François de Montholon, etc. : Raphaël Duflos (1858-1946), sociétaire de la Comédie-Française.
: Maguera, actrice et directrice de théâtre. : ancien siège de la P.A.C. (Production Artistique de Cinématographie) du réalisateur André Hunebelle au rue Marbeuf s'ouvre la rue Robert-Estienne. : le magistrat et président de la Cour de cassation Paul Matter a vécu et est mort à ce numéro.
: anciennement cité Henri-Lepage, auparavant passage Ruffin, qui aboutissait au 17, rue de Marignan. : devant cet immeuble qui abritait les bureaux du journal libanais Al-Watan al-Arabi (La Nation arabe), une voiture piégée a explosé le , faisant un mort et 66 blessés. Cet attentat de la rue Marbeuf est attribué au terroriste Ilich Ramirez Sanchez dit CarlosJulie Brafman, « L'attentat de la rue Marbeuf ? Carlos ni “coupable” ni “innocent”», Slate, 16 novembre 2011.. Ce journal, apparemment connu pour ses positions pro-irakiennes et son opposition au régime syrien, avait déjà été visé le par une tentative d'attentat « Carlos : la cour examine l'attentat de la rue Marbeuf du 22 avril 1982 », www..fr, 14 novembre 2011.. : emplacement du magasin-exposition « garage Citroën », réalisé par les architectes Albert Laprade et Léon Bazin, en 1929. La vitrine, haute de 19 mètres et large de 20, présentait les automobiles sur plusieurs niveaux et était éclairée jour et nuit. L’immeuble est détruit en 1952, pages 56-57.. Ancien cinéma Le Marbeuf. : l'architecte français Robert Mallet-Stevens construisait ici en 1927 un garage pour la firme Alfa Romeo. La construction en béton armé fut à l'époque louée pour ces surfaces dégagées grâce à un nombre réduit d'éléments porteurs. Le bâtiment fut transformé en 1929 et est aujourd'hui remplacé par une construction plus récenteL'article d'Olivier Cinqualbre dans .. : Arsène Lupin y demeure sous le nom d'Étienne de Vaudreix.. : l’écrivain Paul Morand y est né en 18881888, Naissances, 08, V4E 6078, Archives de Paris..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . . . .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
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