El Mostafa Ramid (en arabe : ), né le à Douar Oulad Si Bouyahia (cercle de Sidi Bennour dans la province d'El Jadida), est un avocat et homme politique marocain, affilié au Parti de la justice et du développement (PJD).

Le , il est nommé ministre de la Justice et des Libertés dans le gouvernement Benkiran I, fonction qu'il conserve dans le gouvernement Benkiran II. Il est ensuite ministre d’État chargé des Droits de l'Homme, à partir d'.

Biographie Vie familiale El Mostafa Ramid . Il est marié et légalement bigame.

Parcours En 1973, El Mostafa Ramid rejoint la Chabiba islamiya d'Abdelkrim Moutiî. En 1980, il obtient une licence de droit à l'université Hassan II de Casablanca. En 1990, il rejoint la ligue de l'avenir islamique.

Parcours politique

En 1997, El Mostafa Ramid est élu député du Mouvement populaire démocratique et constitutionnel (MPCD) qui deviendra en 1998 le Parti de la justice et du développement (PJD).

Lors des élections parlementaires de 2002 au Maroc, il est réélu député du PJD à Casablanca.

En , à la suite des menaces de Fouad Ali El Himma, la direction du PJD l'écarte du poste de Chef du groupe parlementaire du parti.

En 2005, il appelle à une réforme de la Constitution marocaine : « Ceux qui nous gouvernent ne sont certainement pas les partis ou le gouvernement. Un parti qui se respecte doit, dans un premier temps, chercher par tous les moyens à réformer la constitution »..

Lors des élections parlementaires de 2007 au Maroc, il est élu député à la préfecture Aïn Chok à Casablanca.

En , il déclare dans une interview : « Il est inacceptable que le roi s'affiche en public avec Fouad Ali El Himma ».

Il est un des avocats du journaliste Rachid Niny, détenu depuis le pour « atteinte à la sécurité du pays et des citoyens », après la publication d'un article où il mettait en cause le directeur des services de renseignements marocain au sujet de l'existence d'un camp de détention et de torture secret basé dans la région de TémaraJalil Laaboudi, Rachid Nini demande la liberté provisoire, Bladi.net, 14 août 2011.

Ministre de la Justice du Maroc En , Mohamed Taïeb Naciri, avocat du roi et ministre de la Justice meurt.

Le , Mustapha Ramid est nommé ministre de la Justice et des libertés le par le roi sur proposition du chef de gouvernement Abdel-Ilah Benkiran.

Sa fille Zineb Ramid rejoint le cabinet de Hicham Naciri, fils de Mohamed Taïeb Naciri et avocat personnel du roi .

En 2012, lors de la visite à une école coranique de Marrakech, il déclare : déclaration qui déclenche une polémique dans le paysMarrakech, ville du péché, Le Point, 31 mars 2012.

Ses rapports avec la salafia Jihadia sont toujours restés ambigus. En 2012, il revendique un rôle dans l’affaire des grâces royales ayant conduit à la libération des salafistes Abou Hafs, Kettani, Haddouchi. Commentant cette affaire, il confiera aux journalistes: «Oui, j’y suis pour quelque chose. Ce sont des dossiers que je connais bien. Certains ne méritaient pas de rester en prison».

En 2013, éclate l'affaire Daniel Galvan Viña. Un pédophile espagnol ayant violé des enfants marocains est gracié par le roi du Maroc. Des milliers de Marocains protestent dans les rues et plusieurs sont victimes de violences policières. Le ministre Mustapha Ramid demande l'ouverture d'une enquête.

En 2015, alors qu'il pilote la réforme du Code pénal afin de le rendre conforme à la Constitution et aux différentes convention internationales ratifiées par le Maroc, il confirme que ce dernier pénalisera le sexe hors-mariage et le déjeuner public pendant Ramadan.

Le à Paris, il négocie avec son homologue française Christiane Taubira, le rétablissement de la coopération judiciaire entre la France et le Maroc, à la suite de près d'une année de froid diplomatique entre les deux pays et obtient que les poursuites contre des officiels marocains soient instruites au Maroc, permettant une impunité quasi-totale pour le pouvoir marocain en France.

Homophobie

Le , lors d'une interview sur la radio Chada FM, il conseille aux homosexuels de changer de sexe pour éviter les problèmes. En , alors qu'il est interrogé par un journaliste sur le rejet des recommandations de l'ONU relatives à la décriminalisation de l’homosexualité par le Maroc, il répond : « trop c'est trop. Tout le monde donne de l'importance à cette homosexualité et veut en parler. Ces gens-là sont des détritus », et s'attire les foudres d'associations marocaines. Il persiste quelques jours plus tard, qualifiant l'homosexualité de et affirmant qu'elle .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Politique du Maroc Abdelillah Benkirane Abouzaid El Mokri El Idrissi

Liens externes Interview de El Mostafa Ramid

Catégorie:Ministre marocain de la Justice Catégorie:Député marocain Catégorie:Avocat marocain du XXe siècle Catégorie:Avocat marocain du XXIe siècle Catégorie:Personnalité du Parti de la justice et du développement (Maroc) Catégorie:Ministre sous Mohammed VI Catégorie:Étudiant de l'université Hassan-II de Casablanca Catégorie:Naissance en janvier 1959 Catégorie:Naissance à El Jadida