Désiré-Albert Barre, Albert Barre au quotidien, né à Paris le et mort à Paris (6 arrondissement) le Acte n°2542 dressé le 30/12/1878, vue 26 / 27, est un peintre, dessinateur de timbre postal et médailleur français.

Graveur général des monnaiesDésiré-Albert Barre, Graveurs Généraux et particuliers des Monnaies de France, Contrôleurs Généraux des Effigies, Noms de quelques graveurs en Médailles de la Renaissance Française, Paris, 1867. du à sa mort, il est le fils du médailleur Jacques-Jean Barre (1793-1855).

Biographie Attiré par la peinture, Désiré-Albert Barre entre à l'École des beaux-arts de Paris en 1838 et y devient l'élève de Paul Delaroche. Il s'intéresse à l'art antique et fait plusieurs voyages en Italie. Il expose des sujets bibliques au Salon de Paris de 1843 à 1851. Il obtient une médaille de au Salon de 1846. Il commence les fresques de la chapelle Saint-Joseph (actuelle chapelle des Saints-Innocents) de l'église Saint-Eustache à Paris. Mais n'ayant pu les terminer, c'est Paul-Dominique Gourlier qui achève le travail en 1855.

Sa carrière va changer quand son père, Jacques-Jean Barre, l'appelle en 1845 à l'hôtel des Monnaies pour le seconder. Devenu le plus proche collaborateur de son père, il devient alors difficile de différencier leurs apports respectifs, en particulier pour le projet des premiers timbres postaux français datant de 1848.

En , il succède au poste de Graveur général des monnaies à son pèreNouveau Larousse illustré - Dictionnaire universel encyclopédique, tome 1, p. 745.. Son différent est une ancre. Il publie son ouvrage Graveurs Généraux et particuliers des Monnaies de France, Contrôleurs Généraux des Effigies, Noms de quelques graveurs en Médailles de la Renaissance Française en 1867. Il reçoit entre 1858 et 1871 des commandes par le gouvernement vénézuélien de gravures monétaires, dont celle du profil de Simon Bolivar qui apparaît ensuite sur les pièces de monnaie de ce pays, d'abord sur le venezolano puis sur le bolivar.

En 1855, il doit reprendre les travaux de son père, notamment les gravures des timbres-poste de France bien qu'il n'apprécie pas Anatole Hulot, l'entrepreneur chargé de leur impression et spécialiste de la galvanoplastie. Pour concurrencer cette technique de reproduction des clichés nécessaires à la création des planches d'impression des timbres, Désiré-Albert Barre se lance dans des essais de frappe au balancier monétaire entre 1858 et 1859. Il produit ainsi sur la commande de la commission des Monnaies des essais au type Cérès, même si finalement, Hulot conserve son contrat en abaissant ses prixLouis Fanchini, « Les essais « Cérès 1858 ». Pourquoi font-ils partie intégrante de la philatélie grecque ? », Documents philatéliques, , , Académie de philatélie, 2008, pp. 3-18.. En 1861, grâce au retard de Hulot, la technique de frappe au balancier permet néanmoins à Barre d'emporter le contrat de production des planches d'impression des premiers timbres de Grèce au type HermèsLouis Fanchini, « Tirages de Paris de la « grosse tête d’Hermès » : Quantités exactes commandées et livrées à Athènes », Documents Philatéliques, n° 210, 2011, pp. 25–37., dont il a réalisé quelques mois auparavant le dessin et le poinçon. En 1876, il fournit les mêmes travaux pour la création de deux timbres complémentaires Michael Chambers, « Messenger of the Gods », Stamp Magazine, , janvier 2008, pp. 44-48..

Se rejetant la responsabilité des retards, les relations entre Hulot et Barre entraînent des retards dans la production de nouveaux timbres au début des années 1860. En désaccord avec le cadre de Hulot autour des nouvelles effigies laurées de Napoléon III décidées début 1861, Barre retarde la fourniture du poinçon, puis, à deux reprises pour de nouvelles valeurs, Hulot renvoie le poinçon jugé abîmé pour que Barre effectue des retouches. Les émissions s'étalent ainsi de 1862 à 1870Pascal Behr, Jean-François Brun, Michèle Chauvet, Timbres de France. Le Spécialisé, volume 1, « 1849-1900 », Yvert et Tellier, 2000, pp. 126-128 .. En , bien qu'il en ait rendu la maquette en juillet, Désiré-Albert Barre refuse désormais de graver le poinçon du nouveau timbre-poste de cinq francs. Hulot utilisera alors des copies d'anciens poinçonsJean-François Brun (dir.), Le Patrimoine du timbre-poste français, Flohic éditions, 1998, p. 75 ..

Après sa mort, son frère ainé Jean-Auguste Barre le remplace pendant l'année 1879 comme Graveur général des monnaies.

Il a reçu la décoration de deuxième classe de l'ordre de Saint-Stanislas de Russie.

Salons Saint Christophe portant le Christ, huile sur toile, Salon de 1843. Le Retour de l'enfant prodigue, huile sur toile, Salon de 1846. Plaute, huile sur toile, Salon de 1848. J.-J. Rousseau âgé de 16 ans est recueilli par Madame Basile, à Turin, huile sur toile, Salon de 1851.

Galerie

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Émile Bellier de La Chavignerie, Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'École française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours : architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, Tome 1, Paris, Librairie Renouard, 1882, 46 (en ligne). Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, tome 1, 1976, .

Article connexe Hermès (timbre grec)

Liens externes

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