La rue Quentin-Bauchart est une voie du de Paris.

Situation et accès Elle commence au 44, avenue Marceau et se termine au 79, avenue des Champs-Élysées.

Origine du nom Cette voie rend hommage à Pierre Quentin-Bauchart, né le à Paris et mort au champ d'honneur le à Bouchavesnes (Somme). Lauréat de l'Ecole des sciences politiques et docteur ès lettres, il succède à son père Maurice Quentin-Bauchart (1857-1910) comme conseiller municipal du quartier des Champs-Élysées (1911-1916), dans le . Capitaine du régiment d'infanterie pendant la Première Guerre mondiale, il est mortellement blessé en inspectant ses premières lignes à Bouchavesnes (Somme)..

Historique La rue Quentin-Bauchart est le prolongement jusqu'aux Champs-Élysées de la rue de Chaillot qui, dans sa partie comprise entre la rue Georges-Bizet et l'avenue Marceau, n'est autre que l'ancienne rue principale du village de Chaillot. Cette section porta d'ailleurs le nom de « rue de Chaillot » jusqu'à être rebaptisée en 1919 en l'honneur de Pierre Quentin-Bauchart, conseiller municipal de Paris mort au champ d'honneur à Bouchavesmes (Somme), pendant la Première Guerre mondiale.

André Becq de Fouquières écrit :

Au nord de cette rue, à l'emplacement des actuelles avenue George-V et rues Bassano, Magellan, Christophe-Colomb et Euler, se trouvait autrefois l'hospice Sainte-Perrine, créé en 1806 à l'emplacement d'une abbaye supprimée en 1790. En 1858, pour permettre le percement de l'avenue de l'Alma (actuelle avenue George-V), cet hospice fut transféré au 17, rue Chardon-Lagache dans le arrondissement de Paris.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire 4 (ancien 34, rue de Chaillot) : 5 : Henry Ruhl (1869-1953), homme d'affaires dans le secteur de l'hôtellerie de luxe, y est mort. 6 : siège du Centre national des indépendants et paysans jusqu'en 2017. 7 : Institut Cervantes de Paris, centre culturel espagnolSite de l'Instituto Cervantes, paris.cervantes.es. ( l'ambassade d'Espagne). 9 : cette adresse était le domicile du producteur de cinéma Raymond Borderie ; il y est mort le (fiche d'état-civil, filmographie) sur le site "Les Gens du Cinéma".. : ambassade du Brésil dans les années 1920« Legaciones y Oficinas de Pasaportes », La Semaine à Paris, 21 novembre 1924, p. IV, sur Gallica.. : dernier domicile parisien de Joseph Kessel. 23, au croisement avec la rue Vernet : arrière de l'hôtel Fouquet's Barrière (entrée 46, avenue George-V). Conçue en 2006 par l'architecte Édouard François, la façade présente un immeuble haussmannien de couleur grise en trompe-l’œil, percé de fenêtres indépendantes des lignes classiques du bâtimentThomas Martin, « L'étonnante façade de cet hôtel en fait l'un des immeubles les plus insolites de Paris », actu.fr, 11 décembre 2021..

Bâtiments détruits 8 (ancien 38, rue de Chaillot) : hôtel de Kerjégu. Hôtel de James de Kerjégu (1846-1909), avec des jardins s'étendant jusqu'à la rue Pierre-Charron et l'avenue George-V. James de Kerjégu fut député du Finistère de 1889 à 1908, président du Conseil général à partir de 1895, et envisagea un moment de se présenter à la présidence de la République. Il avait épousé en secondes noces en 1883 Laure de Haber, fille d'un banquier du grand-duché de Bade, veuve en premières noces d'Octave de Béhague. La fortune considérable de sa femme lui permit d'acquérir l'hôtel de la rue de Chaillot et de faire construire en Bretagne le château de Trévarez. Sybil Carmen, actrice américaine, y meurt le . "Sybil Carmen Dead; Former 'Follies' Actress Stricken Suddenly in Paris" New York Times, 17 avril 1929, . "Sybil Carmen Dies in Paris" Pittsburgh Post-Gazette, 18 avril 1929, p. 2.. 10 (ancien 40, rue de Chaillot) : hôtel de La Ferronays. Résidence du marquis Henri de La Ferronnays (1842-1907), maire de Saint-Mars-la-Jaille, député et président du conseil général de la Loire-Atlantique. Son fils, Henri de La Ferronays (1876-1946), diplomate puis également député et président du Conseil général de Loire-Atlantique, épousa en 1906 Françoise de Kerjégu (1885-1958), fille du propriétaire de l'hôtel voisin du . La famille de La Ferronays était très catholique et conservatrice et ce mariage ne fut d'abord pas agréé par James de Kerjégu, républicain et libéral, proche de Jean Casimir-Perier (voir « Famille de La Ferronnays »). 20 (ancien , puis ) : hôtel Roussel. En 1883, les parents de l'homme de lettres Raymond Roussel, Eugène Roussel (1832-1894), agent de change, et sa femme née Marguerite Moreau-Chaslon (1847-1911), fille d'Aristide Moreau-Chaslon, président de la Compagnie générale des omnibus, s'installent dans un vaste et luxueux hôtel particulier situé alors au 50, rue de Chaillot.. Marguerite Roussel … Elle possède des tableaux de Snyders, Desportes, Drouais, Nattier, Fragonard, Lépicié, Greuze, Hubert Robert, Gainsborough, Sir Thomas Lawrence, Corot, etc., des tapisseries de Beauvais et des Gobelins ainsi qu'une collection de porcelaines de Saxe. Lorsqu'elle meurt en 1911, une part importante du mobilier et des collections est vendueLa vente a lieu à Paris, à la Galerie Georges Petit (8, rue de Sèze) les 25, 26, 27 et . Un luxueux catalogue de 120 pages augmenté de 66 planches hors-texte en phototypie est publié à cette occasion (Bnf Estampes : Yd 849 in-4°). La vente produisit pour les peintures, pour les porcelaines, pour les meubles, près de de francs-or au total. .) donne des détails sur les différents objets vendus qui permettent de se faire une idée de l'ameublement de l'hôtel. Il publie également plusieurs photographies de l'hôtel et de son grand salon prises avant la vente.. L'hôtel passe à sa fille, Germaine Roussel (1873-1930), duchesse d'Elchingen par son mariage avec Charles Ney (1873-1933). (en 1953). 22 (ancien , puis ; angle de l'avenue des Champs-Élysées) : hôtel de Gramont. Construit à l'emplacement d'une caserne qui existait sous le Second Empire. L'hôtel avait été acquis par le duc et la duchesse de Gramont des héritiers du comte Wladimir Anatole de Montesquiou-FezensacWladimir Anatole de Montesquiou-Fezensac (1830-1887), fils du comte Anatole de Montesquiou-Fezensac, maréchal de camp, député de la Sarthe, avait épousé le Marie Louise Caroline Sauvage (†1887).. Il est décrit avec précision par Élisabeth de Gramont dans ses Mémoires : La duchesse de Gramont donne de grandes fêtes : Élisabeth de Gramont a calculé que ses parents reçurent rue de Chaillot. Parmi les habitués de la maison, on compte de Cassin, Howland, Émile Straus.. L'hôtel a été détruit et remplacé par un immeuble abritant le cinéma Le Biarritz. Depuis 2015, la boîte de nuit Queen, s'y trouve. Ancien , rue de Chaillot : hôtel de BénardakyHenri Raczymow, Le Paris retrouvé de Marcel Proust, Paris, Éditions Parigramme, 2005, , 114 ., donne à tort le 65, rue Pierre-Charron. : C’est dans la demeure parisienne de Nicolas de Bénardaky que fut créé le l’Andante cantabile du Quatuor à cordes (op. 11) de Tchaïkovsky. Ancien : hospice Sainte-Perrine, transféré en 1858. Ancien : petit hôtel particulier (démoli en 1910) ancienne demeure de l'actrice Blanche Dantigny (1840-1874), puis de la courtisane Cora Pearl (1835-1886). C'est dans cet hôtel que s'est déroulé en 1872 le « drame de la rue de Chaillot » qui a failli coûter la vie au jeune héritier des établissements de restauration dits « bouillons Duval » (voir L'affaire Duval) ; Ancien : hôtel de Choiseul-Gouffier. Construit en 1812 (voir « Rue Lincoln »).

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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