L'environnement aux États-Unis est l'environnement des États-Unis, à savoir l'ensemble des composants naturels du pays, et l'ensemble des phénomènes et interactions qui s'y déploient. Il est l'objet de réglementations et de politiques, et ce depuis le . Le premier Parc naturel national au monde a été créé aux États-Unis. Par ailleurs, ce pays a connu, et connait encore au , un développement économique majeur basé sur l'exploitation des ressources, notamment le pétrole et le gaz naturel. Il est le deuxième pays émetteur de dioxyde de carbone du monde derrière la Chine.

L'empreinte écologique par personne des États-Unis était en 2012 de 8 hag, ce qui est nettement supérieur à la moyenne mondiale (2,6 hag), en raison d'un mode de vie très consommateur en ressources. Il s'agit de la septième plus forte empreinte au monde. La biocapacité par personne n'est que de 3,8 hag, valeur assez forte due à l'étendue du territoire par rapport à la population, mais qui n'empêche pas que les États-Unis soient en fort déficit écologique. Le déficit écologique des États-Unis s'est stabilisé depuis les années 1970Empreinte écologique et biocapacité des États-Unis depuis 1961.

Les États-Unis possèdent en 2017 les plus importantes réserves de charbon de la planète, estimées à 491 milliards de tonnes, soit 22 à 27 % du total mondial, juste devant la Chine.

L'environnement américain est fragilisé par les actions et les aménagements anthropiques. Il présente à la fois des richesses (hydrocarbures, minerais, bois, etc.) et de nombreux risques pour l'Homme : séismes et volcanisme à l'ouest et en Alaska, ouragans au sud-est, inondations dans le bassin du Mississippi, tornades dans les hautes plaines, etc.

Depuis les années 1970, le gouvernement fédéral met en œuvre des politiques de protection de l'air, de l'eau, des ressources naturelles et de la biodiversité.

Diversité de l'environnement américain Milieux

thumb|Les plus grands pays forestiers du monde Les États-Unis disposent de milieux naturels et de paysages d'une grande variété. Cette diversité s'explique par divers facteurs comme la taille du pays (9,4 millions de km²), son relief ou son extension en latitude. Les 48 États continentaux sont compris dans la zone climatique tempérée. Le nord de l'Alaska est dans la zone polaire alors qu'Hawaii est au sud du tropique du Cancer. La grande majorité du territoire américain se trouve dans l'écozone néarctique. L'archipel d'Hawaii appartient à l'écozone océanienne et l'extrémité sud de la Floride à l'écozone néotropique.

Les États-Unis sont le cinquième pays par la superficie des récifs coralliens (). Certains écosystèmes sont uniques au monde, comme les forêts de séquoias géants en Californie et dans l'Oregon. 33 % du territoire américain est couvert par la forêt. Avec 3,03 millions de km² de forêt, le pays est le quatrième du monde. On trouve des forêts tempérées de conifères (littoral atlantique et montagnes de l'ouest), de feuillus et mixtes (intérieur oriental) ; des forêts subtropicales de conifères (sud de la Floride), tropicales (Hawaii) ; des forêts méditerranéennes et des broussailles dans le sud de la Californie) ; des forêts boréales et de la toundra (Alaska) ; de la prairie et de la savane tempérée au centre ; des zones désertiques ou arbustives xérites (Sud-Ouest).

La diversité des milieux naturels américains en images

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Cartes pour comprendre l'environnement des États-Unis :

Faune et flore

Faune Les États-Unis abritent de nombreuses espèces endémiques qui ne se trouvent nulle part ailleurs sur Terre.

On recense 428 espèces de mammifères ( mondial) et 287 espèces de reptiles ( mondial).

Flore La flore indigène des États-Unis comprend environ espèces de plantes vasculaires, ainsi que des dizaines de milliers d'autres espèces d'autres plantes et organismes apparentés aux plantes comme les algues, les lichens et autres champignons et mousses. Environ espèces de plantes vasculaires non indigènes supplémentaires sont enregistrées comme établies hors de la culture aux États-Unis, ainsi qu'un nombre beaucoup plus faible de plantes non vasculaires non indigènes et de plantes apparentées. Les États-Unis possèdent l'une des flores tempérées les plus diversifiées au monde, comparable uniquement à celle de la Chine.

Extinctions et pertes de population Le puma de l'Est est une espèce éteinte. De nombreuses autres sont menacées d'extinction. 3 milliards d'oiseaux ont disparu en Amérique du Nord en 45 ans, soit une chute spectaculaire de la population globale de 29 % sur 529 espèces d'oiseaux analysées..

Espèces nuisibles vignette|« Moustique-tigre », espèce invasive vecteur de maladies pour l'Homme Le moustique tigre fut introduit pour la première fois aux États-Unis en 1985 (Texas). C'est un vecteur de maladies important pour l'Homme.

L'abeille africanisée, introduite au Brésil en 1956, a atteint le Texas en 1990 et s'est répandue depuis dans plusieurs États américains. Elle peut chasser les colonies d’abeilles italiennes établies..

La moule zébrée, découverte en 1988 dans le lac Sainte-Claire, près de Détroit, est originaire de la Mer Caspienne, en Asie. Elle s'est rapidement propagée dans le réseau fluvial du centre des Etats-Unis et est devenue un parasite, obstruant les prises d'eau des municipalités, des centrales électriques et d'autres installations industrielles, et modifiant l'eau qu'elle clarifie et les communautés d'organisme qui s'y trouvent.

Dégradation de l'environnement Historique (rôle des Amérindiens) La recherche historique actuelle tend à montrer que les Amérindiens eurent un impact sur leur environnement. Il semble que les Haudenosaunees pratiquaient des brûlis sur la côte est, . Ils utilisaient le feu pour traquer les animaux qu'ils chassaient. Ils essartaient les forêts orientales pour favoriser l'essor de la faune. Certains spécialistes pensent que la Grande Prairie où se nourrisaient les bisons est une création des Amérindiens par brûlage de la forêt.

Pour chasser, les Amérindiens utilisaient des précipices à bisons, en conduisant une partie d'un troupeau à se précipiter du haut d'une falaise. Cette technique provoquait la mort inutile de centaines d'animaux alors qu'une dizaine seulement étaient nécessaires, . L’historien Dan Flores, de l'université du Montana, démontre que les Amérindiens ont joué un rôle décisif dans l’extermination des bisons par la surchasse, . L'anthropologue américain Shepard Krech III publie The Ecological Indian : Myth and History en 1999 dans lequel il conteste le stéréotype de l'Amérindien écologiste avant l'heure, .

Exploitation des ressources et impacts Les États-Unis ont été le premier pays producteur mondial de pétrole pendant plus d'un siècle (jusque 1974), avec un impact sur les paysages et milieux écologiques, sur terre comme sur mer (marées noires dont celle causée par l'Explosion de Deepwater Horizon), et un impact majeur de sa consommation sur l'air (pollution) et le climat (émissions de dioxyde de carbone).

L'exploitation du gaz de schiste a un impact croissant sur l'environnement et les paysages aux États-Unis : environ forages et des milliers de puits en 2011 entrainant une artificialisation des sols et une fragmentation écologique, consommation d'eau, émissions et fuites de gaz à effet de serre, contamination d'eaux souterraines....

À la suite de cette exploitation, les États-Unis devraient redevenir premier pays producteur de pétrole en 2014 et restent le premier pays consommateur de pétrole (19,8 % de la consommation mondiale en 2012)..

Les entreprises de forage ont utilisé 770 % d’eau supplémentaire par puits entre 2011 et 2016, tandis que les eaux usées toxiques relâchées.ont augmenté de 1 440 %. L'Oklahoma a connu une hausse exponentielle des tremblements de terre depuis le début du boom de la fracturation hydraulique, avec moins de deux séismes par an avant 2009 contre plus de 900 pour la seule année 2015. La moitié des gazoducs et oléoducs en développement dans le monde en 2019 le sont en Amérique du Nord. Pour les États-Unis, ces nouveaux pipelines devraient être à l’origine de 559 millions de tonnes de CO2 par an d’ici à 2040.

Tourisme

Les États-Unis sont le pays le plus visité au monde, avec près de 80 millions de visiteurs en 2018 (et une baisse durant Pandémie de Covid-19).

Le tourisme a un impact sur les milieux écologiques et les paysages, participe aux émissions de gaz à effet de serre (responsables du dérèglement climatique) - a fortiori les vols long courrier type Paris - New-York - et aux pollutions (air, sols, eaux), ainsi qu'aux nuisances sonores (avions...).

Pollutions Changement climatique et pollution de l'air thumb|Émissions historiques de dans les six principaux pays et confédérations. thumb|Émissions de CO2 par habitant dans quelques pays de 1990 à 2006. En 2006, avec plus de de tonnes par an, les États-Unis sont le deuxième pays émetteur de dioxyde de carbone du monde derrière la Chine . Rapporté au nombre d'habitants, les émissions américaines sont de 19,1 tonnes/, soit le huitième taux le plus fort du monde.

En 2019, une étude de l’Université Cornell et de l'Environmental Defense Fund indique que les émissions de méthane par les usines d’engrais azotés sont 100 fois supérieures aux chiffres déclarés par les industriels.

Déchets Les États-Unis sont le deuxième pays qui émet le plus de déchets par habitants, avec 810 kg par an et par habitants en 2023 (derrière le Danemark). Les États-Unis ont généré 42 millions de tonnes de plastique en 2016, contre 30 millions pour l’ensemble des pays de l'Union européenne, 26 pour l'Inde et 21 millions pour la Chine. Rapporté au nombre d’habitants, un Américain produit ainsi en moyenne environ 130 kilos de déchets plastiques par an, soit huit fois plus qu’un Chinois (15 kilos) et trois fois plus qu’un Français (43 kilos).

Pollution par les pesticides Les pesticides polluent massivement les sols cultivés mais ont aussi été utilisés dans les jardins. Impact des pesticides sur la faune Le Service américain de la pêche et de la faune sauvage estime que chaque année 72 millions d'oiseaux sont tués par les pesticides aux États-Unis..

Le département de l'Agriculture (USDA) et le Service de la pêche et de la faune sauvage (USFWS) estiment que les agriculteurs américains perdent au moins 200 millions de dollars par an à cause d'une diminution de la pollinisation des cultures due au fait que les traitements des champs cultivés à l'aide de pesticides éliminent environ un cinquième des colonies d'abeilles domestiques et en affectent 15 % de plus..

On estime qu'un tiers des 300 espèces d'insectes les plus nuisibles aux États-Unis étaient à l'origine des ravageurs secondaires et ne sont devenues un problème important qu'à la suite de l'emploi de pesticides.

Entre 1992 et 2014, l’agriculture américaine est devenue près de cinquante fois plus toxique pour les insectes, principalement en raison des nouvelles générations d’insecticides systémiques dits « néonicotinoïdes ».

Impact des pesticides sur les milieux aquatiques Les pesticides polluent tous les cours d'eau et plus de 90 % des puits échantillonnés d'après une étude de l'US Geological Survey.. Des résidus de pesticides ont également été trouvés dans la pluie et dans les eaux souterraines..

Impacts de l'agriculture et l'alimentation thumb|210px|Une moisson dans l’immensité des espaces de monoculture céréalière aux États-Unis

Productions C'est une agriculture intensive sur de grands domaines, qui produit beaucoup de maïs (plus de 20 % de la surface agricole utile), soja (à plus de 90 % OGM), blé, coton et luzerne, avec aussi un élevage important. La majorité de la production agricole se trouve dans les Grandes Plaines, ainsi que la vallée de San Joaquin (Californie).

En 2004, les États-Unis étaient le mondial dans le secteur de l'aquaculture, principalement derrière des pays asiatiques.