Jouy-le-Châtel est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Géographie Localisation
Jouy-le-Châtel est une commune située à au sud-est de Paris, à au nord-est de Melun, à au sud-est de Meaux et à au nord-ouest de Provins.
La commune est située dans la partie orientale du département de Seine-et-Marne, dans la région naturelle de la Brie.
Communes limitrophes
Jouy-le-Châtel est limitrophe de sept autres communesLe portail des territoires sur le site Géoportail..
Géologie et relief La superficie de la commune est de , ce qui en fait l'une des plus vastes du département après Fontainebleau, Jouarre et Louan-Villegruis-Fontaine ; le territoire a une forme ovale et compacte ; l'altitude varie entre 109 et Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, .. Le point bas se situe dans la vallée de la Visandre au Carrefour de Prévers et le point haut dans la forêt domaniale de Jouy. La route départementale 209, ancienne Via Agrippa de l'Océan, délimite à l'ouest le territoire de manière rectiligne nord-sud.
Le territoire communal est très peu accentué et très ouvert, en grande partie dédié aux grandes cultures (blé, maïs, betterave...). Jouy-le-Châtel est un territoire agricole, générateur de diverses activités liées. La commune est bordée au sud par l'importante forêt domaniale de Jouy (principalement située à Chenoise) s'étirant d'ouest en est et coupant la route de Provins.
Les industries extractives sont présentes sur le territoire avec des carrières d'exploitation des calcaires du Champigny et des puits de pétrole. Le territoire de la commune est inclus dans la concession de "Champotran" découverte en 1985 et exploitée depuis 1997 par Vermilion Energy. De nouveaux puits de développement vont être forés sous la nappe phréatique des calcaires du ChampignyDemande d'autorisation d'ouverture de travaux miniers sur la concession d'hydrocarbures de "Champotran" sur le site de la Préfecture de Seine-et-Marne.
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Carte des réseaux hydrographique et routier de Jouy-le-Châtel.
Le territoire de Jouy-le-Châtel est en grande partie situé sur le bassin versant de la Visandre au nord et celui de l'Yvron, autre affluent de l'Yerres au sud-ouest.
Le réseau hydrographique de la commune se compose de dix cours d'eau référencés : la Visandre, longue de ., affluent de l'Yerres en rive gauche, et donc un sous-affluent de la Seine, ainsi que ses affluents : le Grand Ru de l'Abbaye long de . et son affluent : le fossé 01 de la Commune de Jouy-le-Châtel long de ., le Réveillon. et son affluent : le fossé 01 des Mouthieux, ., affluent du ru de Vallière ; le ru de Vallot, . ; le fossé 04 de la Noue, . ; le ru de l'Étang de Beuvron, long de ., premier affluent significatif de l'Yerres, constitue l'extrême limite nord de la commune ; le fossé 01 de Cornefève, . ; le fossé 01 de la Commune de Chenoise, . ; La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de .
Gestion des cours d'eau
Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie..
La commune fait partie du SAGE « Yerres », approuvé le . Le territoire de ce SAGE correspond au bassin versant de l’Yerres, d'une superficie de , parcouru par un réseau hydrographique de de long environ, répartis entre le cours de l’Yerres et ses affluents principaux que sont : le ru de l'Étang de Beuvron, la Visandre, l’Yvron, le Bréon, l’Avon, la Marsange, la Barbançonne, le Réveillon.. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE), qualifié de « structure porteuse »site officiel du Syndicat mixte pour l'assainissement et la gestion des eaux du bassin versant de l’Yerres (SYAGE).
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chevru à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte des ZNIEFF de localisées sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal de Jouy-le-Châtel comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national..., la « forêt domaniale de Jouy » (), couvrant du département..
Urbanisme Typologie Au , Jouy-le-Châtel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Morphologie urbaine Le village se situe au centre du territoire communal qui compte plusieurs hameaux dispersés et plus ou moins isolés.
La commune compte lieux-dits administratifsContrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois... répertoriés consultables ici. (source : le fichier Fantoir) dont le Corbier, le Petit Paris, les Orbies, Fontaine Pépin, Villars les Demoiselles, Villechevret, Bois-le-Comte, Ouzelle, Villebourguignon, les Mouthieux ainsi que plusieurs anciennes fermes fortifiées médiévales typiques de la Brie.
La partie centrale du village, qui remonte au Moyen Âge, est réduite et compacte, centrée autour de l'église et délimitée par la rue des Fossés matérialisant l'emplacement de l'ancienne enceinte médiévale de forme circulaire. La place de l'église constitue le cœur du village. Celui-ci s'est développé le long des grands axes, notamment la rue de Paris, la rue de Provins et la rue Claude-Gautier.
L'habitat pavillonnaire s'est bâti en périphérie, notamment le long de l'avenue de la Belle-Idée et la résidence de Vignot.
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,1 %), forêts (6,7 %), zones urbanisées (3,7 %), mines, décharges et chantiers (1,9 %), cultures permanentes (0,7 %)..
Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover.... L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018..
Planification La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Grand Provinois, dont le projet a été arrêté le , porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) du Grand Provinois, qui regroupe les Communautés de Communes du Provinois et de Bassée-Montois, soit ..
La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme en révision.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..
Logements En 2011, le nombre total de logements dans la commune était de 633, alors qu'il était de 629 en 2006.
Parmi ces logements, 84,4 % étaient des résidences principales, 6,0 % des résidences secondaires et 9,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,0 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,5 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 75,6 %, en légère baisse par rapport à 2006 (76,7 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était nulleLOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Voies et transports Routes et pistes cyclables