Montrouge est une commune française située dans le département des Hauts-de-Seine en région Île-de-France, dans l'arrondissement d'Antony, au sud-ouest de Paris, faisant partie de la métropole du Grand Paris créée en 2016.
Géographie Localisation vignette|Vue de la commune de Montrouge en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France. Dans le passé, Montrouge s'étendait au nord jusqu'à Montparnasse. Plusieurs événements ont ponctué l'évolution de la commune au : la construction d'un mur d'octroi en 1854.; la création de fortifications sous Louis-Philippe en 1863 (qui suivaient le tracé du boulevard périphérique actuel) qui scinde la commune en deux : le Petit Montrouge au nord (sur une partie du Paris actuel du ), le Grand Montrouge au sud ; les annexions successives de Paris ; les reprises de territoires sur Vanves, Arcueil, Bagneux ; le démantèlement du parc du château du duc de la Vallière. Concernée par le périmètre d'une installation nucléaire, la commune est membre de la commission locale d'information auprès du CEA de Fontenay-aux-Roses.
Communes limitrophes
Géologie et relief Montrouge a perdu au cours de son histoire les deux tiers de sa superficie qui en 2016 est de ; l'altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..
Montrouge étant ville voisine de Paris, elle possède le même type de relief ne présentant qu'un faible écart de variations. La région est de type plaine ou plus largement plateau, comme la plupart des vallées les pentes sont d'un pourcentage relativement faible. Seules quelques rues présentent un dénivelé. Comme Paris, la ville repose sur des carrières de calcaire auxquelles l'ancienne fête des Carriers faisait allusion. Ce type de sol peut présenter des risques s'il est exploité et fragilisé.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située à Choisy-le-Roi à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en ..
Urbanisme Typologie Au , Montrouge est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ParisUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Morphologie urbaine
Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 10,4 % d'espaces ouverts artificialisés et 89,6 % d'espaces construits artificialisésFiche communale d'occupation des sols en 2017 sur le site cartoviz.iau-idf.fr
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 89,8 % étaient des résidences principales, 4,1 % des résidences secondaires et 6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 3,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 94,9 % des appartements..
La commune ne respecte pas les obligations prévues à l'article 55 de la loi SRU, qui lui impose de disposer d'au moins 25 % de logements sociaux. Au sens de la loi SRU, elle ne dispose que de 21 % de tels logements en 2020.. Au sens du recensement, la ville comptait en 2008 (19,5 % du parc de résidences principales), nombre porté à en 2018 (21,2 %).
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montrouge en 2018 en comparaison avec celle des Hauts-de-Seine et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (4,1 %) supérieure à celle du département (3,7 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 38,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (41,7 % en 2013), contre 42,5 % pour les Hauts-de-Seine et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Montrouge en 2018. Typologie Montrouge. Hauts-de-Seine. France entière. Résidences principales (en %)89,889,882,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)4,13,79,7 Logements vacants (en %)66,58,2
Voies de communication et transports Voies routières
vignette|Ancien panneau d'entrée de ville, avenue Henri-Ginoux à Montrouge en venant de Bagneux. La commune de Montrouge est traversée par deux axes routiers structurants d'importance départementale. À l'est, la (ancienne RN 20, Avenue Aristide-Briand) traverse la ville selon un axe nord–sud et constitue l'un des principaux itinéraires reliant le sud des Hauts-de-Seine (Bagneux, Bourg-la-Reine et Antony) à Paris. À l'ouest, la (ancienne RN 306, Avenue Pierre-Brossolette) assure une liaison parallèle, reliant Montrouge aux autres communes de la partie sud-ouest des Hauts-de-Seine (Châtillon, Malakoff et Clamart).
La commune est également bordée au nord par le boulevard périphérique, dont le tracé délimite la limite communale avec Paris. Les portes de Montrouge / de Châtillon et d'Orléans permettent l'accès au périphérique et aux grands axes radiaux desservant la capitale. Ce positionnement confère à Montrouge une forte interconnexion routière avec Paris et l'ensemble de l'Île-de-France.
Le réseau viaire communal est majoritairement urbain, caractérisé par une forte densité de circulation liée à la proximité immédiate de Paris et aux échanges quotidiens entre les communes limitrophes.
Transports en commun vignette|La station Mairie de Montrouge de la ligne 4 du métro. La commune de Montrouge bénéficie d'une desserte dense en transports en commun, en raison de sa proximité immédiate avec Paris et de son intégration au réseau francilien.
Métro et tramway Montrouge est desservie par : la ligne 4 du métro aux stations Mairie de Montrouge (centre-ville) et Barbara, à cheval sur les communes de Montrouge et de Bagneux ; la ligne 13 du métro à la station Châtillon–Montrouge, également desservie par la ligne de tramway T6, située à la limite des communes de Montrouge et de Châtillon.
Stations et gares situées à proximité Du fait de sa proximité immédiate avec Paris et les communes limitrophes, plusieurs stations situées hors du territoire communal desservent également Montrouge : à Paris, dans le arrondissement, par la station Porte d'Orléans de la ligne 4 du métro, également desservie par la ligne 3a du tramway, laquelle dessert aussi les stations Jean-Moulin et Montsouris ; à Arcueil, la gare de Laplace de la ligne B du RER ; à Gentilly, la gare de Gentilly de la ligne B du RER.
Bus La desserte de surface est assurée par de nombreuses lignes du réseau de bus RATP (68, 125, 126, 128, 187, 188, 323 et 388), du réseau de bus Croix du Sud (194, 195 et 391), du réseau de bus Massy-Juvisy (197 et 294) et du réseau de bus Vallée Sud Bus (Amibus et notamment la navette Montbus). La nuit, la commune est desservie par le réseau Noctilien (N14, N21, N63 et N66).
Services de mobilité La commune a été équipée de plusieurs stations Autolib' entre et , date de l'arrêt du service. Elle dispose également de plusieurs stations Vélib', intégrées au réseau de la Métropole du Grand Paris.
Pistes cyclables et mobilités durables La ville de Montrouge mène une politique active de développement des mobilités douces, notamment en faveur de la pratique du vélo, dans le cadre de sa stratégie de mobilité urbaine et d'amélioration du cadre de vie.
Selon les données municipales, la commune dispose d'environ de voirie aménagée avec des pistes ou bandes cyclables, auxquelles s'ajoutent des ouvrages temporaires ou de type « coronapiste » créés dans le cadre d'actions départementales. Montrouge est également équipée d'au moins 11 stations Vélib' et de bornes de gonflage pour vélos. La municipalité encourage l'usage du vélo par plusieurs mesures : une aide financière municipale pour l'achat de vélos à assistance électrique et vélos cargo, cumulable avec les aides régionales ou métropolitaines ; le déploiement de arceaux et consignes à vélos dans l'espace public ; l'intégration de la circulation des vélos dans les projets de requalification de rues, avec trottoirs élargis, zones apaisées et aménagements partagés pour piétons et cyclistes.
Dans le cadre des projets de voirie et de requalification urbaine, des itinéraires cyclables plus structurants ont été étudiés ou réalisés (par exemple rue Gabriel-Péri, l'avenue Henri-Ginoux et l'Avenue Marx-Dormoy), visant à améliorer la continuité et la sécurité des parcours cyclables.
Ces actions s'inscrivent dans une politique plus large de mobilité durable visant à réduire la part du trafic motorisé, à apaiser certains axes et à favoriser les déplacements à pied, à vélo et en transports en commun dans l'ensemble de la commune.
Montrouge et le handicap
Après des demandes répétées de l'association Défiaccess.., l'équipe municipale d'Étienne Lengereau a mis en place des bandes de guidage dans toute la ville pour aider les déficients visuels à traverser. Il s'agit d'une des rares communes à avoir implémenté des bandes de guidage, et de la seule de France à l'avoir fait si massivement selon Défiaccess..
Toponymie La mention la plus ancienne de Montrouge qui soit parvenue figure dans un pouillé imprimé en 1626.. C'est celle d'un accord daté de 1194 sur le montant de la redevance annuelle, cinq sous, due à l'abbaye de Saint-Martin des Champs par le prieuré de Saint-Lazare pour un terrain qui avait été légué à celui ci, au lieu-dit Rubeo monte..Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 2, Librairie Droz, Genève, p. 1159 ., littéralement « à Rougemont ». Le fief est encore nommé ainsi dans le rôle des feudataires de Philippe Auguste., en 1211.
La forme Monte rubeo, littéralement Mont rouge, apparaît en 1261 dans le testament d'un chanoine de l'abbaye de Chelles, Jean de Monmouth, mais la forme latine ancienne Rubeo monte restera d'usage dans les documents ecclésiastiques.