Depuis ses débuts sur scène, Alan Stivell a enchaîné les tournées de concerts aussi bien en Bretagne, en France, en Europe qu'à l'international. Sa pratique des langues bretonne, française et anglaise, son niveau musical et sa diversité d'approches lui permettent d'accéder à une reconnaissance à la fois locale et mondiale. En effet, ses racines bretonnes et celtiques et la modernité de sa musique, assez proche de celle des anglo-celtes, lui permettent de toucher le public étranger plus facilement que la plupart des chanteurs ou groupes francophonesRonan Le Flécher, Alan Stivell : "Culturellement et historiquement la Bretagne est plus celtique que française", interview sur Blog Breizh, 23 janvier 2007 : « …nous semblons être les cousins de tout le monde. C’est aussi vrai des sonorités que des gammes et parfois même que des mots ! »..

vignette|Alan Stivell et les musiciens qui l'accompagnent en 2016. Dès 1966, il chante à l'étranger et, invité par les Moody Blues, il se produit en au Queen Elizabeth Hall de Londres. Dès 1973, après une tournée française sous de grands chapiteaux, il part à la « conquête » des pays anglophones et de l'Europe : Allemagne, Scandinavie, Italie, Espagne13/ L’internationalisation de la musique bretonne, Blog officiel d'Alan Stivell.… Connu dans le monde anglo-saxon en tant que « celtic harpist », il a effectué de nombreuses tournées en Amérique du Nord et deux grandes tournées en Australie : la première en 1977 (la plus importante pour un artiste de citoyenneté française)Collectif, Le celtisme et l’interceltisme aujourd'hui : Actes du colloque de Lorient des 11 et 12 octobre 2010, CRBC Rennes 2 et Université Européenne de Bretagne, Coop Breizh, 2012, « Ma vie interceltique : 2/ communique et populariser »., la seconde en 1981. Avec des spectacles toujours renouvelés, il s'est produit sur tous les continents et dans les plus grandes salles, en particulier en Italie (tournée 1980 des stades et des parcs).

Ces tournées à l'étranger, rendues possibles par le réinvestissement de la quasi-totalité de ses gains, ont plusieurs buts pour la Bretagne selon l'artiste : que les Bretons prennent conscience de la valeur originale de leur culture, qui peut être appréciée dans tous les pays, que sa reconnaissance suscite l'intérêt et qu'elle marque un début de liberté afin que l'ouverture au monde permette « un début de décolonisation », une « conquête pacifique », une communication « de pays à pays, de peuple à peuple, sans passer par Paris » : « Lorsque la musique bretonne sera connue sous toutes les latitudes, la Bretagne sera sauvée : elle ne pourra plus disparaître parce que le monde entier lui apportera son soutien après avoir pris conscience de notre problème. ».

Depuis la publication de son livre Telenn, la harpe bretonne en 2004, Alan effectue épisodiquement des tournées de dédicaces pour promouvoir la parution d'un nouveau livre. Il a donné sa dernière dédicace en date en .

Années 1950

Le , à l'âge de neuf ans, Alan Stivell se produit à la Maison de la Bretagne à Paris.

En , il se produit à Paris lors de la Journée de l'Unesco et le « Noël des Petits Bretons » organisé par Bleimor dans le quartier du Ranelagh.. Cette même année, durant l'été, il se produit successivement à Vannes (Cathédrale Saint-Pierre et Lycée François-Xavier, avec 2 chanteurs de Sainte-Anne-d'Auray), Pontivy et Paris (Grand amphithéâtre de la Sorbonne, au meeting de l'UFCS).

En , Alan Stivell se produit à Paris, à nouveau au Noël des Petits Bretons, puis à Ker-Vreizh (Maison de la Bretagne), au Pardon de la Saint-Yves (Arènes de Lutèce) et à la Journée Kendalc'h (Mission bretonne)Alan Stivell et Jean-Noël Verdier, Telenn, la harpe bretonne..

En 1956, Alan Stivell se produit à Paris pour l'Association philomathique, l'Académie Raymond Duncan (Irlandais de Paris), au Salon de Bagatelle, au Cabaret Le Pichet, à la Salle de Géographie, à Paramé (Fête des Œillets), à Brest (Festival des Cornemuses)., Morlaix (Fêtes du Léon-Trégor) et à l'automne 1956 à Paris, probablement à la Maison de la Radio, lors du Concours national du Royaume de la musique de Sylvie Raynaud-Zurfluh diffusé sur la RTF.

Le , il se produit à L'Olympia de Paris, en première partie de Line Renaud à l'âge de 13 ans, sous le nom d'Alain Cochevelou. Durant l'émission Musicorama diffusée par la radio Europe 1, sont également programmés : Arman Gordon et son ragtime jazz band, Les Trois Ménestrels, Jacques Fabbri, Renato Rachel, Jacques Verrière, Francis Claude, John William, Jean Piat et Jacques CharronAffiche de l'Olympia 1957, sur harpographie.fr..

Les 21 et , il participe à « La Grande Herquelée » à Saint-Malo.

Années 1960

En , Alan Stivell se rend à Graz en Autriche avec la chanteuse Andrea Ar Gouilh et le cercle celtique Dalc'h-Mat de Savigny. et effectue une prestation privée à l'église Saint-Martin de Brest pour le mariage de son frère Jean..

Le , il est invité au Congrès Celtique International qui a lieu à Tréguier (Côtes-d'Armor), avec Andréa Ar Gouil.

En , il se présente pour la première fois sur la scène ouverte Hootenany au Centre américain, boulevard Raspail à Paris. L'été, il se produit aux Fêtes de Cornouaille à Quimper et au Festival des Filets bleus à Concarneau dans le Finistère. Il se produit également dans les bars-cabarets, Chez Michou à Quimper«Michou». Au temps de son bistrot chantant, Le Télégramme, 10 novembre 2010 : « Il avait même adapté la "Poupée qui fait non" de Polnareff en breton, ce qui avait choqué les purs et durs. », Chez Ti-Jos à ParisDidier Violain, Bretons de Paris : Des exilés en capitale, Les beaux jours, 2009, ., dans un cabaret à Santa Margherita Ligure en Italie... Portofino et Gênes représentent également les premiers concerts qu'il réalise au-delà des frontières françaises...

En , il se produit au centre Élysée-Bretagne à Paris dans le cadre des Soirées de Folk Song Celtique. Durant la période de , il réalise plusieurs concerts de soutien, à Orly pour les grévistes de l’aéroport, au cinéma Omnia de Brest... Il se produit également au Arts Lab de Drury Lane à Londres (Royaume-Uni) et au Queen Elizabeth Hall en première partie des Moody Blues. En , il est de retour au Centre américain à Paris, avec Steve Waring et notamment en première partie de Tom Paxton.

Le , il joue à Lannion en Bretagne, lors d'un récital partagé avec le chanteur breton François Budet et le , il est à Nantes pour un « Grand Gala Breton » dans la salle ColbertAnnonce du Grand Gala Breton de Nantes du 01/03/1969 et des prochaines veillées en Trégor, Breizh, sur harpographie.fr.. Dans le Finistère, il joue à Commana avec le guitariste Dan Ar BrazFilm documentaire "Hentoù 70", extrait en breton sous-titré en français visible sur le site de l'INA, L'Ouest en mémoire, 52 min..

Années 1970

Tournée Renaissance de la Harpe Celtique Cette tournée d'Alan Stivell est basée sur des prestations la plupart du temps en solo, autour de la harpe celtique. Bien que son album Reflets soit sorti avant, en , c'est l'album Renaissance de la harpe celtique sorti fin 1971 qui est mis en avant lors des prestations de l'artiste, afin de promouvoir le répertoire traditionnel arrangé tout comme l'instrument renouvelé.

+ Principales dates, en France et en Irlande MoisPaysJour (Ville - Lieu) France le 28 (Toulouse - Salle du Tour) France le 15 (Paris - La Mutualité avec Glenmor) France jour indéterminé (Lambesc - Festival folk) ? 1970 France date indéterminée (Quimper - ThéâtreY. Brekilien, Alan Stivell ou le folk celtique.) date indéterminée (Killarney - Concours de harpe celtique) ? 1971 France date indéterminée (Saint-Nazaire - Athénée) Fin Londres - Club The Cousins France le 3 (Rennes - MJC) début du mois (Killarney - Pan-Celtique Festival) Été 1971 France date indéterminée (Killarney - Concours de chant "Celtavision") le (Quimper - Grandes Fêtes de Cornouaille.) - début août (Lorient - Fête des cornemuses et championnat national des bagadoù) - le (Paris - chapiteau Galaxy, concert de soutien pour la presse libre)Notes : A noter que dans cette décennie, Alan Stivell a été l'invité de l'émission sur Radio France Limoges de Jean-Marie Masse, du Hot-Club, qui fit de Limoges l'une des capitales européennes du jazz.

Tournée À l'Olympia Cette tournée, en Bretagne puis en France, avec des excursions en Angleterre et au Québec, fait suite au concert dans la salle de l'Olympia, diffusé sur Europe 1 et à sa parution en sous la forme d'un disque 33 tours, À l'Olympia. Alan Stivell est accompagné d'un orchestre de base, Dan Ar Braz (guitare électrique), Gabriel Yacoub (guitare, dulcimer et banjo), Gérard Levasseur (basse), Pascal Stive (orgue), René Werneer (fiddle), Michel Santangeli (batterie) auquel s'ajoutent lors de concerts Michael Klec'h (bombarde et flûte), Henri Delagarde (violoncelle, flûte et bombarde) et Serj Parayre (percussions)"Alan retourne à l'Olympia", Blog musique-celtique.org, février 2012.. Ils effectuent plusieurs passages lors d'émissions télévisées sur l'ORTF à Paris : Tour de Chants le (Alan Stivell interprète Tri Martolod), Midi Trente présenté par Danièle Gilbert le (il interprète la Suite irlandaise)...

+ Principales dates, en France et dans les pays anglo-saxonsRock & Folk , novembre 1972. MoisPaysJour (Ville - Lieu) France le 28 (Paris - L'Olympia) Tournées en , et

Tournée E Langonned et E Dulenn Cette période s'illustre par sa dualité entre le local et le global, des concerts à l'échelle de la Bretagne ou à travers des grandes salles et stades. Ainsi sort à la fois E Langonned fin 1974 et E Dulenn début 1975, l'un étant enraciné au plus près de ses origines paternelles, l'autre étant ouvert aux « frères » des pays celtiques et plus largement à toutes les cultures et tous les opprimés (chanson Délivrance). Parmi les musiciens, Gabriel Yacoub choisit de quitter le groupe pour créer le groupe Malicorne. Patrick et Dominique Molard sont présents à cette époque. Hervé Renault joue de la cornemuse en 1974 et le sonneur Bruno Le Rouzic, issu du Bagad Bleimor, joue sur la tournée de 1975Thierry Jigourel, Cornemuses de Bretagne, éditions CPE, 2011, , accompagné parfois des membres du bagad.

Fin 1974, le très engagé Alan Stivell organise la tournée de son nouvel album sous le patronage des deux magazines de l'UDB, Le Peuple breton et . Concrètement, à l'achat du billet ou à l'entrée de la salle de concert, le spectateur a la possibilité de remettre par écrit une question sur tous les sujets de société, de politique, de culture qu'il désire. À l'entracte, l'artiste breton présente deux ou trois militants de l'UDB pour répondre aux questions et entamer chaque soir un dialogue avec le public.. En deux mois, il assure même 50 spectacles, de Dublin à Stockholm en passant par Barcelone et Milan.Les 2 seules dates connues sont celles des concerts à Dublin les 26 et 27 novembre 1974 et laissent penser que les autres concerts ont eu lieu en novembre et possiblement en décembre 1974..