Jean Baptiste Gabriel Emmanuel Le Bon de Lapointe né le à Sainte-Lucie, l'une des Antilles, est un général de brigade du Premier Empire. Il est issu d'une famille créole originaire de Normandie (Caen).
Révolution
Volontaire au de chasseurs à cheval le , il y devient brigadier-fourrier le , maréchal-des-logis-chef le 20 messidor an II, sous-lieutenant le 11 germinal an V, lieutenant le 26 prairial an VIII, et fait sans interruption toutes les campagnes de la République aux armées de la Moselle, de Sambre-et-Meuse, de Mayence, du Danube et du Rhin. Au combat de Hiptingen, il reçoit un coup de lance dans la poitrine en chargeant presque seul au milieu des rangs ennemis. Capitaine à l'élection le 18 nivôse an X, il suit le général Richepanse à la Guadeloupe en qualité d'aide-de-camp le 11 germinal suivant, rentre en France avec autorisation après la mort de son général en fructidor, et est placé comme adjoint à la première division militaire (Paris), le 17 pluviôse an XI. Aide-de-camp du général Mortier le 30 vendémiaire an XII, membre de la Légion d'honneur, alors qu'il est en Hanovre, le 25 prairial de la même année, il sert au de la Grande Armée pendant les campagnes d'Autriche et de Prusse.
Empire
Chef d'escadron le , il combat à Iena et à Eylau, est nommé officier de la Légion d'honneur le , en récompense de sa brillante conduite à Freiland, et passe en 1808 à l'armée d'Espagne, où il obtient le grade d'adjudant-commandant le . Rentré en France au commencement de 1812, il prend part à la campagne de Russie avec la jeune garde. Baron de l'Empire le (il était chevalier de l'Empire depuis le ), il est promu général de brigade le suivant et nommé chef d'état-major du duc de Trévise. Passé au le , il achève dans ses rangs la campagne de Saxe, et combat pendant la campagne de France jusqu'à la cessation des hostilités.
Première Restauration et Cent-Jours
Fait chevalier de Saint-Louis le , et envoyé le 17, dans la militaire (Lille) comme chef d'état-major, il refuse de servir pendant les Cent-Jours, bien que désigné depuis le pour remplir les fonctions de chef d'état-major sous les ordres du duc de Trévise, commandant en chef de la cavalerie de la garde impériale.
Seconde Restauration et Monarchie de Juillet
Mis en non-activité à la paix, il est rappelé à l'activité en 1818, employé dans l'une des subdivisions de la militaire et est promu commandeur de la Légion d'honneur le . Disponible le , il est investi le , du commandement de l'Eure et de la Seine-Inférieure, rentre en disponibilité le , et prend sa retraite le .
Il est mort à Paris le .
Notes et références
Source A. Liévins, Jean Maurice Verdot et Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés, accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'Ordre, vol. 5 (page 554), bureau de l'Administration de l'Ordre de la Légion d'honneur, Paris, 1847, [pagination inconnue],
.
Liens externes
Catégorie:Naissance en juin 1772 Catégorie:Naissance à Sainte-Lucie Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1822 Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Décès en avril 1856 Catégorie:Décès à 83 ans