Chronologie de l'Afrique 2007 en république démocratique du Congo - 2008 en république démocratique du Congo - 2009 en république démocratique du Congo - 2010 en république démocratique du Congo - 2011 en république démocratique du Congo 2007 par pays en Afrique - 2008 par pays en Afrique - 2009 par pays en Afrique - 2010 par pays en Afrique - 2011 par pays en Afrique

Chronologie

Janvier 2009 Mercredi : Reprise des pourparlers directs à Nairobi entre la rébellion congolaise de Laurent Nkunda et le gouvernement de Kinshasa sur le conflit dans l'est du pays sous la médiation de l'ancien président tanzanien, Benjamin Mkapa, qui a exhorté les parties à s'accorder sur une trêve « cruciale ».

Jeudi : Bosco Ntaganda, le chef d'état-major de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), affirme à la presse avoir « renversé » Laurent Nkunda, assurant que ce changement à la tête du mouvement rebelle allait « favoriser la paix »Le Monde.fr, Confusion totale à la tête de la rébellion congolaise .

Mardi : Selon le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), 537 personnes ont été massacrées et 408 enlevées depuis septembre dernier lors d'attaques des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA). Environ ont également été forcées depuis septembre de fuir les violences dans les régions voisines du Sud-Soudan et d'Ouganda.

thumb|Nord Kivu Vendredi : Les commandants dissidents de la rébellion congolaise du CNDP emmenés par le chef d'état-major, Bosco Ntaganda, annoncent à Goma, « la fin de la guerre ».

Samedi : Les milices pro-gouvernementales Maï-Maï annoncent à Goma l'arrêt des « hostilités » contre la rébellion du Conseil national pour la défense du peuple, désormais dirigée par Bosco Ntaganda qui a annoncé unilatéralement « la fin de la guerre » contre l'armée congolaise Le Figaro.fr, Les Maï-Maï cessent le combat.

Dimanche : Selon l'ONG Human Rights Watch, au moins 620 personnes ont été « massacrées » et 160 enfants enlevés par la guérilla ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur depuis Noël dans le Nord de la république démocratique du Congo.

Mardi : L'armée rwandaise commence à pénétrer au nord de Goma pour le début d'une opération conjointe avec l'armée congolaise à la poursuite des rebelles hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda réfugiés en RDC. Selon des sources militaires occidentales, de 800 à 1 500 soldats de l'infanterie rwandaise sont arrivés à Kibumba à 35 km au nord de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, près de la frontalière du RwandaLe Figaro.fr, Rwanda : Des troupes rwandaises en RD Congo. Au total rwandais lourdement armés seraient entrés en RDC selon le président des FDLR, Ignace Murwanashyaka.

Mercredi : Cinq Français — trois femmes et deux hommes — en mission pour l'ONG Solidarités en République démocratique du Congo, en poste depuis quelques mois à Goma, ont été attaqués et violemment agressés vers 20h00 par cinq hommes armés de kalachnikov. Les agresseurs en uniformes ont frappé à plusieurs reprises leurs victimes, accompagnées par trois Congolais, avant de les obliger à leur remettre leur argent et leurs objets de valeur, ordinateurs portables, appareils photos et caméras. Avant de partir les trois jeunes françaises âgées d'une vingtaine d'années, ont été agressées sexuellement. L'une d'elles a été violée à plusieurs reprisesLe Figaro.fr, Cinq humanitaires agressés.

Jeudi : Le chef rebelle tutsi Laurent Nkunda et ex-général congolais, à la tête d'une rébellion en république démocratique du Congo depuis 2004, est arrêté au Rwanda « alors qu'il fuyait en territoire rwandais après avoir résisté » aux forces armées congolaises « avec trois bataillons à Bunagana » et assigné à résidence dans la ville frontalière de Gisenyi. Cette arrestation est intervenue dans le cadre d'une mission conjointe des gouvernements rwandais et congolais contre les rebelles hutus rwandais retranchés en RDCLe Monde.fr, Laurent Nkunda arrêté au Rwanda et marque la fin d'une guerre de douze ansLe Monde.fr, La nouvelle alliance Congo-Rwanda marque la fin d'une guerre de douze ans.

Samedi : Neuf rebelles hutus rwandais sont tués par les forces armées de la coalition congo-rwandaise lors des premiers combats directs.

Dimanche : Selon le porte-parole de la rébellion Bertrand Bisimwa, le chef de la rébellion congolaise Laurent Nkunda a été arrêté au Rwanda alors qu'il s'y était rendu pour discuter avec les autorités et non en prenant la fuite.

Lundi : Plusieurs groupes armés progouvernementaux de l'ethnie Maï-Maï annoncent à leur tour « la cessation définitive des hostilités » sur tous les fronts militaires : nous « déclarons également notre détermination à conduire nos combattants aux centres de regroupement sans délai et sans condition dans le cadre du désengagement » et à obtenir leur intégration dans les Forces armées de la RDC. Les miliciens encouragent le « gouvernement à la ferme persévérance dans le processus visant le désarmement des FDLR » (rebelles hutu rwandais). Ouverture à la Cour pénale internationale de La Haye du procès de Thomas Lubanga, ancien chef de milice accusé de crimes de guerre pour avoir enrôlé et fait combattre, pendant la guerre civile d'Ituri, des enfants-soldats de moins de 15 ans dans l'aile militaire de sa milice, l'Union des patriotes congolais. Entre et , les affrontements en Ituri entre des milices soutenues par les ethnies Hema (proche de l'UPC) et Lendu, pour le contrôle notamment de mines d'or, ont fait et des centaines de milliers de déplacésLe Monde.fr, La CPI ouvre son premier procès lundi contre le milicien congolais Lubanga. Nouveaux accrochages sérieux des forces congo-rwandaises contre les forces rebelles.

Mardi : Selon une étude publiée par le Fonds mondial pour la nature (WWF), les populations de gorilles de montagne vivant dans les zones de guerre de la république démocratique du Congo se sont accrues, contre toute attente, passant de 72 individus à 81, mais « ces gorilles de montagne, habitués à la présence de l'homme, ne sont pas effrayés par sa présence et sont de ce fait particulièrement vulnérables » car dans la région les braconniers mettent des pièges et au cours de leur dernière visite, les rangers en ont découvert 400.

Mercredi : Les casques bleus de la MONUC annoncent la découverte d'un charnier contenant les restes d'une centaine de civils. Ces cadavres ont été mis au jour à Tora (au sud-est de Dungu), par un groupe d'autodéfense local. Les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur avaient attaqué cette localité le dernier et seraient responsables du massacreLe Monde.fr, Des casques bleus découvrent un charnier de civils. La MONUC « va donner un appui logistique » à l'armée congolaise engagée dans une opération avec l'armée rwandaise contre les rebelles hutus rwandais.

Février 2009 Mercredi : La MONUC annonce avoir « pu séparer pas moins de 195 enfants » en une semaine des groupes armés Maï Maï opérant dans la province du Nord-Kivu. La mission « se félicite du nombre important d'enfants qui sont en train de sortir des rangs des groupes Maï Maï depuis le début du processus d'intégration accélérée des groupes armés au sein des FARDC […] En effet, durant la semaine écoulée, la section de la protection de l'enfant de la MONUC a pu séparer pas moins de 195 enfants de ces groupes, dans la seule province du Nord Kivu » Le Figaro.fr, 195 enfants-soldats au Nord-Kivu. L'ONG Médecins sans frontières accuse les Casques bleus de l'ONU de laisser sans protection les civils victimes d'attaques de rebelles dans le nord-est de la RDC, elle dénonce « l'inaction des Casques bleus pour protéger les habitants » alors que le Conseil de sécurité a « fait de la protection des civils la priorité de l'action des forces de paix des Nations unies ». Selon MSF, il y aurait eu de nombreux massacres en masse de femmes, d'enfants et de vieillards par les rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur, notamment lors d'attaques d'une cinquantaine de villages depuis Noël dernier dans la région du Haut-Uélé. Selon Marc Poncin, le représentant de MSF en RDC, « d'autres massacres vont se produire » et demande à la MONUC de « prendre ses responsabilités » car elle « ne peut pas continuer à être ainsi absente auprès des habitants du Haut-Uélé alors qu'ils se font systématiquement attaquer » Le Figaro.fr, MSF accuse les Casques bleus.

Mardi : Devant la Cour pénale internationale, un ancien enfant soldat témoigne de son enrôlement dans les troupes de l'ex-chef de milice congolais Thomas Lubanga où, « si quelqu'un tentait de s'enfuir, il était battu ou tué ». Avec cinq autres enfants de moins de quinze ans, ils avaient été enlevés et enrôlés de force par des hommes de Thomas Lubanga alors qu'ils sortaient de l'école.

Mercredi : Le porte-parole militaire de la rébellion des Forces démocratiques de libération du Rwanda, le lieutenant-colonel Edmond Ngarambe, qui s'est « retrouvé encerclé » avec un groupe de combattants, s'est rendu « aux mains des forces de l'opération conjointe » rwando-congolaise traquant la rébellion.

Vendredi : Selon l'ONG Human Rights Watch, au moins 100 civils ont été « massacrés » par les rebelles hutu rwandais du Forces démocratiques de libération du Rwanda depuis le début de l'opération militaire rwando-congolaise lancée contre ces derniers le dans l'Est de la république démocratique du Congo. Le porte-parole militaire de la rébellion des Forces démocratiques de libération du Rwanda, le lieutenant-colonel Edmond Ngarambe, prisonnier depuis mercredi des forces conjointes, et détenu dans un camp de transit au Rwanda, appelle dans un communiqué lu les antennes de Radio Rwanda les FDLR à « déposer les armes immédiatement et à rentrer pacifiquement au Rwanda ».

Samedi : Début du désengagement des troupes rwandaises du Nord-Kivu. Le porte-parole du gouvernement congolais estime que la campagne contre les rebelles rwandais « a atteint ses objectifs » : « Nous avons cassé l'ossature du commandement des FDLR, brisé leurs quartiers généraux, et déclenché le mouvement le plus important de rapatriement volontaire vers le Rwanda depuis 15 ans, avec près de 3 500 FDLR rapatriés ou en voie de l'être », l'opération sera désormais menée par l'armée et la police congolaises avec la Mission des Nations unies en RDC. Cependant selon des diplomates occidentaux, les rebelles ont bien été affaiblis, mais leur « capacité de nuisance » demeure. Quant aux rapatriements, l'armée rwandaise et l'ONU estiment qu'ils n'ont pas dépassé les 350 combattants et 2 500 civils et aucun « plan » n'a encore été adopté sur « une implication de la Monuc dans les opérations futures »Le Monde.fr, Les troupes rwandaises s'apprêtent à quitter la RDC.

Mercredi : Une cérémonie officielle à Goma marque la fin de l'intervention des troupes rwandaises au Nord-Kivu au cours de laquelle les deux pays ont célébré leur entente et la fin de l'opération conjointe « Umoja Vetu » (Notre unité, en swahili) contre les rebelles hutus rwandais. Selon le ministre de la Défense du Congo, Charles Mwando Nsimba : « Un jour inoubliable […] Le Rwanda et la RDC peuvent bâtir un avenir commun dans la paix et le respect de la souveraineté de chacun ». Selon le commandant des opérations, le général congolais John Numbi, 153 rebelles ont été tués et quelque « combattants » et leurs familles, soit , ont été rapatriés vers le Rwanda. La coalition déplore huit mortsLe Monde.fr, Les soldats rwandais commencent à quitter le Nord-Kivu.