Henri Pierre Baudin, né à Lyon dans le Rhône le Acte de naissance n° 164 (vue 29/142) avec mentions marginalles du mariage et du décès. Archives municipales de la Ville de Lyon, état-civil du 4e arrondissement, registre des naissances de 1882. et mort à Vienne-en-Arthies en Seine-et-Oise le , est un acteur français
Acteur protéiforme du cinéma muet, il fut surnommé L'homme aux cent visages pour ses remarquables compositions, aussi diverses que Vitalis dans Sans famille, M. Lepic dans Poil de carotte, Spendius dans Salammbô, Henri IV dans La Bouquetière des innocents, Sarati dans Sarati le terrible ou Antoine Macquart dans L'Assommoir. (Réf. Almanach Hachette 1930, page 29)
Biographie
Henri Baudin est le fils du peintre et dessinateur lyonnais Eugène Baudin. Après des études à l'école des Beaux-arts de sa ville natale, il exerce comme sculpteur-décorateur dans différents ateliers. Il fréquente également le Conservatoire et joue les utilités dans plusieurs théâtres avant de se joindre à une troupe de comédiens ambulants. Au début des années 1910, il s’installe à Paris où il rejoint la compagnie de Gabrielle Réjane au théâtre de la rue Blanche.
Henri Baudin fait ses débuts au cinéma dans le film de André Hugon Sous les phares en 1916. Il est le partenaire de Huguette Duflos dans Le Piège de l'amour et de Lina Cavalieri dans L'Idole brisée. En 1920, il donne la réplique à sa femme, Céline James, dans Les Trois Graines noires, film en huit épisodes réalisé en Normandie par Maurice Challiot. Il incarne Antoine Macquart dans L'Assommoir (1921) de Maurice de Marsan et Charles Maudru, tiré du roman d'Émile Zola ; le comte de Rochefort dans Les Trois Mousquetaires d'Henri Diamant-Berger; le rôle principal de Sarati le terrible (1922) tourné en Algérie par René Hervil et Louis Mercanton; le roi Henri IV dans La Bouquetière des innocents (1922) de Jacques Robert ; le professeur Aldrich dans Terreur (1923) de Edward José et Gérard Bourgeois où il est partenaire de la grande vedette américaine Pearl White; l’esclave grec Spendius dans Salammbô (1924) de Pierre Marodon d’après Gustave Flaubert ou le personnage biblique Isaac dans Le Berceau de Dieu (1926) de Fred Leroy-Granville. Sorte de Lon Chaney à la française, il peut tout jouer, grâce à sa science du maquillage.
Également apprécié à l’étranger, il tourne dans des productions allemandes avec Lotte Neumann, Olga Engl et Olga Tschechowa, comme partenaires. Le cinéaste russe Yakov Protazanov le dirige dans Le Sens de la mort (1921 et l’Espagnol Benito Perojo dans Toute la vie. Abel Gance lui donne pour le rôle du berger Santo-Ricci dans son Napoléon (1927). Avec l’arrivée du cinéma parlant, Henri Baudin tourne encore quelques films dont La Chanson des nations (1931) de Maurice Gleize et Rudolf Meinert avec Dolly Davis, une seconde version d'Henri Diamant-Berger des Trois Mousquetaires en 1932 et, la même année, un moyen métrage avec Fernandel, La Terreur de la pampa de Maurice Cammage.
En 1929, Henri Baudin achète un moulin de vingt-huit pièces au lieu-dit les Millonets à Vienne-en-Arthies où il se retire définitivement au milieu des années trente. L’acteur est tombé amoureux de cet endroit au cœur du Vexin alors qu'il tournait Le Chemineau de Georges Monca et Maurice Kéroul en 1926. C’est là qu’il meurt le .
Il était marié à l'actrice Céline Potel dite Céline James (1888-1971). vignette
Filmographie 1916 : Sous les phares de André Hugon 1917/1918 Zampa d'André Hugon 1919 : L'esprit du Mal 1920 : L'Idole brisée de Maurice Mariaud 1920 : Le Piège de l'amour d'Alexandre Ryder 1920 : Les Trois Graines noires de Maurice Challiot 1921 : L'Assommoir de Maurice de Marsan et Charles Maudru - Film tourné en quatre époques - 1921 : Les Trois Mousquetaires de Henri Diamant-Berger - Film tourné en douze épisodes - Le comte de Rochefort 1922 : Le Sens de la mort de Iakov Protazanov 1922 : La Bouquetière des innocents de Jacques Robert 1922 : L'Homme qui pleure de Louis d'Hée et Louis de Vérande 1922 : La Vengeance de Georges Durand 1923 : Le Petit Jacques de Georges Raulet et Georges Lannes - Film tourné en deux époques - 1923 : La Porteuse de pain de René Le Somptier - Film tourné en quatre époques 1923 : Sarati le terrible de Louis Mercanton 1924 : Terreur (Ames vaillantes) d'Edward José 1924 : Cousin Pons de Jacques Robert : Rémonencq 1924 : L'Arriviste d'André Hugon - Claude Barsac 1924 : Pour toute la vie - "Para toda la vida" de Benito Perojo 1924 : Salammbô de Pierre Marodon 1925 : Sans famille de Georges Monca et Maurice Kéroul - Film tourné en six époques - 1926 : Le Berceau de Dieu ou Les Ombres du passé de Fred LeRoy Granville 1926 : Le Chemineau de Georges Monca et Maurice Kéroul 1926 : Et bien dansez maintenant de Émilien Champetier 1926 : La Fille des pachas de Joë Hamman et Adrien Caillard 1926 : Les Mensonges / La Bonne Réputation - "Der gute ruf / Die frau in gold" de Pierre Marodon 1926 : Les Voleurs de gloire de Pierre Marodon 1927 : Napoléon d'Abel Gance - Une version sonore et remaniée est sortie en 1935 - 1927 : La Cousine Bette de Max de Rieux d'après Honoré de Balzac : le rôle du Baron Hulot d'Ervy 1927 : La Maison sans amour de Émilien Champetier 1928 : Graine au vent de Jacques Mills et Maurice Kéroul 1928 : L'Enfer d'amour - "Liebeshölle" de Wiktor Biegański et Carmine Gallone 1929 : Le Secret du cargo de Maurice Mariaud 1930 : La Chanson des nations de Rudolf Meinert et Maurice Gleize 1930 : L'Étrange Fiancée de Georges Pallu 1930 : Der Walzerkönig de Manfred Noa 1931 : Opereni stiny de Léo Marten 1932 : Les Trois Mousquetaires d'Henri Diamant-Berger - Film tourné en deux époques - 1932 : La Terreur de la pampa de Maurice Cammage - moyen métrage -
Bibliographie Revue Mon Ciné d'. « Alphonse Baudin, Pierre et les autres... la saga d'une illustre famille de l'Ain » par Dominique Erster - IDC Éditions - Brénod - Ain pages 148 à 157
Notes et références
Liens externes
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