Dominique de Vic - parfois orthographié « de Vicq. » -, vicomte d'Ermenonville, seigneur de Montainville (Yvelines), est né en 1551 et mort à Paris (ou Calais ?) le . Il fut un militaire français, un des compagnons d'armes les plus dévoués de Henri IV.
Il est aussi connu sous le surnom de « capitaine Sarred »(du nom de sa mère).
Le contexte politique est celui des guerres de religion (huit conflits entre 1562 et 1598), de l'assassinat de Henri III suivi de l'avènement de Henri IV (1589), et de l'assassinat de ce dernier (1610).
Un ardent soldat D'après François du Chesne. et Honoré de Fourny, il est issu d'une ancienne famille de Guyenne (sud-ouest de la France).
Il est d'abord enseigne , puis capitaine du Guet des compagnies de gens à pied ordinaires de la garde du Roi.
Il accompagne avec son régiment de gens de pied Charles de Lorraine (1554-1611), duc de Mayenne (1573-1611), lors de la campagne de Guyenne en 1585.
Le il est au siège de Sainte-Bazeille sur la Garonne où il est grièvement blessé par arquebuse à la jambe et cuisse droite. . Le Henri III est assassiné. Le président de Thou, ami de Dominique de Vic, persuade ce dernier de se faire couper la jambe pour pouvoir rejoindre l'armée de Henri IV qui a besoin de renforts.
Le il est fait sur-le-champ sergent de bataille à la bataille d'Ivry, où il se comporte remarquablement vaillamment.
Après cette victoire, Henri IV lui donne le gouvernement de Saint-Denis, place difficile à défendre car ouverte de tous côtés. Le roi considérait qu'elle ne pouvait être conservée que "par un homme vigilant et de grand cœur"..
Le , le chef de la Ligue catholique Claude de Lorraine, dit le chevalier d'Aumale (1564 - ), escalade de nuit les remparts de Saint-Denis avec ses troupes, prend une des portes de la ville et atteint la grande place.
Cet épisode lui donne tant de réputation, que Paris n'ose plus attaquer Saint-Denis. Il contribue à la reprise de Paris des mains des Ligueurs. Sitôt entré dans la ville, le roi l'en retire pour lui donner le gouvernement de la Bastille (alors partie de l'enceinte fortifiée parisienne). Henri IV ayant ensuite reconquis Amiens, il lui en confie le gouvernement ; puis celui de Calais quand les Espagnols la rendent.
Les honneurs
Henri IV lui donne successivement le gouvernement de Saint-Denis (1591) ; de la Bastille ; de Calais, Boulogne, Amiens et « pays reconquis » en 1598, après le traité de Vervins. Il le nomme vice-amiral en 1602, puis ambassadeur auprès des cantons suisses en 1604.
En Henri IV autorise Dominique, son frère et toute leur descendance à ajouter à leurs armes un petit écusson d'azur chargé d'une fleur de lys d'or.
Un bâtisseur thumb|upright|Un fossé du château d’Ermenonville - Gravure
Quand il reçoit la mission de défendre les « pays reconquis » en 1598, il fait effectuer plusieurs ouvrages d'importance : construction de la forteresse d'Amiens, renforcement des fortifications de Calais et de la digue de Sangatte...
En , Dominique de Vic et sa femme - Jeanne de Morainvilliers, épousée en en 1578 - acquièrent Ermenonville .. Dominique ou son frère Méri y fait construire le château.
En 1603, il fait reconstruire le chœur de l'église de Montainville (Yvelines) où ses armes et celles de Jeanne de Morainvilliers figurent aux clés de voûte..
Armoiries
alias :
Existent aussi quelques variantes accolées ou écartelées des 9 merlettes des Morainvillier.
En 1603 Henri IV permet aux frères de Vic et à leur descendance d'ajouter une fleur de lys à leurs armoiries. Lorsque Dominique de Vic devient vice-amiral en 1602, une ancre de marine est ajoutée à ses armoiries.
Mort et mémorials gauche|vignette Il meurt le à l'âge de 59 ans. Selon le Dictionnaire de Bouillet, aux nombreuses éd. de 1842 à 1884 mais aux sources peu vérifiables : .
Il est enterré à Calais, dont il était le gouverneur, où l'on voyait son épitaphe..
Son frère Méry de Vic lui érige un cénotaphe dans l'église d'Ermenonville. Ce cénotaphe sculpté par Guillaume Dupré ou par son beau-père Barthélemy Prieur a été détruit. Il en reste le buste de Dominique de Vic et un génie funéraire qui sont exposés au musée du Louvre..
Entre 1615 et 1618, son frère Méry de Vic acquiert une chapelle neuve dans l'église Saint-Nicolas-des-Champs (Paris, arr.) qui était sa paroisse (son hôtel particulier était à l'(actuel n°202) rue Saint-Martin). On voit toujours dans cette chapelle (n°23) les peintures murales qu'il a commandées à Georges Lallemant, ainsi que le retable peint par Frans Pourbus le Jeune, vers 1618.
Sur ce tableau, dit la Vierge de la famille de Vic, sont représentés Méry, au fond à droite, et son frère Dominique I de Vic, reconnaissable à son armure, au fond à gauche. Devant ce dernier figure saint Dominique qui est le saint patron également du fils aîné de Méry, Dominique II de Vic. Celui-ci est aussi évoqué, en tant qu' abbé du Bec, par le prélat agenouillé, probablement saint Anselme. Ce tableau est l'un des deux seuls - avec La Messe de Saint Gilles - à représenter les regalia, dont la couronne de Saint Louis.
Une autre représentation contemporaine de Dominique de Vic a été récemment identifiée sur quelques-uns des tableaux des Puys d'Amiens : c'est probablement en tant que lieutenant général de la ville d'Amiens qu'il est figuré aux côtés du roi Henri IV, en 1600, 1601, 1603, 1605
Famille Parents Son père Raymond de Vic, seigneur de Camarde et de Tavers, avait épousé en premières noces Julie de Mercadantis, romaine, d'où ... François de Vic, homme d'armes des ordonnances du roi sous la charge du seigneur de Terrides, est né à Rome. Il est naturalisé français en ..
Raymond de Vic se marie en secondes noces avec Comtesse (le prénom, pas le titre) de Sarred, dont Dominique tient son surnom de « capitaine Sarred ». Ils ont trois enfants : Méry de Vic (ou Meri de Vic) (° avant 1540 - † 1622), maître des requêtes du roi Henri III, président au parlement de Toulouse en 1582, conseiller du roi sous Henri IV (roi de Navarre 1572-1610, roi de France 1589-1610), intendant de justice en Guyenne en 1597, garde des sceaux de France sous Louis XIII en 1621. Diplomate avisé auprès des Ligueurs et des Cantons suisses où il est envoyé en ambassade. Épouse le Anne Bourdineau († 1610), fille de Jacques Boudineau, seigneur de Boisblandin et Baronville, et d'Anne Garrault ; dont postérité (voir l'article « Méry de Vic »). Dominique de Vic Denise de Vic, épouse en premières noces Antoine Chaudet, seigneur de Lassenay, secrétaire du chancelier de Cheverny : en deuxièmes noces le sieur de la Tuillerie.
Conjointe Dominique de Vic épouse le Jeanne de Morainvilliers (1565-1628), veuve d'Oudart Blondel de Joigny (+ ~1577), baron de Bellebrune, fille de Charles de Morainvilliers seigneur de Flacourt, et de Louise de Fresnoy. Sans postérité.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes . Vieux Marcoussis : Dominique de Vic, un enfant devenu prieur de Longpont (concerne son neveu homonyme)
Catégorie:Naissance en 1551 Catégorie:Décès en août 1610 Catégorie:Militaire de l'Ancien Régime Catégorie:Personnalité des guerres de religion