André-François Laurence dit Laurence-Villedieu, né le à Villedieu-les-Poêles (généralité de Caen, actuel département de la Manche), mort le à Noyarey (département de l’Isère), est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle mise en place par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , André-François Laurence, alors administrateur de la Manche, est élu député du département, le douzième sur treize, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine : Je pense que Louis a mérité la mort ; mais qu'il doit être sursis à l'exécution, tant que l'Espagne ne nous aura pas déclaré la guerre, que l'Autriche ne la continuera pas. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État ». Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, André-François Laurence est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin. Lui et les autres députés protestataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).
Le 4 germinal an III (), il est envoyé en mission dans les départements de Haute-Garonne, du Gers et du Tarn. Au cours de son passage à Toulouse, il mène une campagne contre les jacobins.
Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, André-François Laurence est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le ).
Lors de la Restauration, André-François Laurence, qui a adhéré à l'Acte additionnel durant les Cent-Jours, est frappé par la loi du 12 janvier 1816 qui bannit hors de France les régicides ayant soutenu Napoléon Bonaparte.
Ainsi que plusieurs de ses anciens collègues de la ConventionJournal des débats politiques et littéraires du 26 mai 1816, p. 1., il s'exile à Nyon en Suisse dans le canton de Vaud« De l'exil en Suisse de quelques conventionnels ».
Laurence bénéficie d'une amnistie et rentre en France. Il meurt à Noyarey où il a fait l'acquisition du château des Chaulnes.
Notes et références
Sources Jean Baptiste Robert, Vie politique de tous les députés à la Convention nationale, 1814
Liens externes
Catégorie:Naissance en décembre 1762 Catégorie:Naissance à Villedieu-les-Poêles Catégorie:Député de la Manche Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Conventionnel régicide Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Député du Lot Catégorie:Décès en février 1823 Catégorie:Décès à 60 ans