La bataille de Sabugal fut un engagement de la guerre péninsulaire portugaise qui eut lieu le entre les forces anglo-portugaises sous le commandement du duc de Wellington et les troupes françaises sous le commandement du maréchal André Masséna. Ce fut la dernière des nombreuses escarmouches entre les forces françaises qui battaient en retraite et celles des Anglo-Portugais, qui les pourchassaient après l'échec de l'invasion du Portugal par la France en 1810.

Sous un temps exécrable, avec une pluie battante et du brouillard, les forces alliées supérieures en nombre obligent les troupes françaises démoralisées à battre en retraite. La victoire fut glorifiée par les Britanniques ; Sir Harry Smith, qui fut témoin de la bataille, fit cette remarque : pendant que Wellesley dira plus tard de cette bataille que c'était Portsmouth Napoleonic Society Battle of Sabugal 3 April 1811, Vic Powell et Colin Jones. Consulté le 14 août 2007..

Contexte

Depuis , l'armée française du maréchal Masséna a été stoppée par les lignes de Torres Vedras, et la situation militaire se trouve bloquée. Réalisant que marcher vers Lisbonne avant le commencement de l'hiver était improbable et risqué, Masséna se prépara à passer les mois d'hiver sur place et à reprendre le combat au printemps, bien que la politique de la terre brûlée décidée par les Alliés rende la recherche de nourriture très difficile pour les soldats français. Cependant, ayant survécu à l'hiver, Masséna ordonne une retraite générale le , et les forces britanniques décident donc de les suivre. Au début du mois d'avril, les troupes françaises sont en plein territoire portugais, alignées le long de la rivière Côa. Le général Drouet d'Erlon défend le nord avec sous son commandement le . Le de Loison est situé au centre et le du général Reynier tient le flanc sud à Sabugal. À l'arrière reste en renfort le de Junot. C'est à Sabugal que Wellesley tenta de percer le flanc français en attaquant les forces isolées du .

Pendant que les , , et britanniques effectuent une attaque frontale, la division légère évalue mal la situation et attaque le français par le flanc plutôt que par l’arrière. Avec une partie des unités anglaises coupées du reste de l’armée et un temps exécrable approchant, la situation des Britanniques devient vraiment difficile.

Déroulement de la bataille La de la division légère traverse la Côa à du matin le . Le d'infanterie légère français de la (général Merle) est alertée par des tirs de mousquets tandis que la repousse un petit groupe de piquiers français. Les Français forment une colonne et avancent sur les Britanniques. Après avoir bien progressé initialement, le gros des troupes françaises est repoussé par l’artillerie britannique. La poursuit les forces françaises en retraite jusqu’au sommet d’une colline voisine, cependant elle est rapidement délogée par le restant des forces françaises, qui conservent toujours un avantage numérique considérable. Les Britanniques sont forcés de se replier à couvert derrière quelques petits murs de pierre. Une pluie battante rend l’usage des mousquets difficile dans les deux camps. Une tentative de contre-attaque de la aboutit à un échec et les Français en profitent pour mettre en place leur artillerie. Avec des renforts français postés plus loin, Reynier force les Britanniques à se retrancher derrière les murs de pierre situés au pied de la colline.

La crête est par la suite attaquée une troisième fois par la , désormais soutenue par la qui vient d’arriver sur le champ de bataille. Pendant que les Français sont à nouveau repoussés, Reynier envoie une partie de son armée à l’encontre du de dragons légers, tout juste arrivé sur le champ de bataille, ainsi que des survivants des et . Avec une pluie qui se dissipe, Reynier peut observer l’attaque frontale des divisions britanniques. Cette vision persuada Reynier de battre en retraite et les Britanniques purent faire des prisonniers et se saisir des charrettes transportant les bagages du général Pierre Soult, même si le mauvais temps les empêcha de poursuivre par la suite les forces françaises.

Un commandant français, le général Thiébault, fut tenu pour responsable de l’effondrement du lors de cette défaite du , déclarant que cet échec aurait probablement pu être évité si le général Reynier avait tenu compte de la prudence de Masséna. Les sources diffèrent quant au nombre de prisonniers français faits par les Britanniques, les estimations allant de 186 à plus de hommes.

Le rôle étrange d’Erskine Le général de division William Erskine commanda la division légère durant la bataille. Wellington prévu d’encercler avec cette division et deux brigades de cavalerie le flanc gauche ouvert de Reynier pendant que les quatre autres divisions attaqueraient de front. Quand l’aube se leva avec un imposant brouillard, les autres commandants décidèrent d’attendre jusqu’à ce que la visibilité soit bonne. Résolu et déterminé, Erskine ordonna au lieutenant-colonel et à sa d’avancer. Au lieu de traverser la rivière Côa derrière le flanc de Reynier, la brigade dériva vers la gauche dans le brouillard, traversant au mauvais endroit et heurtant le flanc gauche français.

Erskine, qui était myope et mentalement déséquilibré, donna des instructions insensées au colonel Georges Drummond, lui expliquant de ne pas aller soutenir son camarade commandant de brigade. De ce fait, Erskine rejoignit la cavalerie, laissant la division légère sans meneur ni commandement pour le reste de la bataille. Reynier envoya donc plus de hommes contrer les soldats de Beckwith et repoussa l’infanterie légère. Quand Drummond entendit les bruits de la bataille approcher, il déduisit que les hommes de Beckwith se repliaient. Désobéissant aux ordres, Drummond mena sa à travers la Côa et rejoignit Beckwith. Ensemble, ils forcèrent les Français à reculer. Quand la brume se dissipa, Reynier vit les quatre autres divisions britanniques avancer vers eux de front, menées par la de Thomas Picton. Il retira rapidement le gros des troupes du , laissant hommes de son flanc droit tenir tête et résister aux quatre divisions. William Grattan, du d'infanterie, déclara à propos des fantassins français dépassés par le nombre: . Reynier admit la perte de .

Sources

. . . Sir Charles Oman, A history of the Peninsular War, Green hill, réed. 1996. General Sir Harry Smith, Autobiographie d’un Lieutenant, 1902. The Memoirs of Baron Thiebault, Worley publications, 1994. Major George Simmons, A British Rifleman, Greenhill, réed. 1986. Lieut – Colonel Gurwood, Selections from the Dispatches and General orders of Field Marshal The Duke of Wellington, 1841. Capitaine John Dobbs, Recollections of an Old 52nd Man, (Excellente source pour l'affrontement entre le & concernant les canons capturés), Spellmount, réed. 2000. R.G. Grant, (dir.), Batailles, Paris, Flammarion, 2005

Notes et références

Liens internes Guerre d'indépendance espagnole

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