Marie Dorin-Habert, née le à Lyon, est une biathlète française dont la carrière internationale s'étend de 2003 à 2018.
Elle est championne olympique du relais mixte et médaillée de bronze du relais féminin à Pyeongchang en 2018, vice-championne olympique avec le relais féminin et médaillée de bronze du sprint à Vancouver en 2010, et également quintuple championne du monde, grâce à ses titres lors du sprint et de la poursuite en 2015, ainsi que lors du relais mixte, de l'épreuve de l'Individuel et de la mass start en 2016. Elle détient également à son palmarès seize autres médailles aux championnats du monde (dont dix en relais) et un total de sept victoires en Coupe du monde.
Marie Dorin-Habert réalise un exploit lors des Championnats du monde d'Oslo en mars 2016 dans le stade d'Holmenkollen : outre ses trois titres, elle s'adjuge les médailles d'argent du sprint puis du relais dames avec l'équipe de France, ainsi que le bronze de la poursuite, assurant ainsi sa présence sur les podiums des six courses au programme.
Avec deux nouvelles médailles olympiques à Pyeongchang en 2018, l'or du relais mixte avec Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Martin Fourcade, et le bronze du relais féminin, avec Anaïs Bescond, Anaïs Chevalier et Justine Braisaz, elle devient la biathlète française la plus décorée avec un total de quatre podiums. Elle met fin de sa carrière sportive au terme de la saison 2017-2018, après une dernière victoire en relais féminin à Holmenkollen.
Vie personnelle En , elle épouse Loïs Habert, également membre de l'équipe de France de biathlon.. Ils sont parents de deux filles : Adèle née à la fin de l'année 2014 et Evie née le .
Elle étudie la biologie de 2010 à 2014 à l'université Grenoble-Alpes. Elle suit le master 2 « Biodiversité, écologie, environnement », et bénéficie d'un aménagement pédagogique réservé aux sportifs de haut niveauMarie Dorin-Habert retrouve le succès à Oslo site de l'université Joseph-FourierDelphine Dauvergne, « JO d’hiver 2018 : qui sont les lycéens et les étudiants français en lice ? », dans L'Étudiant, le 8 février 2018, consulté sur www.letudiant.fr le 12 février 2018.
Après sa carrière sportive, elle devient consultante pour L'Équipe 21 et commente la plupart des épreuves de biathlon.
Elle commente les épreuves de biathlon aux Jeux olympiques de Pékin en 2022 et de Milan-Cortina en 2026 sur France Télévisions en compagnie d'Alexandre Boyon.
Parcours sportif Débuts Après avoir découvert la pratique du ski de fond au club du CO 7 Laux, Marie a commencé le biathlon en 2000 lors de son entrée au comité du Dauphiné. Elle intègre la section sport-études de Villard-de-Lans puis fait ses débuts en Coupe d'Europe en 2003 à l'occasion d'un sprint à Ridnaun-Val Ridanna. En 2004 et 2005, elle est sacrée championne du monde de relais chez les jeunes.
Le , une semaine après avoir figuré pour la première fois dans un top 10 en terminant dixième, la Française monte sur son premier podium en Coupe du monde à l'occasion d'une poursuite organisée à Khanty-Mansiïsk en Russie. Neuvième du sprint disputé la veille, ce qui constitue déjà son meilleur résultat individuel, Marie Dorin améliore son résultat lors de la poursuite en échouant une seule fois sur le pas de tir. Elle n'est finalement devancée que par l'Allemande Magdalena Neuner et l'Italienne Michela Ponza..
Médaillée olympique Le , elle remporte la médaille de bronze à l'épreuve de sprint du biathlon (7,5 km) lors des Jeux olympiques d'hiver de 2010 de Vancouver, créant ainsi la surprise et apportant la première médaille de ces Jeux à la délégation française avec un 10/10 au tir.. Elle se pare également d'argent lors de ces mêmes Jeux avec le relais français : après avoir pris le troisième relais en première position, succédant à Sylvie Becaert puis Marie-Laure Brunet, elle connait un premier tir couché compliqué, trois pioches et deux tours de pénalités., puis doit réaliser une nouvelle pioche sur le tir debout. Toutefois, son parcours en ski de fond, le meilleur temps des biathlètes du troisième relais, lui permet de placer Sandrine Bailly en troisième position, à de la tête occupée par les Russes, et environ vingt secondes des Allemandes.. Sandrine Bailly, malgré une pioche contre, et aucune à l'Allemande Andrea Henkel, parvient à rejoindre celle-ci et la dépasser pour remporter la deuxième place.
Le dur temps de la confirmation Lors de la saison 2010-2011, ses résultats de début de saison ne confirment pas les espoirs entraperçus aux Jeux de 2010. Elle est régulièrement dominée par sa compatriote Marie-Laure Brunet. Lors des épreuves américaines de février à Fort Kent et Presque Isle, elle retrouve son adresse au tir et le chemin du podium terminant deuxième de la poursuite de Presque Isle le . puis troisième, toujours en poursuite, à Fort Kent le ..
En , elle commence les Championnats du monde 2011 à Khanty-Mansiïsk par une troisième place lors du relais mixte le . Prenant le relais de Marie-Laure Brunet, en douzième position, elle concède trois pioches sur le tir debout et occupe la septième place lorsque Alexis Bœuf lui succède. La performance de celui-ci et de Martin Fourcade permet au relais bleu d'accrocher le podium.. Sur les épreuves individuelles, elle termine huitième du sprint, puis quinzième de la poursuite et sixième de l'individuel.. Lors de la mass start, elle se présente en tête sur le pas de tir lors du dernier tir debout mais elle commet une faute et laisse ses adversaires partir pour la lutte pour les médailles. Elle termine une nouvelle fois dans les dix premières, en huitième position.. Le dernier jour, lors du relais féminin, elle prend le dernier relais en troisième position devant l'Allemande Magdalena Neuner. Celle-ci la reprend rapidement sur la piste mais Marie Dorin parvient à rester à ses côtés pratiquement jusqu'à son deuxième tir. Lors de celui-ci, elle réalise un sans faute qui lui permet de repartir en troisième position, la dernière relayeuse biélorusse connaissant des problèmes au tir. Elle remporte ainsi la quatrième médaille française de ces championnats, derrière l'Allemagne.. Cette médaille se transforme en en argent après le déclassement des Ukrainiennes en raison du contrôle positif à l'éphédrine d'Oksana Khvostenko.. Avec 726 points, elle termine pour la première fois de sa carrière parmi les dix meilleures biathlètes de la saison, avec une septième place. Elle est par ailleurs dixième de l'individuel et du sprint, septième de la poursuite et neuvième du départ groupé.
La saison 2011-2012 marque une stagnation dans les résultats de Marie Dorin : elle termine à neuf reprises dans le avant les Championnats du monde 2012 à Ruhpolding, son meilleur résultat étant une quatrième place lors du sprint à Oslo Holmenkollen. Lors des mondiaux, elle termine neuvième du sprint puis de la poursuite, puis échoue à la quatrième place lors de l'individuel, à trois secondes de la médaille de bronze.. Le , elle remporte la médaille d'argent lors du relais féminin, en compagnie de Marie-Laure Brunet, Sophie Boilley et Anaïs Bescond.. Elle termine finalement à la neuvième place au classement général de la Coupe du monde, avec un total de 749 points. Elle termine également dans les dix premières de trois spécialités : l'individuel, la poursuite et le départ groupé.
Meilleurs résultats en Coupe du monde
vignette|left|Marie Dorin sur le podium à Pokljuka.|alt=podium avec trois biathlètes, chacune tenant un bouquet dans la main. Après une saison 2011-2012 sans aucune place sur le podium, elle met un terme à cette période sans résultats probants au début de la saison 2012-2013. Le elle remporte la troisième place de la poursuite de Pokljuka en Slovénie après une cinquième place la veille en sprint, retrouvant ainsi une place sur un podium de Coupe du monde de biathlon..
Elle annonce être déçue par ses performances lors des Championnats du monde 2013 à Nové Město, où elle termine dix-huitième en sprint, seizième en poursuite, neuvième sur l'individuel et le départ groupé. Dans le relais, les Françaises terminent sixième d'une course où elles connaissent beaucoup d'échecs aux tirs, treize pioches, Marie Dorin connaissant trois échecs au tir debout alors qu'une médaille était encore envisageable avant celui-ci.. Elle obtient une nouvelle médaille avec la médaille d'argent obtenue lors de la première épreuve de ces mondiaux, le relais mixte, où elle concourt avec Marie-Laure Brunet, Alexis Bœuf et Martin Fourcade. Partie en septième position et à quarante-trois secondes de la Norvégienne Synnøve Solemdal, elle transmet le relais à Alexis Bœuf avec un retard de 28 secondes. Martin Fourcade termine deuxième derrière la Norvège dont le dernier relayeur est Emil Hegle Svendsen..
Après ces mondiaux, le , elle obtient son second podium de la saison en terminant deuxième de la poursuite d'Oslo derrière l'intouchable Tora Berger.. Après une nouvelle quatrième place lors de l'épreuve de sprint de Sotchi, elle termine sa saison de coupe du monde lors de l'étape de Khanty-Mansiysk par une dix-huitième place lors du sprint, puis une quatrième lors de la poursuite, avec le meilleur temps de ski., et enfin par une deuxième place lors de la mass-start derrière Gabriela Soukalová.. Ces bons résultats en fin de saison lui permettent de terminer quatrième au classement général de la coupe du monde, avec dix-sept points de retard sur l'Allemande Andrea Henkel, troisième. Elle termine par ailleurs sur le podium pour le classement de la poursuite, derrière Tora Berger et Andrea Henkel, quatrième du sprint et de la mass start et onzième de l'individuel. Avec ces performances, elle réalise la meilleure saison de sa carrière.
Au cours de la première étape de la Coupe du monde 2013-2014 disputée à Östersund, Dorin-Habert se blesse en dehors de la compétition, se donnant une entorse de la cheville gauche couplée à une rupture ligamentaire tibiofibulaire. Elle ne peut donc pas participer à l'étape française de la coupe du monde et n'est pas certaine d'être apte à participer aux Jeux olympiques de Sotchi.. Elle fait son retour sur le circuit de la Coupe du monde lors de l'étape d'Antholz-Anterselva où elle est alignée sur le relais féminin, course finalement interrompue en raison des conditions climatiques..
Pour sa première épreuve des Jeux olympiques de Sotchi, le sprint, elle termine à la vingtième place en réalisant un sans faute sur le pas de tir. Elle ponctue sa saison par une troisième place lors de la mass-start de l'étape d'Oslo, à l'issue de laquelle elle annonce sa grossesse..
En , plusieurs semaines après la naissance de sa fille, elle annonce son retour à la compétition pour les épreuves d'Oberhof, se déroulant début janvier. Le , deux mois après son retour à la compétition, Marie Dorin-Habert remporte l'épreuve du sprint aux Championnats du monde de Kontiolahti en Finlande, avec une seule faute au tir.. Elle s'adjuge le lendemain le titre de la poursuite , devant l'Allemande Laura Dahlmeier et la Polonaise Weronika Nowakowska, et ce malgré trois fautes au tir.. Elle complète sa moisson de médailles lors de ces championnats du monde par deux médailles d'argent sur les deux épreuves de relais (féminin et mixte).
Un exploit exceptionnel aux Championnats du monde 2016
En , après sa victoire au sprint du Championnat de France de biathlon en skis-roues, son entraîneur Julien Robert estime qu'elle peut figurer parmi les trois premières de la Coupe du monde 2015-2016. Durant cette coupe du monde (hors championnats du monde), elle termine six fois sur le podium, et remporte notamment le sprint de Pokljuka.