Saultain est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie Localisation Saultain est un village périurbain du Valenciennois situé à au sud-ouest de Valenciennes, à de la frontière franco-belge et à une cinquantaine de kilomètres de su sud-est de Lille.

Son territoire est limité à l'ouest par l'autoroute A2, et la commune est accessible par sa sortie et par la RD 649 qui relie Valenciennes à Maubeuge.

Il est traversé par la route de Valenciennes au Quesnoy et est limité vers l'ouest par un ancien chemin dit des postes qui conduisait en ligne droite d'Onnaing à Famars

Communes limitrophes

Hydrographie Réseau hydrographique La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par le ruisseau du Roleur et un autre petit cours d'eau.

vignette|redresse=1.2|centre|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de SaultainLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Gestion et qualité des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Escaut ». Ce document de planification concerne un territoire de de superficie, délimité par le bassin versant de l'Escaut. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Escaut et Affluents (SyMEA).

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Valenciennes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers..

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable.

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de de long sur , dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe.

Urbanisme Typologie Au , Saultain est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française)Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération internationale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Valenciennes (partie française) comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76 %), zones urbanisées (16,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports La commune est desservie par les lignes de bus du réseau urbain Transvilles et par les lignes de bus du réseau interurbain Arc-en-Ciel 4.

Toponymie Salcem (847), Salcem (899), Saltem (1173), Saltein (1174), Saltaing (1198), Sautaing (1190).

Le suffixe germanique -em (hem, « habitation ») conduit Eugène Mannier à écarter l'origine latine saltus (« bois ») ou salix (« saule ») au profit du germanique *salta- (« sel »).

Le Hainaut, en germanique Hennegau : pays de la Haine, affluent de l'Escaut. Après le traité de Verdun en 843, il fait partie de l'empire Germanique.

Histoire Origines

En 1073, Bauduin de Mons réunit entre ses mains, par mariage, les comtés de Valenciennes, de Flandres et de Hainaut. Toujours par mariage, il passera : – en 1299 dans la maison de Hollande et Zélande ; – en 1345 dans celle de Bavière. En 1433, il sera annexé par la maison de Bourgogne puis par les Habsbourg. En 1556, il passe sous la Souveraineté de Philippe II d'Espagne et des Pays Bas. En 1659, par le traité des Pyrénées, une partie du Hainaut (Le Quesnoy, Avesnes, Landrecies) est cédée à la France. En 1679, par le traité de Nimègue, les Espagnols cèdent à la France Valenciennes et Maubeuge.

Les pauvres de Saultain

Les pauvres, les « communs pauvres », disposaient aussi d'un patrimoine foncier, distinct de celui de l'église et de celui du presbytère, et dont l'origine se perd dans la nuit des temps (un contrat de 1286 lui attribue déjà une part d'usufruit et, en 1316, Isabeau de Saultain lui réserva plusieurs legs). Les parcelles de terre en étaient données à bail par adjudication publique. Une bulle du du Souverain Pontife Eugène III fait une mention de l'existence de la paroisse de Saultain. Le village était sous le patronat religieux de Saint-Jean de Valenciennes. L'église paroissiale est vouée à saint Martin depuis le début du . La paroisse avait : – son clerc instituteur dès 1318. Il assistait le curé dans son ministère, tenait le lutrin aux messes des défunts, allait à la ville voisine pour le service de l'église. Il instruisait les enfants de la paroisse en lecture et en écriture - en 1761 et 41 en 1785 ; – son égliseur, qui était un habitant de la paroisse changeant d'une année à l'autre à la Saint-André. Il était chargé de la tenue des comptes des revenus de l'église et des dépenses correspondantes ; – son marnbourg des pauvres. Jusqu'en 1789, les terres appartenant à l'église représentaient une superficie de 6 à 7 hectares. Le produit de leur location et celui des rentes provenant de divers legs des messes et des quêtes suffirent toujours à l'entretien de l'église et de son mobilier et même au remboursement d'un emprunt souscrit en 1760 pour la reconstruction de l'église (1759-1760). Cette église, rebâtie en 1759, qui remplaçait l'église primitive construite au même endroit par des moines, fut édifiée en briques façonnées sur place et cuites avec le charbon que le vicomte de Désandrouins venait de trouver à Fresnes. Elle fut vendue, comme bien national, le pour à J.-B. Laboureau et Michel Derquenne mais fut conservée et rendue ensuite au culte. Le clocher fut reconstruit en 1880, ses ne survécurent pas à la guerre de 1914. Le presbytère actuel a été édifié en 1880.

La commune justice

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Ils étaient les représentants de l'ordre, ils partageaient la responsabilité de l'ordre public et l'entente demeura traditionnelle entre eux pour la nomination d'un unique sergent. La répartition des tailles et des aides, ou impôts publics, ressortait encore de leur entente.

L'échevinage .

La charte-loi de Saultain

Temps modernes Le village a disposé d'une gare sur l'ancienne ligne de Valenciennes-Faubourg-de-Paris à Hautmont

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1824 dans l'arrondissement de Valenciennes du département du Nord.