La seconde maison capétienne d'Artois — désignée simplement sous la forme de « maison d'Artois » ou abusivement « maison de Bourbon-ArtoisLes membres de cette branche n'ont jamais porté le nom de Bourbon. » — est une branche de la maison capétienne de Bourbon issue du futur roi Charles X de France (1757-1836), fils de Louis de France (1729-1765), dauphin de France, et petit-fils de Louis XV, roi de France, qui lui attribua en apanage le comté d'Artois à sa naissance.
Histoire
Frère cadet de Louis XVI et du comte de Provence, Charles-Philippe de France, comte d'Artois, duc d'Angoulême, devint pair de France en 1773. Les titres et domaines suivants entrèrent également dans son apanage : duc-pair d'Auvergne et de Mercœur, comte-pair de Poitou, duc de Berry et de Châteauroux, comte-pair d'Argenton et de Ponthieu, comte-pair de Limoges, comte d'Auvergne et vicomte de Limoges.
À la mort de Louis XVIII en 1824, il monta sur le trône sous le nom de Charles X.
Il épouse le Marie-Thérèse de Savoie avec qui il a quatre enfants :
Louis-Antoine d'Artois (1775-1844), duc d'Angoulême (1775-1824) puis dauphin de France (1824-1830) et enfin comte de Marnes (1830-1844) ; Sophie d'Artois (1776-1783) ; Charles-Ferdinand d'Artois (1778-1820), duc de Berry ; Marie-Thérèse d'Artois (1783).
En 1799, Louis-Antoine d'Artois épouse au château de Mittau (Russie) sa cousine germaine Marie-Thérèse de France, fille de Louis XVI. Le couple n'eut pas d'enfants.
En 1816 en la cathédrale Notre-Dame de Paris, Charles-Ferdinand d'Artois épouse la princesse Marie-Caroline des Deux-Siciles (1798-1870), fille aînée de François des Deux-Siciles (1777-1830) et de Clémentine d'Autriche (1777-1801), avec qui il a quatre enfants, dont deux parviennent à l'âge adulte : Louise d'Artois (1819-1864), qui épouse en 1845 Charles III de Parme, duc de Parme (fils de Charles II, duc de Parme et de Marie-Thérèse de Savoie). Henri d'Artois ( -1883), duc de Bordeaux, puis « comte de Chambord », qui épouse en 1846 Marie Thérèse de Modène (1817-1886) ; sans postérité, il est le dernier Bourbon descendant de Louis XV.
thumb|200px|Armes de la seconde maison capétienne d'Artois. En 1883, la mort sans descendance d'Henri d'Artois, comte de Chambord, donna lieu à une division des royalistes français : pour certains, la quasi majorité de l'époque, la succession royale devait passer à la maison d'Orléans, qui est la dernière branche capétienne à être restée continuellement française, Philippe d'Orléans (appelé par ses partisans), comte de Paris, serait donc pour les orléanistes dépositaire des rois de France. Pour d'autres, une minorité (dont la comtesse de Chambord), la succession à la couronne doit se faire selon la stricte application de la loi salique, il n'y a pas de critère de nationalité dans les lois fondamentales, ainsi la succession passe à la branche devenue aînée, les Bourbons-Anjou, Jean de Bourbon (appelé par ses partisans), comte de Montizón, serait ainsi le seul et unique héritier légitime des rois de France pour les légitimistes.
En 1779, Charles X eut un fils baptisé, en l’absence du mari, comme étant d’Anne-Barbe Pouyer épouse Carpentier, prénommé André Nicolas Thomas. L’histoire de la découverte de cette branche agnatique toujours subsistante méconnue du grand public comme des historiens pendant plus de 240 ans fait l’objet d'une communication lors d'un colloque de l'Institut d'études avancées de Paris et d'une série d'articles publiés dans La Revue de gériatrie.
André Carpentier a été maire d'Ectot-lès-Baons en 1834. Il est décédé le à Ectot les Baons, laissant de son mariage, le , à Saint-Martin-aux-Arbres avec Sophronie Thérèse Dubreuil au moins Gustave Clément Carpentier, né le à Yvecrique .
Gustave Clément Carpentier épousa Augustine Ernestine Huet le à Rouen . Il est décédé le à Rouen laissant au moins Gustave Emile Carpentier, né le à Bois Guillaume.
Gustave Emile Carpentier épousa Marguerite Savina Marie Thérèse Mathieu le à Rouen . Il est décédé le à Bois-Guillaume laissant au moins Henri Ernest Paul Joseph Carpentier, né le à Bois Guillaume.
Cette branche survit en la personne de Jean-Philippe Carpentier.
Arbre généalogique
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie .
Liens externes