Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française.

Créé sous la Révolution sous le nom de de première formation, il est recréé comme régiment d'infanterie de ligne en 1813 puis dissous l'année suivante. Il réapparaît en 1870 et est finalement dissous en 1940.

Création et différentes dénominations 1794 : de bataille 1797 : dissolution 1813 : d'infanterie de ligne 1814 : dissolution 1870 : d'infanterie de ligne (par renommage du ) 1871 : dissous, versé dans le d'infanterie de ligne 1873 : nouvelle formation 1920 : dissolution 1939 : 1940 : dissolution

Chefs de corps La a un seul chef de brigade : 1794 : chef de brigade Jacques Robert de Conantre Le de 1813-1814 a eu deux colonels : 1813 : colonel Edme Victor Bertrand ; 1813 : colonel Genevay Le de 1870-1871 a eu deux chefs de corps :

1870 : lieutenant-colonel Landaut 1870 : lieutenant-colonel Miquel du Riu

Le recréé en 1873 a eu les chefs de corps suivants : 1873 : colonel Brémens 1881 : colonel Paul Antoine Côte 1888 : colonel Canonge 1893 : colonel Texier de la Pommeraye 1899 : colonel Émile Zimmer 1902 : colonel C. M. du Crest

Historique des garnisons, combats et batailles du RI Guerres de la Révolution La de bataille est créée le à Bitche (ou Wissembourg), avec le du d'infanterie, les des volontaires d'Indre-et-Loire (grenadiers) et le des volontaires de Seine-et-Marne.

La demi-brigade est capturée en à l'issue du siège de Mannheim. Libérés en , les hommes de la demi-brigade se reforment à Arras mais la demi-brigade est dissoute le , les fusiliers rejoignent la de ligne, les grenadiers rejoignent la des francs de l'Ouest (fusionnée dans la d'infanterie légère) et les cadres du régiment sont versés dans différentes demi-brigades de l'armée d'Allemagne.

Guerres de l'Empire Le d'infanterie de ligne est créé par décret du , avec les , , et de la Garde nationale, formation effectuée à Paris les 6 et .

1813 : Campagne d'Allemagne : Victoire de Lützen 16-19 octobre : Bataille de Leipzig Le régiment est dissous le à Lisieux.

Guerre de 1870 Le de marche est créé par décret du . Il recrute des compagnies formées par les dépôts des 3, 12, 14, 21, 22, 27, 36, 42, 47, 48, 52, 67, 76, 88, 89, 94 et 98 régiments de ligne. Par décret du , il est renommé d'infanterie de ligne.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, il participe au siège de Paris. Il est affecté à la de Paris et s'installe au Mont-Valérien. Paris capitule le et les du sont faits prisonniers.

Le , il fusionne avec le d'infanterie de ligne.

De 1873 à 1914 Le régiment est recréé en 1873, avec des bataillons des 16, 38, 86, 92, 98, 105 et 121 régiments d'infanterie de ligne. Le régiment est formé le à Pont-du-Château mais son dépôt est à Roanne (caserne Werlé), qui devient sa garnison en 1874. Il est affecté à la de la d'infanterie. Il fournit un bataillon stationné à Lyon . Les bataillons du régiment changent régulièrement de garnison, entre Roanne, Clermont-Ferrand et d'autres villes de la zone.

En 1881-1883, le du régiment participe à la conquête de l'Algérie.

Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le , stationné à Lyon, forme le régiment d'infanterie.

Le , le d'infanterie passe à la de la d'infanterie. Le régiment est alors en garnison à Aurillac (Cantal). Trois bâtiments disposés en "U", constituent la place d'armes, reproduisant dans une rigueur militaire les constructions semblables dans l'hexagone, abritant trois bataillons faisant d'Aurillac, à la "Belle Époque", une ville de garnison très marquée par la présence des militaires. Au centre le bâtiment de l'horloge, et sur la gauche et la droite un bâtiment.

En , un détachement du régiment avec la gendarmerie nationale de Mauriac (Cantal), puis les cuirassiers de Saint-Étienne sont requis pour maintenir l'ordre sur le bassin des mines de Champagnac (Cantal). En effet, les mineurs de la compagnie des mines de Champagnac se mettent en grève. Des incidents sérieux éclatent en août.

Le , le maire de la commune d'Ydes dut prendre un arrêté interdisant la sonnerie des clairons aux particuliers, dans le village de l'hôpital d'Ydes pendant tout le temps que les soldats restèrent dans le dit village. Jusqu'à cette disposition règlementaire, le repos des soldats a dû être souvent troublé.

En 1907 : il est envoyé en maintien de l’ordre durant la révolte des vignerons du Languedoc en 1907. Le , à Narbonne, il est affecté à la protection de l’hôtel de ville. Sur une méprise, il ouvre le feu sur les manifestants, fusillade faisant cinq morts, dont une jeune fille de 20 ans qui passait par là, et une centaine de blessésG. Guiraudet, La Révolte des vignerons de 1907, bulletin 2 de la SSH, 1992, en ligne en ligne sommieresetsonhistoire.org, consulté le 3 août 2008.

Première Guerre mondiale Affectation : d’infanterie d' à 1914 Comme l'ensemble des unités militaires du pays, le RI est mobilisé, dans sa garnison d'Aurillac. août : Vosges septembre : Somme novembre : Belgique décembre : Somme

1915

janvier-décembre : Somme

1916

janvier-février : Somme mars : bataille de Verdun juillet-novembre : combat devant Chaulnes

1917

bataille de Saint-Quentin août : Verdun décembre : Bezonvaux 1918

juin : La Ferté-Milon septembre : Saint-Mihiel octobre : bois des Caures

Entre-deux-guerres Le régiment est dissous le .

Seconde Guerre mondiale Le d'infanterie de forteresse () est formé le . Il comprend trois bataillons. Le à deux compagnies seulement, les autres en ont trois. Le appartient au secteur fortifié de la Crusnes. Le régiment a la charge de la défense du sous-secteur de Morfontaine, avec deux petits ouvrages (Mauvais-Bois et Bois-du-Four), ainsi que d’une dizaine de casemates.

Voici le témoignage du caporal Joseph Gast, qui a servi au régiment, publié dans le bulletin de l’association de préservation du patrimoine de Villers-la-Montagne :

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Mayence 1795 Lützen 1813 Bautzen 1813 Lorraine 1914 Verdun 1916 La Somme 1916 L'Aisne 1918

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|90px|left

400px

Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec trois citations à l'ordre de l'armée.

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.

Devise La victoire ou la mort

Personnalités ayant servi au RI Léon Boyer (1883-1916), instituteur et poète, y fait son service militaire de 1904 à 1905. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Germain Guibert (1897-1968), homme politique, mobilisé au en 1916.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . , . . .

Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Liens externes

Fonds du aux archives départementales du Cantal. Nombreuses photographies consultables en ligne. Journal de marche du sur le site Mémoire des hommes : 2 août 1914-31 décembre 1916 et -

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