Nicolas Clément, dit aussi Nicolas Clément-Desormes, né le à Dijon et décédé le à Paris, est physicien et chimiste français.

Biographie

D'origine modeste, Nicolas Clément étudia le droit à Dijon puis fut clerc de notaire à Paris. Il suivit les cours de chimie du Jardin des Plantes et dès 1801 il collaborait avec l'ingénieur Charles Desormes à des recherches sur la synthèse chimique et la propagation de la chaleur dans les gaz. Il épousa la fille de son collaborateur en 1813.

Bernard Courtois, qui venait de découvrir l’iode, avait commencé à en étudier les propriétés de combinaison ; mais, trop occupé par l’exploitation de sa nitrière, il en abandonna l’étude à deux chimistes de sa connaissance : Charles-Bernard Desormes et Nicolas Clément, qui publièrent leurs recherches en 1813. L’iode, qui a pris depuis une si grande importance dans l’industrie et la médecine, doit en vérité son nom à Louis Joseph Gay-Lussac, à qui Courtois avait donné des échantillons : le mot vient de l’adjectif grec iodès (« violet »), en raison des vapeurs violettes que la solution alcoolique d'iode dégage quand on la chauffe. L’iode prendra rapidement une grande importance dans la pharmacopée : la teinture d’iode, solution d’alcool titrée entre 8 et 10 %, sera l’antiseptique cicatrisant universel des armées jusqu'à la Première Guerre mondiale. Des pharmaciens suisses découvriront en outre que l’iode est un remède efficace contre les goitres.

Ayant amassé un petit capital, il associa Charles Desormes à une entreprise de produits chimiques (1806) et ils réalisèrent ensemble l'expérience de Clément-Desormes en 1819. Il était membre de la Société philomathique de Paris depuis 1816. Nicolas Clément modifia son nom en Clément-Desormes, au début des années 1820, après son mariage avec la fille de son collaborateur et associé Charles-Bernard DesormesSadi Carnot, Robert Fox, Réflexions sur la puissance motrice du feu, Vrin, 1978 , 2 extrait (consulté le 9 juin 2011)..

Il éleva à Verberie une des premières fabriques d'alun, et enseigna au Conservatoire national des arts et métiers la chimie appliquée aux arts. On a de lui des mémoires sur l’oxyde et le sulfure de carbone, sur l’outremer, sur la fabrication de l’acide sulfurique, la distillation de l'eau de mer, etc.

Ses autres travaux concernent l'alun et l'acide sulfurique.

Il définit, en 1824, la calorie, comme la chaleur pour élever un kilogramme d'eau de sous la pression atmosphérique, c'est-à-dire avec une valeur 1000 fois plus élevée que celle d'aujourd'hui (mais qui est encore l'unité des nutritionnistes).

Il présenta des troubles mentaux au début de l'année 1840 et fut mis en tutelle quelques mois plus tard.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().

Notes et références

Source

Voir aussi

Article connexe

Alphonse Clément-Desormes (son fils)

Liens externes

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