Plainfaing (, en vosgien de la montagne ) est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Elle fait partie de l'unité urbaine de Saint-Dié-des-Vosges et des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Ses habitants sont appelés les Plainfinois.

Géographie Situation vignette|450px|Localisation départementale.|center

Plainfaing est une ville du massif vosgien située à l'est du département, au pied du col du Bonhomme, entre Saint-Dié-des-Vosges (), Gérardmer () et Colmar ()..

Les communes limitrophes sont Fraize, Ban-sur-Meurthe-Clefcy et Le Valtin dans les Vosges, Le Bonhomme, Orbey et Soultzeren dans le Haut-Rhin.

Les grandes villes les plus proches à vol d'oiseau de Plainfaing sont Mulhouse (), Strasbourg () et Nancy ().

Géologie et relief Le village est bâti en fond de vallée, à l'affluence de la Meurthe et d'un ruisseau issu d'un vallon adjacent. Selon les géologues des années soixante, qui décrivaient le territoire communal, les parties du village situées sur les bords des cours d'eau sont situées sur des formations glaciaires de type glacio-lacustre, morainique, fluvio-glaciaire et des alluvions à blocs datant de la glaciation de Würm et le fond des parties amont des vallées à l'est et au sud sont composées de sédiments glaciaires formés de blocs, de galets et de sables plus ou moins altérés datant de la glaciation de RissLa base des études géologiques développée dès les années soixante repose sur les travaux de Jean Hameurt ainsi que sur le livret et la carte géologique de la France au 1/50000, BRGM (Gérardmer, ), 1978.HAMEURT Jean, « Les terrains cristallins et cristallophylliens du versant occidental des Vosges moyennes », Mémoires du service de la carte géologique d’Alsace et de Lorraine , Université de Strasbourg, 1967, 402 p..

La moraine terminale du glacier de calotte sommital s'écoulant dans la vallée que les géologues belges et allemands datent récemment d'il y a dix ou douze mille ans se situe en aval d'Habeaurupt. Les matériaux des glaciations anciennes qui ont pu déborder vers la basse vallée ont été déblayés en grande partie. Ils sont observables dans la gigantesque zone d'accumulation de la vallée de la Meurthe, entre Anould et SaulcyOn peut retrouver une approche actuelle avec FLAGEOLLET Jean-Claude, Sur les traces des glaciers vosgiens, CNRS Éditions, Paris, 2002, 212 p. Toutefois, il ne traite qu'assez peu dans le détail ce secteur, et les précurseurs de l'étude sont essentiellement étrangers..

Les montagnes environnant le village sont composées d'une roche nommé le granitogneiss, intermédiaire selon le géologue nancéïen Jean Hameurt entre le granite et le gneiss, il se caractérise par une double faciès selon les minéraux prépondérants, soit à andalousite soit à amphibole. On y trouve par endroits des remontées rapides de magmas qui ont laissé des filons de micro-granites à biotite et à muscovite ou à pyroxène et à amphibole. Les montagnes situées à l'est de la commune sont composées de granite à grains grossiers à deux micas et de gneiss perlé à cordiérite.

La forêt couvre 828 ha. Une réserve naturelle de flore dite du Tanet et du gazon du Faing couvre , elle comprend les anciennes chaumes sur la grande crête vosgienne de la commune, mises en commun avec celles du Valtin.

L'altitude maximale de la commune est à au sommet du gazon du Faing et l'altitude minimale est sur les anciennes prairies de fauche en aval de la Poutro (ancienne usine) à lorsque la Meurthe pénètre à Fraize.. Le Hangochet atteint d'altitude.

Hydrographie vignette|Réseaux hydrographique et routier de Plainfaing.

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meurthe, le ruisseau de Hardalle, le ruisseau de la Vallée de Chaume, le ruisseau de Lesseux, le ruisseau de Strasy, le ruisseau du Col du Bonhomme, le ruisseau du Louchbach, le ruisseau du Rudlin, le ruisseau du Ruhlock et le ruisseau Lallemand...

La Meurthe arrose la commune en provenance du Valtin. D'une longueur totale de , elle prend sa source dans la commune du Valtin et se jette dans la Moselle à Pompey, après avoir traversé .. Elle reçoit le ruisseau de la Vallée de Chaume..

La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de )..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Gérardmer », sur la commune de Gérardmer à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site publié par Météo-France en .

Voies de communication et transports Transports routiers La ville de Plainfaing, traversée par la route nationale 415, est proche du col du Bonhomme, un col de montagne qui permet la liaison entre Lorraine et Alsace..

Une piste cyclable prend son départ à Plainfaing pour aller jusqu’à Saint-Léonard; c'est la voie verte de la Haute-Meurthe.

Une aire de covoiturage est située à proximité de la salle des fêtes..

Transports en commun vignette|droite|140px|Gare de Saint-Dié-des-Vosges.|alt= Fluo Grand Est. La ligne 24 par autocars (Saint-Dié - Fraize - Habeaurupt) est concédée à Connex Vosges, du groupe Veolia Transport.

Lignes SNCF La gare en service la plus proche est celle de Saint-Dié-des-Vosges, des lignes de Strasbourg-Ville à Saint-Dié, d'Arches à Saint-Dié et de Lunéville à Saint-Dié.

Urbanisme Typologie Au , Plainfaing est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Dié-des-VosgesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Dié-des-Vosges comprend une ville-centre et ... La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (79,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (74,4 %), prairies (9,3 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %), zones humides intérieures (1,6 %), zones urbanisées (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=2.1|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement En 2008, on dénombrait un total de reparties en 856 résidences principales, 231 résidences secondaires et vacants. La majorité de ces lotissements ont été construits avant 1949. Il y a de propriété et 273 de location..

+ Évolution des résidences principales et secondaires depuis 1968 1968 1975 1982 1990 1999 2008 Résidences principales 934 858 862 809 800 856 Résidences secondaires 116 134 172 182 249 231 Résidences vacants 96 126 91 90 97 111

Projets d'aménagement Parmi les projets d’aménagements prévus par le plan local d'urbanisme, le parc de logements de la commune sera renouvelé afin de permettre l'ouverture de nouveaux sites urbains, services et structures et proposer une démarche environnementale (construction économe en énergie et en eau). Les objectifs fixés par la mairie était d'atteindre une population de en 2018 et d'accueillir de nouvelles entreprises sur le territoire..

Plainfaing fait partie des labels de qualité Petites villes de demain depuis qui vise à revitaliser le territoire..

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes suivantes : Plainfain en 1342, Plempfen en 1373, Plein Fein en 1380., Plenfen en 1403, Blenfe en 1419, Plenffy en 1472, Plainfaing en 1656, Pleinfaing ou Plainfeing en 1753.

Plainfaing est une formation toponymique régionale en -faing (parfois -fin(g)) que l'on retrouve par exemple dans Léofaing, écart de Fraize, Linfaing, écart de Saint-Étienne ou encore Strouéfaing, écart de Liézey. Le sens exact de l'appellatif toponymique faing est mal défini, peut-être signifie-t-il « terrain marécageux »Ernest Nègre, op. cit. ou alors « terrain boueux »Albert Dauzat et Charles Rostaing, DENLF, réédition Guénégaud 1979.. Il est issu du vieux bas francique *fani « boue » (gotique fani), dont le dérivé en -ga a donné fange, fagne, etc.

Le premier élément est vraisemblablement l'adjectif d'ancien français plain au sens de « qui présente une surface plane, unie ».

Rudlin Le Rudlin (1580), Le Rupt de Lin (1711), Le Rudeling (1753, Durival), Rudelin (, Cassini)..

Histoire Sous l'Ancien Régime La communauté des censiers était à l'origine rattachée au ban de Fraize, son histoire se confond avec celle des autres grands bans de la Haute Meurthe sous l'Ancien Régime. Les Ribaupierre ou Rapolstein, seigneurs initialement officiers et administrateurs forestiers et montagnards de la maison ducale de Lorraine qui possède des droits régaliens par délégation du pouvoir impérial. La lignée comtale des Ribeaupierre prend, grâce à sa surveillance attentive des finages ducaux, le contrôle d'une partie du ban de Fraize et des limites de finages.

Au spirituel, le village dépend de la grande paroisse de Fraize qui est le centre religieux de cette partie de la vallée avec son église et son cimetière, au moins depuis le . L'église-mère à l'époque mérovingienne et carolingienne est l'église de Mandray, Fraize restant longtemps une de ses annexes.