La bataille de Ginchy est une bataille de la Première Guerre mondiale. Elle se déroule le à Ginchy au cours de la bataille de la Somme. La britannique capture le village tenu par les Allemands. Ginchy est situé à 1,5 kilomètre (0,93 mile) au nord-est de Guillemont, au carrefour de six routes sur un plateau dominant Combles à 4 kilomètres (2,5 miles) au sud-est du village de Ginchy. Après la bataille de Guillemont du , les 14 et d'armée britannique entrent en ligne pour poursuivre la progression et la capture de points d'observation. Ces captures sont nécessaires pour la préparation de l'attaque générale alliée, prévue depuis le mois d'août, de la troisième position allemande qui doit être déclenchée à la mi-septembre. Les attaques britanniques à la jonction de la britannique et de la française sur le bois de Leuze au nord de Ginchy commencent le . La capture le village, mais une contre-attaque allemande reprend Guinchy. Les attaques sur le bois de Leuze et les tentatives de reprise de Ginchy les 4 et sont repoussées par des contre-attaques allemandes. La est relevée par les 55 et . Le au soir, la est remplacée par la sur l'aile droite du dispositif britannique.

Le les Britanniques commencent le bombardement dès l'aube, l'attaque n'est cependant déclenchée qu'à la fin de l'après-midi pour éviter des contre-attaques allemandes avant la tombée de la nuit. L'assaut britannique de la et de la au sud atteint le bois Bouleaux bois mais l'attaque au centre du dispositif est repoussée. Sur le flanc nord, Ginchy est capturé par la et les contre-attaques allemandes sont repoussées. La perte de Ginchy prive les Allemands de postes d'observation d'où ils pouvaient observer la totalité du champ de bataille et permet d'éliminer le saillant du bois Delville, la partie la plus disputée de champ de bataille de la Somme au cours des mois de juillet et d'août. Le succès de la française le , lors de sa plus grande attaque de la bataille et l'avance de l'aile droite de la britannique entre le 3 et le , ont permis aux deux armées de procéder à plusieurs attaques en lien avec la française et l'armée de réserve britannique en septembre. Ces attaques entraînent la capture d'un terrain important et infligent environ pertes aux armées allemandes.

Préparatifs Préparation de l'offensive britannique Les attaques franco-anglaises de la fin du mois de juillet et du mois d'août ont pour objectifs la capture des portions de la seconde ligne allemande encore aux mains des Allemands. Pour les troupes britanniques il faut prendre la ferme Falfemont, Guillemont et le bois de Leuze prélude à la capture de Ginchy et du bois Bouleaux. Les armées françaises et britanniques doivent coopérer pour capturer les hauteurs de part et d'autre de la vallée de Combles. La française a pour objectifs les villages de Maurepas, Leforest, Rancourt et Frégicourt. Les combats à l'ouest de Ginchy, à Longueval et au bois Delville commencent le jusqu'au avec la capture de l'ensemble des positions. La zone située entre le bois de Leuze et Ginchy appelée par les défenseurs allemands « le Entschnabel » domine le village de Ginchy. Une attaque de l'ouest sur Ginchy nécessite une attaque simultanée sur le nord du Entschnabel, pour empêcher les Allemands de bloquer par des tirs d'enfilade l'attaque du village.

Les préparatifs pour la grande offensive prévue pour la mi-septembre continuent. Des attaques des et d'armée sur le bois Delville et le bois Haut sont réalisées pendant les opérations du pour capturer Ginchy. Ces différentes attaques augmentent la charge de travail des unités de génie, de transports britanniques. Des bombardements allemands réguliers rendent plus difficiles la préparation des attaques par les services logistiques britanniques. Après la fin de la bataille de Guillemont, la répartition du front est modifiée. Au la liée à l'armée française au niveau du ravin de Combles se décale libérant une partie du front de la . Cette dernière voit son occupation des tranchées modifiée et prend à sa charge une partie du front de la de la d'infanterie. Au cours de ces changements de positions une tranchée avancée creusée près du bois de Leuze bois est abandonnée. À le , la avance pour récupérer cette tranchée qui sera abandonnée à la suite d'une contre-attaque allemande déclenchée à le .

Plan d'attaque britannique thumb|upright=1.6|right|Batteries de 60-pounder, Contalmaison. La de la est retirée pour seulement deux jours des premières lignes, avant d'être envoyée à l'attaque sur Ginchy. Le terrain est couvert de cratères d'obus remplis d'eau de pluie. La brigade reprend l'extrémité sud de la tranchée Edge et la fosse du diable dans le bois Delville sur les tranchées gauche, les tranchées Stout et Porter en face de Ginchy. La brigade dispose d'un bataillon en soutien à Montauban Alley et d'un bataillon de réserve à la tranchée de Pommiers. Il est prévu de réaliser une attaque en mi-journée plutôt qu'à l'aube pour tromper les Allemands. Le une nouvelle attaque est ordonnée, le doit progresser vers une ligne de Combles - bois de Leuze - le quadrilatère - Ginchy. La au nord dans la zone de front du , doit soutenir l'attaque de Ginchy en attaquant avec la entre la limite du village et le bord oriental du bois Delville, puis doit avancer vers Alley et Ale Alley, puis à partir de la tranchée Pint vers Lager Lane sur la route de Ginchy à Flers. Le doit prendre Wood Lane et le coin est de High Wood. Le bombardement commence le à 7h00 et n'augmente pas d'intensité avant l'heure de l'attaque à pour tromper les Allemands sur l'heure de l'attaque et les priver de la possibilité de contre-attaque avant la nuit. La française devait attaquer au sud de Combles pour isoler le village le , dans le cadre du plan conjoint allié. Elle reporte son attaque en raison de difficultés d'approvisionnement. Sur le front de la , entre le ravin de Combles et la limite avec la sur la route Combles - Guillemont, l'attaque du doit se faire derrière un barrage roulant réaliser par la moitié de l'artillerie divisionnaire, se déplaçant de 91 mètres (100 yards) par minute. Le barrage roulant rencontre un barrage fixe permanent tiré par l'autre moitié de l'artillerie divisionnaire sur chaque ligne de barrage, le barrage fixe passe ensuite sur l'objectif suivant.

Organisation défensive allemande thumb|obusiers lourds allemands 15 cm sFH 13. Les nombreuses attaques britanniques de « grignotage » faites après le sont très coûteuses pour les défenseurs allemands du fait des bombardements d'artillerie, qui transforment les positions allemandes en champs de cratères, enterrent les entrées des abris, hachent les barbelés et démolissent les tranchées. La supériorité aérienne et en artillerie des forces franco-anglaises ont permis aux Alliés de dominer le champ de bataille et de garder les défenseurs allemands sous pression constante et causent de nombreuses victimes. La victime la plus notable est Falkenhayn qui est limogé le et remplacé par Hindenburg et Ludendorff. Les nouveaux chefs allemands abandonnent la politique de défense rigide de Falkenhayn et de contre-attaques automatiques. Les fortifications de campagne allemandes évoluent à partir du mois de juillet. Le système de tranchées est doublé d'une ligne d'avant-poste dans les trous d'obus, avec des troupes de soutien et des réserves plus loin en arrière dans des trous d'obus ou dans tout endroit protégé. La ligne d'avant-postes contient deux ou trois soldats tous les 18 mètres (20 yards) soutenue parfois par une mitrailleuse est souvent envahie. Cette stratégie est ensuite adoptée par les Britanniques pour tenir une ligne avant une contre-attaque allemande. Les contre-attaques allemandes précipitées (Gegenstoss) cessent pour privilégier des contre-attaques limitées bien préparés (Gegenangriff). Ce type de contre-attaque est rarement monté du fait de la pénurie chronique d'infanterie, d'artillerie et de munitions au cours de cette période dans l'armée allemande.

Les tentatives de relier les trous d'obus pour former de nouvelles lignes échouent. Ces lignes sont visibles de l'air et l'aviation de reconnaissance britannique peut diriger les tirs d'artillerie contre elles. En cas de bombardement, les tranchées sont abandonnées, les troupes présentes occupent les cratères d'obus en avant de la tranchée. Ces positions discrètes sont beaucoup plus difficiles à identifier pour les observateurs aériens britanniques. Il est donc nécessaire de tirer beaucoup plus de munitions d'artillerie pour bombarder les zones censées accueillir les troupes allemandes. Les tranchées gardent leur valeur défensives comme points de ralliement et d'hébergement. D'autres tranchées sont creusées selon les enseignements de la Seconde bataille de Champagne du - dès que la main-d'œuvre est disponible, sur les contre-pentes avec des postes d'observation d'artillerie situés entre 460 et mètres (500-1500 yards) derrière les lignes allemandes. Au début de septembre, les défenseurs de Ginchy sont relevés par le d'infanterie bavarois qui connait mal le terrain. Par erreur, le village de Ginchy est placé à la limite de la division bavaroise et de la CLXXXV division divisant la responsabilité de sa défense. De plus la CLXXXV division est peu aguerrie, elle est formée par des artilleurs convertis en fantassins.

La bataille et françaises thumb|upright=1.3|zone d'action des et françaises, 1916 3 - 6 septembre : la française attaque au nord de la Somme. À midi le , elle capture Cléry et la position allemande le long de la route entre Cléry et la Forêt et la totalité du village de Le Forêt. Sur la gauche, le d'armée occupe les hauteurs au sud de Combles et la lisière est du bois de Douage où il capture prisonniers et douze canons. La attaque la rive sud, le , entre Chilly et Barleux. Après trois jours d'attaque, elle occupe Chilly et Soyécourt mais échoue à capturer Vermandovillers, Deniécourt et Barleux. La attaque sur la rive nord avec , qui progresse sur la gauche et gagne du terrain autour de Cléry et au nord. les Allemands contre-attaquent dans le ravin de Combles et bloquent l'avance française à Rancourt. Lorsque les Britanniques prennent la ferme de Falfemont le , les Français arrivent à capturer la totalité du ravin de Combles, des patrouilles capturent la Ferme de l'Hôpital à 800 mètres (0,5 mile) à l'est de Le Forêt. Le rencontre le sur sa droite, qui prend Omiécourt sur la rive sud de la Somme. Une attaque du à la jonction avec la britannique le est repoussée.

12 septembre : Une pause dans les opérations a lieu en raison de mauvaises conditions météorologiques et du réarrangement nécessaires des troupes d'attaque. Le attaque en direction du Mont Saint-Quentin et le attaque Bouchavesnes, prend le village et établit des positions défensives face à Cléry et Feuillaucourt. Le prend le bois d'Anderlu et détruit les défenses allemandes dans le bois de Marrières, il attaque ensuite au nord vers Rancourt et Sailly-Saillisel. Le , le capture la ferme Le Priez. Le repousse plusieurs contre-attaques allemandes de grande ampleur. Le lendemain les attaques des et sont bloquées par la boue et le tir défensif allemand. Les attaques sont à nouveau suspendues afin d'apporter des munitions, du matériel et relever les troupes éprouvées malgré l'imminence de la grande attaque britannique du . Frégicourt, qui domine une partie de la région devant être attaquée par les troupes britanniques n'a pu être capturé. Foch souhaite maintenir la pression sur les Allemands au sud de la rivière mais la majeure partie des ressources est allouée à la . La subit de fréquentes contre-attaques allemandes près de Berny, limitant la conquête du terrain et l'empêchant de reprendre dans de bonnes conditions l'offensive.

britannique thumb|right|Bois Delville