Vexaincourt est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.
Géographie Localisation La commune de Vexaincourt () est située le long de la rivière Plaine, sur la rive gauche, en face de la commune de Bionville, sur la rive droite ; ainsi, en aval les anciennes hières de la Haute Creuse se placent devant le finage du Halbach, le village lui-même face à la Basse de Chaumont ou Bas-Chaumont, et l'amont en face du débouché du vallon sous le replat du Taurupt.
Géologie et relief Le territoire communal s'étend grosso modo au sud et surtout à l'est, en remontant les vallons principaux drainés par le Menombru et par le ruisseau ou goutte de la Maix ; son cours depuis l'auge sous la montagne de la Corbeille appartient à la commune alsacienne de Grandfontaine.
Vexaincourt était un village agro-pastoral, travaillant autrefois le fer ; il a accueilli ensuite un atelier technique de l'industrie textile, au milieu de la haute vallée de la Plaine, implanté sur la rive gauche de la rivière et entouré de forêts de résineux.
Vexaincourt est situé à 19 km de Raon-l'Étape, 66 km d'Épinal, 36 km de Saint-Dié, 68 km de Strasbourg ; l'ancienne place principale du village, en rive droite du ruisseau de la Maix, se trouve à une altitude de 376 mètres, à l'instar de la place devant la Mairie ou l'église, où passait autrefois la route principale de la valléeLéon Louis qui raffole de précision altimétrique superflue indique mètre d'altitude au seuil de la maison commune. . C'est une des communes les plus boisées de France (94 % du territoire). Le village est maintenant concentré à l'écart de la route départementale 392 qui mène au Donon.
Géologie Léon Louis mentionne les alluvions en fond de vallée, la présence de grès rouges, ou todtliegende Bunsandstein en rebord de vallée amont, et surtout, sur les hauteurs des flancs, à la base des sommets, le grès vosgien, où se remarquent des carrières de grès à ciel ouvert.
Communes limitrophes La limite avec Allarmont part de la Haute Creuse, d'abord par une longue pointe sur l'ancienne prairie irriguée, avant de gagner, en ligne droite, le massif forestier de la Haute Côte. Ce massif culminant à mètres d'altitude, et est l'avant-massif de la forêt domaniale des Bois Sauvage(s). Sur le cadastre napoléonien, ce massif de la Haute Côte se dénomme montagne de la Haute Creuz, attestant une ancienne activité pastorale. Le premier revers oriental, assez pentu, portant toujours le bois de Vexaincourt, se nommait le penchant de côte de Menombry. Le revers suivant, sous la hauteur de la Haute Côte à mètres d'altitude jusque sous le col des Marcassins, s'appelait le penchant dit « courrier des Perches ».
La limite sommitale prend une direction sud-est, avec toutefois, un décalage de presque s vers le nord-est après le col des Marcassins, qui laisse l'essentiel des hauteurs du vieux chemin « saint Grime » à la commune d'AllarmontLe vieux chemin saint Grime gagnait la scierie du Halbach près de la Plaine, en suivant approximativement jusqu'au bout la ligne de crête de la Haute Côte.. Le penchant à l'est du dolmen de la Haute Côte est qualifié de « Sauvage Femme ». Une hauteur au sud était qualifiée sur le plan cadastrale des années 1820 de « clairière de la Sauvage Femme », attestant la présence d'une chaume ancienne culminant à mètres d'altitude. Plus à l'est, le canton de « Craisé Sepp » ou, au sud-est, le canton de « Jardin David » sont des reliquats d'appellations forestières qui délimitaient les grandes parcelles des Bois Sauvage(s).
La limite rejoint d'abord la hauteur du Sauvage Homme, puis gagne le sommet arrondi du Saint-Grime culminant à mètres d'altitude, en formant un point frontalier triple avec la commune de Moussey sur le revers sud-est à forte pente et la commune d'Allarmont à l'occident.
La commune de Vexaincourt garde la haute combe dominant la passe actuelle du « Jardin David ». Toutes ses hauteurs débordent légèrement vers le haut val de la commune de Moussey, la limite sinue ainsi vers le nord-est sous la « chaume des Auges » culminant à mètres d'altitude et au-delà « la Roche des Auges » à mètres d'altitude, avant de rejoindre le « col du Bon Dieu » à mètres d'altitude ; il est connu pour son oratoire qui domine le lac de la Maix, enfoncé dans son vallon glaciaire au nord.
Surmontant le col du « Haut du Bon Dieu », le mont du « Haut du Bon Dieu » à mètres d'altitude ouvrait un replat de plus d'un kilomètre vers le Nord-Ouest ; c'était une chaume avant la « fontaine Colas Lorrain », mais signalée, sur le cadastre napoléonien, par diverses clairières, dont celle encore importante dite de la chaume de la « grotte de la Biche ».
Au nord de la crête qui se prolongeait vers la montagne dite Habermihl, au niveau de l'échancrure du col de la « fontaine Colas », le revers était nommé du nom du vallon du ruisseau qu'il surmontait, soit le « penchant de la goutte de la Maix ». La haute vallée du ruisseau du Menombru, plus au sud, était aussi située sur un penchant dit « Courier des Auges ».
La limite reprend sa course au nord-est sur les hauteurs, suivant approximativement l'ancienne « voie des Bannes », qu'elle ne suit pas sur l'autre versant, tombant vers le « col du Prayé ». Elle reste par contre sur la ligne de faîte, au-delà de mètres d'altitude. L'espace communal forme une pointe orientale englobant le profond vallon du « Trou du Diable » sous la montagne de la Corbeille atteignant son coin sud-ouest vers mètres d'altitudeLa zone sommitale à mètres d'altitude forme un replat dessinant grosso modo une corbeille de lancer, chistera ou boomerang.. De là, au sud et à l'ouest de la commune de Grandfontaine, elle rejoint les montagnes d'Asson, la « Tête d'Asson » culminant à mètres d'altitude, ou à partir des hautes Fêtes à l'ouest, elle marque la séparation avec la commune de Luvigny.
Au sud du Col d'Asson, au fond du vallon, se trouvait la scierie de la goutte de la Maix, c'est pourquoi ce versant au soleil se nommait le « penchant de la scierie de la goutte de la Maix » ou dans son ancienne partie en chaume ou paisson, la clairière de la scierie de la « goutte de la Maix »Cette scierie, longtemps une dépendance isolée du comté à l'époque moderne, qualifie le chemin d'amenée des bois et d'évacuation des planches. Au moins depuis le , les seigneurs exploitent leurs possessions forestières, progressivement cantonnées, et gérées de manière rationnelle, en privilégiant les gains financiers. L'ancienne toponymie inusitée s'amenuise au siècle suivant, de simples chemins d'exploitation dénommés trivialement entre deux endroits utiles apparaissent. D'où le succès du terme "Maix" qui s'étend vers d'autres lieux, jusqu'à requalifier abusivement la Mer et son Hermitage abandonné, autrement dit le "canton du lac de la Maix" et son finage forestier.. Sur le cadastre napoléonien, le chemin de ce long vallon, dénommé la chemin de la basse de la « goutte de la Maix », se dirige vers la « passe de la Corbeille » et le col de la Minière, et ignore le lac de la Maix. Ce chemin de portage menant vers l'Alsace est à l'origine de la rue de la goutte de la Maix dans l'ancien village de VexaincourtIl semble décliner en fréquentation après 1750 et l'amélioration sensible de la route de la vallée principale..
À la fin du , un chemin de Vexaincourt menait vers la haute cense de la Maix, représenté plus tard par les deux fermes proches du lac de la Maix, dont la première partie menant à la scierie se confondait avec ce chemin principal sur le finage. Le finage remontait continûment depuis le village sur plus de deux kilomètres avec des prairies, prés et champs, en fonds du vallon, jusqu'à mètres d'altitude. En amont, il y avait en dehors du chemin du vallon, divers prés inclus dans l'espace forestier, comme le « pré Matelet », et à l'écart au sud sur le revers, au-dessus de la clairière dénommé « La Brûlé de Maye », les fermes isolées du lac de La Maix, près de la masure dénommée autrefois hermitage. Le petit lac apparaissait au nord sous les contreforts du « Bon Dieu » couvert d'une végétation arbustive, dit « taillis de la Maix », au début du Il est évident qu'au , le lac se nomme encore simplement la Mer, et l'Hermitage de la Mer, nullement une masure ou une ruine, représente un domaine clos et un sanctuaire habitable, nommée la Maise ou la Meix ou maix, prononcé mé, mée ou maiye. Par contre, le vallon et le ruisseau se nomment brièvement Lameix ou Lamaix, avec un son "mè" final très différent. La confusion linguistique commence vers la fin du , avec la francisation des lieux-dits, complète au . Lire l'évolution des appellations du "lac de la Maix"..
Le haut de la passe de la Corbeille ou haute « passe d'Asson », sur le chemin de la « goutte de La Maix » au col des Minières, est marquée par la Croix Brignon, dédiée à Jean-Baptiste Brignon, mortellement touché par le soldat-garde chasse allemand Kaufmann, le .
Hydrographie
La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée sur l'axe de la vallée par la Plaine, et sur les vallons latéraux, par le ruisseau de la Maix, qui descend de la montagne de la Corbeille en cascatelless, et le ruisseau de Menonru ou autrefois des Menombres, qui, son nom l'indiquait, menait aux versants forestiers ombrés..
La Plaine, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Grandfontaine et se jette dans la Meurthe à Raon-l'Étape, après avoir traversé .
vignette|centre|redresse=2.0|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Vexaincourt.
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité..
De nombreux ruisselets descendent des hauteurs méridionales de la forêt domaniale dites « des Bois Sauvage(s) ». Les ruisseaux de la Maix et de Menonrupt descendent de deux vallons entre versant au soleil et versant à l'ombre, confluent au cœur du village avant de rejoindre la rivière Plaine en rive gauche. Leurs appellations au cours des siècles passés est difficile à suivre : le premier s'écrivait aussi ruisseau ou « ru de la Meix » ou « de la Mex », donnant naissance au chemin de la Meix, qui remontait son cours en rejoignant Raon sur Plaine en passant entre la Corbeille et les hautes fêtes d'Asson, le second se nommait encore Ménonru ou Menombru, voire selon les statistiques de Léon Louis, en 1880, ruisseau des Ménombres. Ces ruisseaux étaient importants pour les équipements hydrauliques et les aménagements d'irrigation, alimentés par un réseau complexe de rigoles ou canaux.
Diverses réserves halieutiques existaient autrefois, variables ou reconductibles selon les années ; en 1880, la goutte-de-la-Maix est mise en réserve stricte de la scierie de la Maix jusqu'à la Plaine ; en 1880 comme en 1888, la préfecture avait interdit la pêche entre le barrage du Haut Champ de Foux (en limite avec Luvigny) et le barrage de la Grève à VexaincourtLe Mémorial des Vosges, 18 juin 1880. Le Nouvelliste de l'Est, 15 février 1888. Une interprétation est donnée en page histoire contemporaine de Raon-sur-Plaine..
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée ( à ) en toutes saisons et un hiver rude (moins de )..