Jean-Pierre Ribéreau, né le à Neuvicq-Montguyon (généralité de La Rochelle, actuel département de Charente-Inférieure), mort le à Liège (Belgique), est un homme politique de la Révolution française.

Biographie Jean-Pierre Ribéreau avait pour grand-père François Ribereau, notaire, et descend de la famille Ribereau des meuniers et notables de Boresse. On retrouve des branches de sa famille dans de nombreux villages de Charente (Saint-Vallier, Challignac, Brossac…) et Charente-Maritime (Boresse, Neuvicq…) ou à Bordeaux, branche Ribereau-Gayon.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Jean-Pierre Ribéreau, alors procureur-syndic de Barbézieux, est élu député du département de la Charente, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale.

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et se prononce en faveur de l'appel au peuple mais contre le sursis à l'exécution de la peine : Louis est un conspirateur ; je ne connais d'autre peine pour les conspirateurs que la peine de mort ; je prononce la mort. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.

Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, Jean-Pierre Ribéreau est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin. Lui et les autres protestataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III (le ).

Sous le Directoire, Jean-Pierre Ribéreau est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le prairial an VI (le ).

En 1798, il quitte son mandat pour devenir commissaire-liquidateur de la comptabilité intermédiaire, puis chef de la liquidation de la dette publique. Il est limogé après le Coup d'État du 18 brumaire. On le retrouve ensuite dans l'administration de la loterie.

En 1815, Ribéreau signe l'Acte additionnel. À cause de cela, il est frappé par la loi du 12 janvier 1816 exilant les régicides ayant soutenu les Cent-Jours. Il prend alors un passeport pour la Prusse mais ne part finalement pas. Il se cache pendant deux ans avant d'être découvert et capturé à Paris par la police royale. Il est alors reconduit à la frontière belge et s'installe à Liège.

La révolution de 1830 aurait pu lui permettre de rentrer en France, mais il meurt accidentellement le , un mois à peine après l'avènement de la monarchie de Juillet.

Notes et références

Source

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