L'École de Metz est un mouvement artistique qui rassembla une trentaine d'artistes, entre 1830 et 1870, dans la région messine.
Contexte historique L'École de Metz, en tant que mouvement artistique, se forme autour de Laurent-Charles Maréchal, pastelliste et maître-verrier. Influencée par Eugène Delacroix, trouvant une inspiration dans les paysages romantiques, le passé médiéval du Pays messin, ouverte sur l'Allemagne et sensible à l'exotisme des figures orientalistes, l'École de Metz s'est exprimée dans la peinture, la gravure, le dessin, le pastel, le vitrail, et même la sculpture.
Les artistes principaux sont Maréchal, les Hussenot père et fils, Migette, Devilly. De manière ponctuelles participent A. Rolland, A. MennessierAuguste Dominique Mennessier (Nancy, 1803- Metz, 1890., Aimé de Lemud, Victor Masson et Émile KnoepflerEmile Knoepfler (Mey, 1821-1879) élève d'Eugène Delacroix.. Les sculpteurs Fratin et Pêtre, et le graveur Jacott sont associés à ce foyer artistique.
La guerre franco-prussienne de 1870 puis l'annexion de Metz cause la dislocation du mouvement, la plupart des artistes s'exilant, à Bar-le-Duc et à Nancy, entre autres.
Histoire d'une dénomination Révélée par de l'Académie de Metz en 1834, c'est Baudelaire qui la qualifia ainsi au salon de 1845Maréchal, chef de file de l’école de Metz sur Le Républicain lorrain, le ..
La formation des artistes
Les peintres de cette école ont étudié à Metz, puis à Paris. L'Italie, la Belgique, et les Pays-Bas alimentent leurs voyages, tandis que les peintures de Raphaël, Le Titien, Rembrandt ou Rubens en sont l'inspiration dominante.
La représentation du Pays messin L'histoire, l'architecture et le paysage sont largement invoqués dans les œuvres de l'École de Metz. Cette volonté de puiser dans la matière même du Pays messin qui les environne en constitue ainsi un facteur d'unité. Auguste Migette, en particulier, réalisera plus de deux-cents dessins de monuments de Metz et de sa région, se faisant le témoin de l'inventaire du patrimoine contemporain de Mérimée. La forte empreinte gothique à Metz semble se conjuguer spontanément à l'engouement romantique général pour le Moyen Âge qu'elle renforce. Le passé historique et architectural de la cité peut alors être évoqué glorieusement.
Filiation romantique Delacroix et le Romantisme influencent fortement ces artistes. Les voyages contribuent à former les artistes messins ; des figures de l'Afrique du Nord ainsi que des bohémiens de la région, émane une esthétique qui fait écho aux Grecs de l'Antiquité, comme dans Le Pâtre par Maréchal.
Aspirations philosophiques Au contact d'une bourgeoisie aisée et dans le contexte de l'expansion industrielle importante dans la région qui voit s'organiser une exposition universelle en 1861 à Metz, certains artistes de l'École de Metz assignent à leur production une visée philosophique et sociale. S'engageant pour un socialisme chrétien, Maréchal ouvre un atelier du vitrail, s'associe avec Charles-François Champigneulle, et leur entreprise pourvoira aux destinées de plus de cent-soixante églises et environ douze-mille verrièresLe peintre-verrier au XIXe siècle : un industriel ? .
Galerie
Notes et références
Bibliographie
Roussel Francis, Blondel Nicole. Le peintre-verrier au XIXe siècle : un industriel ? dans la Revue de l’Art, 1986, n°72. André Bellard, Laurent-Charles Maréchal, l’École de Metz, dans Les cahiers lorrains, S.H.A.L., Metz, 1959. Albert Eiselé, Metz et son école de peintres : 1825-1870, Metz, Mutelet, 1959, 117 p.
Voir aussi Liens externes Blog sur l’École de Metz
Articles connexes École de Nancy Écoles d'art en France
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