Achicourt est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Achicouriens. La commune est membre de la communauté urbaine d'Arras. La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages.
Au milieu du , la Société du Duc de Guînes y a creusé un puits et recherché, sans succès, la houille. À la suite des destructions subies pendant la Première Guerre mondiale, la commune est décorée de la croix de guerre 1914-1918. Sur le territoire communal se trouve le Achicourt Road Cemetery, cimetière militaire britannique de la Première Guerre mondiale.
Géographie Localisation Localisée dans le sud-est du département du Pas-de-Calais, La ville d'Achicourt est limitrophe, au nord, de la commune d'Arras (chef-lieu d'arrondissement et préfecture du Pas-de-Calais).
La citadelle d'Arras est à proximité immédiate de la commune, de terrains autrefois militaires constitués de bois sont situés sur son territoire. Il est heureux pour les habitants d'Achicourt que cette citadelle se soit appelée « La belle inutile », ils n'ont plus eu à subir les méfaits d'un siège depuis la prise d'Arras par Louis XIV.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq communes.
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..
La commune est traversée par la rivière le Crinchon, un affluent en rive-droite de la Scarpe (et donc un sous-affluent de l'Escaut) qui prend sa source à Bailleulmont et se jette dans la rivière Scarpe au niveau de la commune de Saint-Nicolas.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Wancourt à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Paysages
La commune s’inscrit dans les « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ...
Ces « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », qui concernent , sont constitués de 80,36 % de cultures, de 8,01 % d'espaces artificialisés avec les communes principales de Cambrai, Caudry, Bapaume et Avesnes-le-Comte, de 7,25 % de prairies naturelles, permanentes, de 3,19 % de forêts et de milieux semi-naturels, 0,77 % de friches industrielles, de 0,38 % de cours d'eau et plan d'eau et de 0,04 % d’espaces industriels. Ces paysages sont dominés par les « grandes cultures » de céréales et de betteraves industrielles qui représentent de la surface agricole utilisée (SAU)..
Milieux naturels et biodiversité Non loin de la citadelle d'Arras, s'étend l'espace naturel dit la Bassure. Cette zone basse, humide et prairiale a longtemps été destinée à la culture maraîchère. Elle est située dans l'ancien lit d'inondation du Crinchon. Elle fait l'objet d'une gestion différenciée, avec l'aide d'herbivores (chèvres, zébus nains, petits ânes, alpagas et des moutons d'Ouessant) appartenant à la société Ecozone. Cet espace semi-naturel est intégré dans la trame verte et bleue locale (maillage de corridors biologiques) reliant les milieux naturelsou à renaturer de Wailly à Fampoux, dans la TVB de la communauté urbaine d'Arras (CUA). La Bassure joue notamment un rôle de « zone tampon » pour la trame bleue de l'Arrageois, le long de la Scarpe et du Crinchon (via l'ancien réseau de fossés de drainage creusés pour le maraîchage). Ce réseau se remplit en cas de crue, et contribue à épurer et infiltrer l'eau, contribuant à la recharge des nappes superficielles. La Bassure est aussi un lieu de promenade et de loisir avec un sentier pédestre, des jardins familiaux (vingt-huit jardiniers) et des zones de pâturageJulien Lechevestrier, La Bassure, un parc environnemental, La Voix du Nord, 2012-04-22.
Espèces faunistiques et floristiques L’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense plusieurs espèces faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont certaines sont protégées et d’autres menacées et quasi-menacées..
Urbanisme Typologie Au , Achicourt est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine d'ArrasUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Arras comprend une ville-centre et quatorze communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Arras, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40,4 %), zones urbanisées (39,5 %), zones agricoles hétérogènes (11,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Logement En 20212021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2015 et de en 2010. , soit une progression du nombre total de logements de 15,2 % depuis 2010.
Parmi ces logements, 93,5 % étaient des résidences principales, (soit ), 0,6 % des résidences secondaires et 6,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 71,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 28,6 % des appartements.
Sur les résidences principales, 57,3 % sont occupées par des propriétaires, 41,8 % par des locataires et 0,9 % par des personnes logées gratuitement..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Achicourt en 2021 en comparaison avec celle du Pas-de-Calais et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,6 %) par rapport au département (6,5 %) et à la France entière (9,7 %) ainsi que d'une proportion de logements vacants (6,0 %) inférieure à celle du département (7,3 %) et de la France entière (8,1 %).
+ Le logement à Achicourt en 2021 Typologie Achicourt. Pas-de-Calais. France entière. Résidences principales (en %)93,586,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)0,66,59,7 Logements vacants (en %)6,07,38,1
Voies de communication et transports Deux lignes de chemin de fer coupent le territoire de la commune, l'une est la ligne Paris - Lille partageant la commune en deux, l'autre est la ligne Arras - Saint-Pol-sur-Ternoise passant à niveau sur une artère principale. Sur cette deuxième ligne subsiste encore la gare d'Achicourt, cependant les trains ne s'y arrêtent plus.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Harcicortis en 1047 ; Harchicurt, Harcicurt in parrochia, Hadis au ; Harchecourt en 1238 ; Harchicourt en 1246 ; Harcicort en 1256 ; Hachicourt en 1258 ; Hacecourt en 1261 ; Harchycort en 1267 ; Hacycourt en 1307 ; Hacicourt au ; Hachi-cour en 1739. ; Achicourt en 1793 et depuis 1801.
Hees est une localité rattachée à Achicourt entre 1790 et 1794.
Histoire L'histoire d'Achicourt et du Pouvoir de Hées est intimement liée à celle de la ville d'Arras, le Pouvoir de Hées s'est incrusté dans la ville, depuis la rue des Capucins jusqu'au faubourg Ronville. La moitié de ce pouvoir fait maintenant parti de la ville.Le village d'Achicourt comprenait trois seigneuries :
La seigneurie de Hées qui appartenait à l'abbaye de Saint-Vaast ; elle s'étendait depuis la porte Ronville jusqu'au Petit-Bapaume, de là par le Caumont, a rue du Pont de Hées, la rivière le Crinchon jusqu'au Malvaux, pour revenir à la Citadelle et les Promenades jusqu'à la porte Pugniel. La seignerie de La Vigne emplacement des Promenades (ou les Allées) et une partie de la Citadelle. Une seigneurie dite d'Harcicort s'étendait depuis l'église de Hées, ancienne église détruite en 1914, au milieu du vieux cimetière, jusque Agny et vers Wailly
vignette|Territoires d'Achicourt dans ses limites en 1820GeoportailDicoTopo.