La rue des Gobelins est une voie du de Paris située dans le quartier Croulebarbe.

Situation et accès Reliant la rue Berbier du Mets à l’avenue des Gobelins, la rue des Gobelins est desservie par la ligne 7 à la station Les Gobelins.

Origine du nom La rue tient son nom actuel du voisinage de la manufacture des Gobelins qui identifie de nombreuses voies situées dans ce secteur. En effet, la première mention d’un Gobelin date du mois d’août 1443, lorsque Jehan Gobelin, vraisemblablement originaire de Reims d’une famille qui paradoxalement ne fabriqua aucune tapisserie, prit à loyer une maison rue Mouffetard à l’enseigne du cygne et quatre ans plus tard établit sur les bords de la Bièvre - coulant en ce temps-là à ciel ouvert - un atelier de teinture. Jehan Gobelin était donc, vers le milieu du , un teinturier de laine fort réputé pour ses rouges à l’écarlate, installé près d’un moulin, dans le faubourg Saint-Marcel, que l’on baptisa moulin des Gobelins en raison de l’importance de sa descendance.

Historique Cette voie, indiquée sous le nom de « rue de Bièvre » sur le plan de Saint-Victor de 1552, elle est citée sous le nom de « rue des Gobelins », « rue des Tainturiers » et « rue de Bièvre » dans un manuscrit de 1636. En 1787, la dénomination de cette rivière était ruisseau des Gobelins.

Vers 1621, cette rue est un asile pour de nombreux Huguenots placés sous la protection du gouverneur de Paris, le duc de Montbazon.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : l’écrivain Auguste Vitu situe, à cet emplacement, l’hôtel de style Louis XIII, de monsieur de Julienne. : Hôtel Mascrany ou maison d'en haut de la famille Gobelin ou hôtel Jullienne ou maison natale de Frédéric Passy, prix Nobel de la paix et accès à l’église évangélique des Gobelins. : ancienne mégisserie.

: atelier du peintre Éric Dubuc de 1982 à 1986. L'îlot de la Reine Blanche, visible depuis sa fenêtre, apparaît dans son dernier tableau Autoportrait de profil (1986), aujourd’hui au musée d'Art moderne de Paris. : l’un des bâtiments faisant partie de l’îlot de la Reine Blanche, dit « château de la Reine-Blanche ». Au XIX siècle, le n°19 est l’atelier d’un apprêteur de draps et le n°17 une tannerie. De style gothique, ces deux maisons comptent parmi les plus anciennes de ParisPanneau Histoire de Paris rue des Gobelins. : maison où est né en 1934 Bernard Cabrejas, l’un des pionniers de la plongée professionnelle en scaphandre autonome.

Dans la littérature Joris-Karl Huysmans évoque la rue dans La Bièvre.

Notes et références

Pour approfondir Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris

Liens externes

Catégorie:Rue dans le 13e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636