La famille de Mévouillon, que l'on trouve également sous les formes Mevouillon ou encore Meuillon, est un lignage féodal éteint de Provence (actuel département de la Drôme), qui a contrôlé une partie des Baronnies, en Dauphiné.

Histoire Origines L'archéologue médiéviste Marie-Pierre Estienne (2004, 2008) indique que les Mévouillon-Mison relèvent d'un groupe familial apparu au cours du . Le plus ancien document dans lequel le patronyme Mévouillon est mentionné date de 1057, selon le Cartulaire Saint-Victor de Marseille (). Sa forme varie dans la documentation médiévale du siècle avec de Medillone, de Methulensis et de Mettulionis.

L'étude des castra entre les mains de ce lignage démontre une première implantation à l’extrémité orientale des Baronnies. Estienne (2008) souligne ainsi l'emprise des premiers degrés de la famille sur les sièges épiscopaux de Gap, Vaison et Sisteron, au début du .

Le premier membre mentionné dans l'acte du Cartulaire Saint-Victor est Laugier de Medillone, frère de Ripert I. On le retrouve comme témoin dans une donation de 1087 par l'évêque de Gap, Féraud, où il prend ce même patronyme (Cartulaire de l’abbaye de Cluny ). Tous deux, ainsi que Raimbaud et Hugues, sont les fils de Percipia, selon un acte du Cartulaire de Saint-Victor de Marseille (CSV ). Le nom de son époux n'est pas connu et fait l'objet de débats..

Raymond de Mévouillon participe, à Arles, au couronnement de Frédéric le .. Quelques jours plus tard l'empereur publie le , à Valence, un diplôme par lequel .. Cet acte, ainsi que celui de 1166, permettent à ce seigneur d'affirmer son indépendance dans les Baronnies, (Estienne, 2008).

En 1317, Raymond de Mévouillon fait don de sa baronnie au Dauphin. La baronnie de Montauban fut acquise par le Dauphin Humbert I.

En 1334, Mabille Adhémar, épouse de Raymond de Mévouillon, fait de sa sœur Éléonore son héritière. Cette Éléonore fut mariée à Pierre des Barres puis à Pierre de La Chaux. Ce dernier fut obligé par Mabille à prendre pour nom celui de Mévouillon. Ainsi apparait la seconde Maison de Mévouillon, qui elle-même s'éteignit dans celle des Bon. Pierre Bon, racheta au Dauphin la baronnie de Mévouillon en 1558.

Baronnies de Mévouillon et de Montauban Les Mévouillon prêtèrent hommages au Dauphin en 1293, mais s'en étaient déjà reconnu vassal en 1203. Ils avaient établi leur capitale administrative aux Buis, pour la seigneurie de Mévouillon et à Nyons pour celle de MontaubanVictor Cassien, Debelle, Album du Dauphiné, ou Recueil de dessins représentant les sites les plus pittoresques... du Dauphiné, vol.??, 1837, p.???. Ils achetèrent le territoire de la commune de Roynac au .

La baronnie de Mévouillon comprenait 35 terres et était délimitée au sud par le Ventoux, le plateau d’Albion et la montagne de Lure, à l’ouest par la plaine du Rhône, à l’est par le Buëch et au nord approximativement par le DioisLa baronnie des Mévouillon

Branches Gustave de Rivoire de La Bâtie (1867) soulignait que . Ainsi une branche de la famille de Grolée, les marquis de Bressieux portent le nom Mévouillon, à la suite du mariage de Béatrice de Mévouillon avec Jean de Grolée en 1450. L'historien Joseph Roman (1888) indique, dans une notice consacrée au sénéchal de Beaucaire (1425), Guillaume de Mévouillon ou Meuillon, que le nom est passé aux Grolée à la suite de l'héritage des biens du sénéchal, probablement sans postérité, mais que ce dernier ne relevait pas de la famille des barons de Mévouillon, mais qu'il était issu d'une famille de la Chaup qui avait repris (vers 1290) le nom d'une branche de l'ancienne famille baronnale..

Une autre branche s'éteignit dans la famille de Calme au , qui à son tour s'éteignit dans celle de Grolée. Une autre de ses branches était baron de MontaubanDamien Carraz, L'ordre du Temple dans la basse vallée du Rhône, 1124-1312, 2005, p.???.

Titres et fiefs Vicomte de Gap, Baron de Mévouillon, Baron de Montauban, Seigneurs de : Alauzon, Arpavon, Arzeliers, Aulan, Autanne, Barret-de-Lioure, Curnier, bastide du col d'Ey, Beauvoisin, Blacons, le Bruchet, Bruis, le Buis, la Charce, Clermont, Cornillac, Cornillon-sur-l'Oule, bastide de Coste-Chaude, Cotignac, Eygaliers, Eyroles, Ferrassières, bastille de Guillaume, Guibert, Lachau, Lazer, Izon, la Jonche, Mérindol(-les-Oliviers), Mévouillon, Miravail, Mollans, Montaud, Montaulieu, Montbrun, Montmorin, Montréal, la bastide de Marcenne, Ollon, Pellonne, Pierrelongue, les Pilles, Plaisians, Visan, Pommerol, Propiac, Proyas, Reilhannette, Rémuzat, Revest, Ribiers, Rochebrune, Roche-Saint-Secret, Roche-sur-Buis, Le Poët, Sahune, Sainte-Jalle, Saint-Marcellin(-les Vaisons), Saint Maurice, Saint Sauveur, Sorbiers, Séderon, bastide du col de Soubeyran, Tarendol, bastide des Tourettes, Trescléoux, Ubrieux, Valréas, Vercoiran, Séderon.

Filiation Premiers degrés La filiation de ces premiers degrés repose sur des hypothèses, dont (Magnani, 1999) serait celle de Jean-Pierre Poly (1991), reprise en partie par Etienne (2004, 2008). Les dates correspondent aux mentions dans la documentation.

Filiation attestée Filiation des Mévouillon débutant avec Laugier II et probablement Percipia (voir ci-dessus).

Personnalités Seigneurs Domina Percipia, figure fondatrice de la lignée. Raymond I, seigneur de Mévouillon. Raymond II, seigneur de Mévouillon. Raymond IV de Mévouillon, baron de Mévouillon.

Religieux Trois évêques de Vaison, issu du lignage Mirabel-Mison. Pierre I 1003-1040(?) Pierre II de Mirabel 1010-1030 Pierre III 1053/60 ?-1090/1103, petit-neveu de Pierre II, fils de Raimbaud de Nice. Ripert I de Mévouillon, évêque de Gap (v.1053-1061). Raymond de Mévouillon (), fils du , évêque de Gap (1281), puis archevêque d'Embrun (1289).

Armes Image Armoiries Mévouillon (selon Roman) : De gueules chapé d'hermine. La ville de Ribiers, dans les Hautes-Alpes, fief des Mévouillon, porte les mêmes armes, légèrement brisées. Mévouillon (selon Rivoire) : De gueules chaussé d'hermines. Mévouillon (selon Artefeuil) : D'hermine chapé de gueules.. Mévouillon (selon Allard) : D'argent moucheté de sable au chef d'or chapé de gueules..

Alliances Les principales alliances des Mévouillon et leurs branches sont : Montdragon, Baux-Orange, Sabran, Castellane, Montauban, Agoult, Simiane, Artaud, Adhémar, Alleman, de Pontevès, Forcalquier, Faye, Montpellier, Mison, Taulign, Grimaldi, Monteynard, de Blacas, d'Urgell, de Valavoire, de Narbonne, Rame, de Vaison, d'Aix, de Genève, de Villemur.

Demeures Château de MévouillonDétruit sur ordre de Louis XIV en 1684 : des fouilles archéologiques ont pu révéler la trace de la chapelle castrale. Ne subsiste que l'ayguier, la forteresse ayant été rasée au . Château de Cornillon-sur-Oule. Château Giraud.

Galerie

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . . ( lire en ligne). . . .

Articles connexes Armorial des familles du Dauphiné Histoire de la Provence Liste de familles éteintes notoires de la noblesse française

Liens externes

. , onzième numéro de la série "Les Médiévalpes", par Olivier Hanne. « Origine de la famille des Mévouillon » (travaux généalogiques, 2009), sur le site personnel thierryhelene.bianco.free.fr. « de Mévouillon, de Medillone, Methulensis, Mettulionis » (travaux généalogiques, 2005), site personnel jean.gallian.free.fr.

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