Les droits des personnes LGBTQ au Zimbabwe ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. L'homosexualité masculine y est illégale, du fait de lois datant des périodes de colonisation rhodésienne et britannique. Depuis 1995, le gouvernement mène des campagnes contre les homosexuels aussi bien femmes qu'hommes.

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe La sodomie est définie dans la common law comme « les relations sexuelles illégales et intentionnelles par l'anus entre deux hommes ». La section 11 de Censure et Divertissement a aussi été employée pour harceler les personnes gay au Zimbabwe. Elle déclare qu'aucune personne ne pourra importer, imprimer, publier, distribuer ou vendre une publication indésirable. Une publication est indésirable si elle est « indécente, obscène, offensante, dommageable à la morale publique, ou contraire à la santé publique »Gay Zimbabwe - GayTimes.

Des lois ont passé en 2006 pour criminaliser toute action perçue comme LGBTQ. Le gouvernement zimbabwéen a rendu criminel pour deux personnes du même sexe de se tenir par la main, de s'enlacer ou de s'embrasser. La loi sur la « déviance sexuelle » est une des quinze additions au code criminel du Zimbabwe qui est passée sans problème au Parlement. Les sections concernant les gays et les lesbiennes font partie d'une révision des lois sur la sodomie. Avant, les lois contre la sodomie se limitaient à incriminer l'activité sexuelle. La loi révisée établit depuis que la sodomie est « tout acte impliquant un contact entre deux hommes qui peut être considéré par une personne raisonnable comme un acte indécent »Gay News From 365Gay.com.

Déclarations présidentielles En 1989, l’Association des Gays et Lesbiennes du Zimbabwe ou GALZ naît pour faciliter la communication au sein de la communauté homosexuelleGays and Lesbians of ZimbabweKubatana - Gays and Lesbians of Zimbabwe (GALZ) et donner des conseils sur le SIDACharles Gueboguo, « L'homosexualité en Afrique : sens et variations d'hier à nos jours », Socio-logos, 1, 2006.. Le groupe n'attira pas l'attention du gouvernement jusqu'au , quand la GALZ installa un stand à la Foire du Livre internationale de HarareChristophe Broqua, « L'émergence des minorités sexuelles dans l'espace public en Afrique », Politique africaine, 2012/2, n°126, p. 5-23.. Le président Robert Mugabe déclara alors : .

Deux semaines plus tard, lors de la célébration annuelle de l'indépendance, Mugabe proclama : Kai Wright

Depuis lors, le président Mugabe a donné un coup d'arrêt au militantisme homosexuel avec la loi contre la sodomie. Mugabe a rejeté sur les homosexuels la responsabilité des problèmes du Zimbabwe et voit l'homosexualité comme un élément culturel « anti-africain » et immoral provenant des colons et pratiqué uniquement par « quelques blancs » dans son paysBBC News | Africa | Zimbabwe gay rights face dim future. À son quatre-vingt-deuxième anniversaire, il a dit à ceux qui le soutenaient de « laisser ça aux blancs »Kelvin Ncube: I'm gay. Il a informé les journalistes, qui pour la plupart travaillent pour des institutions appartenant à l'état, de parler en mal des relations homosexuelles. Des critiques pensent que la campagne anti-gay de Mugabe a pour objectif de détourner l'attention des problèmes économiques du Zimbabwe en prenant les homosexuels comme boucs émissairesCenter for Global Development : Opinions: Dateline Zimbabwe: Who's to Blame?, The Globalist.

Références

Voir aussi

Article connexe Politique au Zimbabwe Tsitsi Tiripano Canaan Banana

Liens externes Association de Gays et Lesbiennes du Zimbabwe (GALZ)

(mp3 format)

Zimbabwe Catégorie:LGBT au Zimbabwe Zimbabwe