(« Rocher de Plymouth » en français) est le lieu supposé du Massachusetts (nord-est des États-Unis) où, le , William Bradford et les pèlerins du accostèrent pour fonder la colonie de Plymouth et la ville bleue.
Histoire L'emplacement de l'endroit est marqué par un rocher de granodiorite (bloc erratique) situé au pied de la sur le rivage de la baie de Plymouth et aurait été le premier à être foulé par les pionniers. Cependant, ni dans le journal de Bradford (), ni de celui du pèlerin Edward Winslow (), il n'est fait mention du récit de cet épisode.
Quoi qu'il en soit, le monolithe aurait été transmis de génération en génération, et lorsqu'il fut question de construire, en 1741, un monument sur le site même de l'accostage, Thomas Faunce, un ancien pasteur de (qui fut longtemps responsable de la comptabilité de la ville de Plymouth), identifia avec précision la roche sur laquelle son père lui aurait dit avoir été le premier à poser le pied.
Lorsque le colonel Theophilus Cotton et les habitants de la ville de Plymouth décidèrent de déplacer la pierre en 1774, celle-ci se brisa en deux, et il fut alors décidé de laisser la moitié inférieure sur place et de transférer la partie supérieure dans la maison de réunion de la ville. Elle y restera jusqu'en 1834, date à laquelle elle fut transportée au .
En 1859, on décida de construire un petit temple de style victorien pour abriter la partie restée sur le rivage. Le monument, dessiné par , sera achevé en 1867. Treize années plus tard, la partie supérieure de la pierre quitta la pour regagner son emplacement initial. C'est à cette date que l'année « 1620 » sera gravée sur le monolithe.
left|thumb|La nouvelle construction datant de 1920.
En 1920, la roche est déplacée sur le front de mer, sur une promenade de bord de l'eau conçue par l'architecte paysagiste , derrière une digue basse, de telle manière que, lorsque la roche retourna à son emplacement d'origine, elle repose au niveau de la mer.
Les soins de la roche ont été confiés au du Massachusetts, et une nouvelle construction très sobre conçue par et Chesley Bonestell permet de voir la marée laver le rocher protégé par des caillebotis. Au cours des nombreux voyages du Rocher dans l'ensemble de la ville de Plymouth de nombreuses parties de celui-ci ont été prises, achetées et vendues. C'est pourquoi aujourd'hui, environ 1/3 de la partie supérieure demeure. Le poids estimé du rocher d'origine était de .
Le site est désormais inscrit au Registre national des lieux historiques ( « Registre national des sites historiques »), au sein du et géré par le .
thumb|left|upright|L'ancienne construction abritant le Rocher (vers 1880).
Références contemporaines Cole Porter fait une allusion comique au Plymouth Rock dans une chanson de la comédie musicale de 1934, , imaginant que si les puritains s’opposaient aux mœurs modernes « choquantes », ils n'auraient pas « atterri à Plymouth Rock, Plymouth Rock aurait atterri sur eux » ().
Malcolm X a repris cette image lors d'un discours sur le nationalisme noir déclarant « Nous n'avons pas abordé à Plymouth Rock. C'est le rocher qui nous est tombé dessus. » ()..
Notes et références
Liens externes
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