La d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à Seconde Guerre mondiale. Elle est mobilisée en (Montpellier) en 1914 et en 1939.
Formée à la mobilisation d'août 1914 comme une division de réserve, elle combat dans les Vosges à partir de et ses régiments d'infanterie sont progressivement remplacés par des bataillons de chasseurs à pied ou alpins.
Recréée en comme division d'infanterie de réserve de série B, la division stationne dans les Alpes jusqu'à l'attaque italienne, pendant laquelle elle n'est pas engagée au combat. Elle est dissoute après l'armistice de juin 1940.
Les chefs de corps 2 - : général François Joseph Woirhaye - : général Mazel - : général Guerrier - : général Serret - : général Nollet - : général Lacapelle - : général Brissaud-Desmaillet - : général Spitz - : général Boucher
La Première Guerre mondiale Composition
Infanterie Jusqu'en , l'infanterie est regroupée en brigades. d'infanterie, de la mobilisation à d’infanterie d’infanterie d’infanterie
d'infanterie, de la mobilisation à d’infanterie d’infanterie d’infanterie Bataillons indépendants, de septembre- à (unités de la détachées dans les Vosges avant d'être rattachées à la division) de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs à pied de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins
d'infanterie, d' à d’infanterie d’infanterie d'infanterie
d'infanterie, de à (dissolution) d’infanterie de chasseurs à pied, jusqu'en de chasseurs alpins, jusqu'en de chasseurs à pied (ex bataillon isolé), de à de chasseurs alpins, à partir de d'infanterie, de janvier à régiment d'infanterie régiment d'infanterie d'infanterie
de chasseurs, de à de chasseurs alpins de chasseurs alpins (ex bataillon isolé) de chasseurs alpins, jusqu'en (passe à la ) de chasseurs alpins de chasseurs alpins, à partir d' de chasseurs, de à de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs (ex groupe Boussat jusqu'en , brièvement de chasseurs en aout 1915), de à territorial de chasseurs alpins, de mars à territorial de chasseurs alpins, de mars à de chasseurs alpins (ex bataillon isolé) de chasseurs alpins (ex bataillon isolé) de chasseurs alpins (venu de la ), à partir d' de chasseurs, de mars à (dissolution) de chasseurs à pied (venu de la ) de chasseurs à pied (venu de la ) de chasseurs à pied de chasseurs, de mai à (dissolution) de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins territorial de chasseurs à pied vignette|Les fanions des bataillons de chasseurs de la présentés au général Pétain en juillet 1917.Après , toutes les formations d'infanterie dépendent de l'infanterie divisionnaire (ID) et sont regroupées en groupes de chasseurs :
de chasseurs : de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs : de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs : de chasseurs alpins de chasseurs alpins de chasseurs alpins
Ces trois groupes sont renforcés en par le territorial de chasseurs alpins, qui forme la réserve tactique de l'infanterie divisionnaire.
Les groupes de chasseurs sont réorganisés en : le est dissous, le vient de la au de chasseurs et le passe du au .
Autres unités Cavalerie et du de dragons, de la mobilisation à Un escadron du de dragons, d' à Un escadron du de chasseurs, de à Un escadron du de chasseurs, de à Un escadron du de chasseurs, de à Deux escadrons du de dragons, de à la fin de la guerre Artillerie Groupe ( à ) du d'artillerie de campagne, de la mobilisation à Groupe de renforcement ( à ) du d'artillerie de campagne, de la mobilisation à Groupe de renforcement ( à ) du d'artillerie de campagne, de la mobilisation à Groupe de renforcement du d'artillerie de campagne, d' à (fusion) Groupe du d'artillerie de campagne, de à (fusion) Groupe du d'artillerie de campagne, de à (fusion) d'artillerie de campagne (formé par fusion des trois groupes de l'artillerie divisionnaire), d' à la fin de la guerre à groupes de 75 batterie de 58 T, jusqu'à mi-1918 Batterie de 65 M du d'artillerie de montagne, de septembre- à (batteries des Vosges) Batterie de 65 M du d'artillerie de montagne, de septembre- à (batteries des Vosges) du d'artillerie lourde (canons de 155 C), d' à la fin de la guerre Génie Compagnies 16/13, 16/19 et 16/24 du du génie Détachement de transmissions du du génie Escadrille 289, en 1918 Historique 1914 - 1916 L'état major de la de réserve est constitué dès le , date de la mobilisation générale, à Montpellier à partir d'un noyau d'officiers appartenant à l'inspection des formations de réserve de la . 11 - : transport par voie ferrée (VF) dans la région de Montbéliard. 16 - : mouvement offensif en direction de Mulhouse. Engagée dans la bataille d'Alsace. Le , combats de Brunstatt et de Flaxlanden. À partir du , organisation et défense d'une position au sud-est du canal du Rhône au Rhin. - : repli sur la région de Montbéliard, puis mouvement vers celle de Delle ; travaux. À partir du , mouvement vers Gérardmer. - : mouvement vers le front ; occupation d'un secteur entre la Fave et le col du Bonhomme. - : reconnaissance offensive dans la région bois du Chéna, Lesseux. : prise de Lesseux, le front étendu à droite jusque vers Thann. - : combats et prise de la Tête du Violu. : prise de la Tête de Faux. : prise de la gare d'Aspach. 13, 14, 25, 30 et : combats à Steinbach. : front réduit à gauche, jusqu'au col du Bonhomme. , 3 et : combats à Steinbach. : front réduit à gauche jusque vers Metzeral. vignette|Le général Serret, commandant la prépare l'offensive vers le Schnepfenried (mi-avril 1915). - et 14 - : opération sur Metzeral. 6, 17 et ; 6 et ; , , , 15 et , 21 et : combats sur l'Hartmannswillerkopf. - : nouveaux combats sur l'Hartmannswillerkopf. : front réduit à gauche, jusqu'à la vallée de la Lauch.
1916 - : retrait du front, mouvement vers le camp d'Arches ; instruction. À partir du , mouvement vers la région Darnieulles, Girancourt, puis transport par V.F. dans celle de Crèvecœur-le-Grand ; séjour au camp de Crèvecœur, instruction. À partir du , mouvement vers la région de Boves, puis vers celle de Cappy. - : mouvement vers le front. Engagée dans la bataille de la Somme, entre le bois de Hem et la Somme. : attaque en direction de Cléry-sur-Somme. 3 et : attaque et prise de Cléry-sur-Somme. - : retrait du front ; repos vers Grandvilliers. À partir du , mouvement vers la région de Gournay-en-Bray ; repos. 10 - : mouvement vers Bray-sur-Somme. Engagée à nouveau, à partir du dans la bataille de la Somme aux abords de Sailly-Saillisel. : attaque française et prise d'une partie de Sailly-Saillisel. 17, 19 et : attaques françaises locales. 16, 18, 20 et : attaques allemandes. - : retrait du front (éléments relevés seulement le ), transport par V.F. de la région de Conty, dans celle de Bruyères ; repos vers Gérardmer. - : occupation d'un secteur entre Metzeral et le col de Sainte-Marie.
1917 - : retrait du front ; repos vers Arches. Le transport par V.F. de Bruyères vers Rougemont-le-Château ; travaux de seconde position. À partir du , mouvement vers le camp d'Arches ; instruction. - : transport par V.F. de Darnieulles vers Montmirail. À partir du , mouvement vers le front par étapes entrecoupées de repos. Éléments engagés dans la bataille du Chemin des Dames, devant Craonne. - : occupation et organisation d'un secteur vers Craonne et la lisière nord du bois de Beau Marais. 20 - : attaques françaises et contre-attaques allemandes. 2 - : retrait du front ; repos et instruction à Hourges. - : occupation d'un secteur vers Craonne et le sud de Chevreux, étendu à gauche le jusqu'au plateau de Californie. : attaque allemande repoussée. - : retrait du front, mouvement par étapes vers la région de Meaux ; repos, travaux et instruction. 16 - : transport par V.F. de Chelles à Vierzy et à Longpont, puis mouvement vers l'Aisne. - : occupation d'un secteur sur le chemin des Dames vers le Panthéon et l'Épine de Chevregny. : attaque et avance dans la région ferme de la Royère, Épine de Chevregny. : contre-attaque allemande. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le Panthéon et à l'ouest ; travaux préparatoires à l'offensive. À partir du , engagée dans la bataille de la Malmaison, attaque sur Pargny-Filain. Puis organisation des positions vers Filain et Pargny-Filain. - : retrait du front ; à partir du , transport par V.F. de la région de Château-Thierry dans celle de Lure ; repos et instruction au camp de Villersexel (éléments en couverture à la frontière suisse). - : mouvement vers Le Thillot, puis à partir du , occupation d'un secteur vers Leimbach et le ballon de Guebwiller. Engagements fréquents de part et d'autre.
1918 - : retrait du front et mouvement vers Villersexel ; repos. À partir du , transport par V.F. à l'est de Compiègne ; repos et instruction. À partir du , mouvement vers le sud de Beauvais ; travaux et instruction. - : occupation d'un secteur vers Rouvrel, le bois de Sénécat et Hailles, étendu à droite le jusqu'au sud de Rouvrel. : action offensive et avance sur Castel ; les 23 et , nouvelles progressions. vignette|Prisonniers fait à Moreuil le et ramenés vers le PC de la division. : engagée vers Morisel et le bois de Sénécat, dans la troisième bataille de Picardie. Prise de Morisel et de Moreuil. 10 - : retrait du front, mouvement vers Wailly ; repos. À partir du , transport vers Rethondes. - : préparatifs d'offensive. Engagée dans la poussée vers la position Hindenburg, d'abord en deuxième ligne, puis à partir du en première ligne au nord de Juvigny. Prise du mont de Leuilly, de Vauxaillon, du plateau de Moisy et du mont des Singes. Puis organisation des positions conquises vers Vauxaillon et Moisy. - : retrait du front et repos vers Compiègne. Puis mouvement vers le sud de Saint-Quentin ; préparatifs d'offensive. - : engagée dans la bataille de Mont d'Origny. Poursuite vers le canal de la Sambre ; le , pris du Petit-Verly. À partir du progression (en liaison avec l'armée britannique) vers le canal de la Sambre dans la région Hannapes, Oisy, Vénérolles, Étreux. Organisation des positions conquises. Le , engagée dans la seconde bataille de Guise. Franchissement du canal de la Sambre. 5 - : retrait du front et mouvement vers Seboncourt et Saint-Quentin. La division se trouve dans la région de Ham, au moment de l'armistice.
1919
La division est dissoute le et ses bataillons répartis entre les et d'infanterie.
Rattachement mobilisation : de réserve. : isolée - : d'armée à partir de : isolée
La Seconde Guerre mondiale Composition Infanterie :
d'infanterie ( RI) d'infanterie ( RI) d'infanterie ( RI)
Cavalerie :
de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI)
Artillerie :
d'artillerie divisionnaire ( RAD) d'artillerie lourde divisionnaire ( RALD)
Génie :
de sapeurs mineurs puis compagnies de sapeurs mineurs 66/1 et 66/2 après dissolution du bataillon Compagnie télégraphique 66/81 Compagnie radio 66/82
Train :
Compagnie hippomobile 66/16 Compagnie automobile 166/16
Autre :
Groupe d'exploitation divisionnaire 66/16 sanitaire divisionnaire Centre d'instruction divisionnaire
Historique La division est mobilisée début sur le type montagne en . Elle défend d'abord le littoral de la Provence entre La Napoule et la vallée du Var. Elle part à l'instruction dans la zone de Brignoles puis autour de Vizille à partir .
Elle passe ensuite en défense dans le secteur du col de la Faucille et du Léman en février-, où elle relève la d'infanterie. Elle rejoint fin le secteur de la Maurienne, où elles est renforcée par les éléments des sous-secteurs de la Haute, de la Moyenne et de la Basse-Maurienne du secteur fortifié de la Savoie (ligne Maginot).