La d'infanterie est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.
Division d'active créée en 1913 dans la militaire ( d'armée), elle n'est dissoute qu'en pendant la bataille de France.
Différentes dénominations
1913 : création de la d'infanterie : mobilisation : mobilisation : destruction de la d'infanterie : recréée comme légère d'infanterie : reddition de la légère d'infanterie
Les chefs de la d'infanterie - : général Lanquetot - : général Lombard - : général Baucheron de Boissoudy - : général Mollandin - ? : général Michel - : général Brenot - 1922 : général Paquette 1922 - 1925 : général - : général Tanant 1928 - 1930 : général Lagrue 1930 - 1933 : général Zopff 1933 - 1937 : général Chabert - : général Grandsard 1939 - 1940 : général Vernillat
Création avant guerre La division est créée en 1913. Elle est rattachée à la (Langres et Épinal), créée par décret du .
Elle est constituée de deux brigades : ( et d'infanterie) à Épinal et (, , , de chasseurs à pied) à Saint-Dié.
Première Guerre mondiale vignette|Le drapeau du et sa garde, lors d'une revue de la division le dans le bois de Mauloy (commune de Saint-Rémy-Blanzy, Aisne).
Composition au cours de la guerre Infanterie : d'infanterie d' à d'infanterie d' à de chasseurs à pied d' à de chasseurs à pied d' à (transféré à la DI) de chasseurs à pied d' à (transféré à la DI) de chasseurs à pied d' à Cavalerie : 1 escadron du de chasseurs à cheval d' à puis en 1917 Artillerie : 3 groupes de 75 du régiment d'artillerie de campagne d' à de 58 du d'artillerie de campagne de à de 58 du d'artillerie de campagne de janvier à de 155C du d'artillerie lourde de juillet à Génie : compagnie 21/2 du du génie d' à compagnie 21/52 (ex-21/2 bis) du de à compagnie 21/71 du de à 1 bataillon du d'infanterie territoriale d'août à
L'infanterie est, jusqu'en , divisée en deux brigades : la compte les et et la les , , et . En , les brigades sont réorganisées : , et à la , , et à la . Les deux brigades sont supprimées en et les unités deviennent directement commandées par l'infanterie divisionnaire.
Historique
1914 Mobilisée dans la 2 - : en couverture dans la région de Saint-Dié, de Fraize à Senones. À partir du , attaques des cols de Sainte-Marie et du Bonhomme et marche sur Saales. 14 - : mouvement offensif, par la vallée de la Bruche en direction de Schirmeck. Combat de Saint-Blaise-la-Roche ; occupation de Schirmeck. À partir du , mouvement par le Donon en direction de Sarrebourg. : combat de Biberkirch. 20 - : engagée dans la bataille de Sarrebourg. À partir du , repli sur la Meurthe, au sud-est de Baccarat. : combat de Montigny. Le , continuation du repli vers le nord-est de Rambervillers. vignette|Monument commémoratif de la au col de la Chipotte. - : engagée dans la bataille de la Mortagne. Mouvement offensif, combat dans la région de Sainte-Barbe et col de la Chipotte. 2 - : retrait du front et mouvement vers Girecourt-sur-Durbion. À partir du , transport par voie ferrée dans la région de Montier-en-Der. 7 - : engagée dans la bataille de la Marne. Du 7 au , bataille de Vitry, combat au signal de Sompuis. À partir du , poursuite par Mairy-sur-Marne en direction de Suippes et de Souain. - : combat à l'ouest de Souain. Puis stabilisation du front. - : retrait du front ; à partir du , transport par voie ferrée de Châlons-sur-Marne à Saint-Pol. - : mouvement vers Aubigny-en-Artois, engagée dans la première bataille d'Artois. Combat vers Carency, Notre-Dame-de-Lorette et Ablain-Saint-Nazaire. Puis organisation d'un secteur vers Noulette et le sud de Carency. - : retrait du front et transport par camions vers le sud-ouest d'Ypres. Engagée dans la bataille d'Ypres, d'abord au sud de Wijtschate, puis au sud de Saint-Éloi. À partir du , occupation d'un secteur vers le bois du Polygone et la route d'Ypres à Menin. - : stationnement en seconde ligne, puis à partir du , occupation d'un secteur entre le sud de Broodseinde et le bois du Polygone (inclus). 6 - : retrait du front et mouvement par étapes vers le sud-ouest de Béthune ; repos.
1915 - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers Ablain-Saint-Nazaire et Notre-Dame-de-Lorette, étendu à gauche le jusqu'à l'ouest d'Angres. 3 - : attaque allemande vers Notre-Dame-de-Lorette ; contre-attaques françaises. - : retrait du front et repos au sud de Houdain. - : occupation d'un secteur vers Ablain-Saint-Nazaire et l'ouest d'Angres, réduit à droite le jusque vers Notre-Dame-de-Lorette. Engagée dans la deuxième bataille d'Artois. 8 - , 25 - et : attaques françaises sur le chemin creux d'Angres, le fond de Buval et le plateau de Lorette. Organisation et occupation du terrain conquis au nord de Souchez. - : engagée dans la troisième bataille d'Artois. Offensive dans la région sud d'Angres, prise du bois en Hache. Puis occupation du terrain conquis au nord de Souchez et à l'ouest d'Angres. 7 - : retrait du front et repos vers Saint-Pol. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur entre le nord de Souchez et l'ouest d'Angres.
1916 - : retrait du front ; repos et instruction vers Houvin-Houvigneul et Grand-Rullecourt. À partir du , transport par camions au camp de Saint-Riquier ; instruction. À partir du , mouvement vers la région de Saint-Pol, puis à partir du transport par voie ferrée dans la région de Revigny-sur-Ornain ; repos vers Vavincourt et Chardogne. 5 - : transport par camions dans la région de Verdun. Engagée à partir du dans la bataille de Verdun vers Eix le village et le fort de Vaux. : attaque allemande sur le fort de Vaux. 20 - : retrait du front, stationnement dans la région de Verdun. - : engagée à nouveau dans la bataille de Verdun, vers l'étang de Vaux et le sud de Damloup. , : attaques allemandes. - : retrait du front, transport par camions au sud de Bar-le-Duc ; repos. À partir du , transport par voie ferrée dans la région de Châlons-sur-Marne ; repos et instruction dans la région de Somme-Vesle. - : mouvement vers le nord et occupation d'un secteur vers la butte du Mesnil et le sud de Tahure. - : retrait du front ; transport par camions au sud-est de Châlons-sur-Marne, repos et instruction. À partir du , transport par voie ferrée dans la région de Froissy. - : transport par camions vers le front. Engagée dans la bataille de la Somme vers Soyécourt et le nord de Vermandovillers. : attaque française et prise de Soyécourt. 5, : attaques françaises. - : retrait du front ; transport par camions dans la région de Beauvais. - : mouvement vers le nord. Engagée à nouveau dans la bataille de la Somme vers Ablaincourt et au nord du village. : attaque française. : attaque allemande. - : retrait du front et transport par camions dans la région de Beauvais ; repos et instruction. 15 - : transport par camions vers le front et occupation d'un secteur vers Ablaincourt et Génermont. - : retrait du front et transport par voie ferrée dans la région de Lure ; repos et instruction au camp de Villersexel.
1917 - : couverture et travaux sur la frontière suisse, vers Delle. - : mouvement par étapes vers le camp de Villersexel ; instruction. - : mouvement vers Belfort ; à partir du transport par voie ferrée dans la région de Sézanne et Montmirail, puis mouvement vers celle de Château-Thierry ; repos et instruction. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur au chemin des Dames vers le Panthéon et la ferme de Colombe. - : retrait du front et repos au sud de Soissons. 5 - : occupation d'un secteur vers la ferme du Toly (éléments en repos et éléments aux travaux). - : retrait du front et repos vers Vauxcastille. 10 - : occupation d'un secteur vers la ferme de Colombe et le nord de Nanteuil-la-Fosse. À partir du , engagée dans la bataille de la Malmaison sur le front ferme Mennejean, ferme de Colombe. Combats près d'Anizy-le-Château. Organisation du terrain conquis jusqu'à l'Ailette vers Chavignon et au nord. - : retrait du front et repos vers Viels-Maisons. - : transport par voie ferrée de la région de Coulommiers à Vesoul. À partir du , mouvement vers Audincourt et Pont-de-Roide ; couverture et travaux à la frontière suisse.
1918 - : transport par voie ferrée de la région de Pont-de-Roide dans celle de Bruyères ; repos. À partir du , occupation d'un secteur vers le col du Bonhomme et Provenchères-sur-Fave. 5 - : retrait du front et mouvement vers Corcieux et Bruyères ; repos. - : transport par voie ferrée dans la région de Crépy-en-Valois, puis mouvement vers le sud de Compiègne ; instruction et travaux. - : transport par camions au sud de Braine. Engagée dans la troisième bataille de l'Aisne. Résistance sur les hauteurs au sud de la Vesle ; combats en retraite jusqu'à la région Veuilly-la-Poterie, Bouresches. Stabilisation du front vers Hautevesnes et l'est de Veuilly-la-Poterie. 6 - : retrait du front et transport par camions de la région Lizy-sur-Ourcq, dans celle de Châlons-sur-Marne. Le , mouvement vers Herpont et Dampierre-le-Château (travaux de seconde ligne) ; puis mouvement vers le front. - : occupation d'un secteur vers Tahure et la ferme Navarin, déplacé à droite le entre la cote 193 et les Mamelles. : quatrième bataille de Champagne. À partir du , contre-attaques et réorganisation du front vers le Trou Bricot et Le Mesnil-lès-Hurlus. 7 - : retrait du front, mouvement vers la région de Saint-Germain-la-Ville ; repos. - : occupation d'un secteur vers Perthes-lès-Hurlus et le Trou Bricot. À partir du , engagée dans la bataille de Somme-Py (Bataille de Champagne et d'Argonne) et son exploitation, poursuite vers Aure et Manre. En seconde ligne du au , puis reprise de l'offensive au sud d'Orfeuil. 5 - : retrait du front et mouvement vers Mourmelon-le-Grand, repos vers Juvigny-sur-Marne. Puis mouvement par Chigny-les-Roses et Villers-Franqueux, vers le secteur de Banogne-Recouvrance. Combats au nord du Thour. 25 - : bataille de la Serre. - : retrait du front et repos au nord-ouest d'Épernayv. 6 - : mouvement vers le front ; participe en seconde ligne à la poussée sur la Meuse. Se trouve vers Chaumont-Porcien lors de l'armistice.
Rattachement Affectation organique : d'armée d' à
4 - 25 -
9 -
19 -
Détachement d'armée de Belgique
L'entre-deux-guerres vignette|Le fanion et la musique du à Strasbourg le . Les brigades sont reconstituées après-guerre. En 1920, la division est constituée des unités suivantes :
d'infanterie régiment d'infanterie ; d'infanterie ; demi-brigade de chasseurs : de chasseurs à pied, de chasseurs à pied. d'infanterie d'infanterie ; de chasseurs : de chasseurs à pied, de chasseurs à pied, de chasseurs à pied. régiment d'artillerie divisionnaire.
Recréé en 1935 et installé en octobre à Saint-Dié-des-Vosges, le régiment de tirailleurs marocains est rattaché à la .
Seconde Guerre mondiale Composition vignette|Insigne de la compagnie divisionnaire antichar (CDAC), du . En , la division d'infanterie se compose de : régiment d'infanterie ; dont de pionniers et divisionnaire antichar demi-brigade de chasseurs à pied ; de chasseurs à pied ; de chasseurs à pied ; de chasseurs à pied. régiment de tirailleurs marocains ; régiment d'artillerie divisionnaire ; régiment d'artillerie lourde divisionnaire ; de reconnaissance de division d'infanterie ;
et de tous les services (Sapeurs mineurs, télégraphique, compagnie auto de transport, groupe sanitaire divisionnaire, groupe d'exploitation etc.).
Historique vignette|Soldats du de la capturés à Thulin le .Le , la DI, basée au nord de Reims, sous les ordres du général Henry François Vernillat, est rattachée à la réserve du GQG. Elle est mise à la disposition de la 1re armée française le .