La d'infanterie () est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale, à la Seconde Guerre mondiale et à la Guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations
1873 : formation de la d'infanterie 1940 : dissolution 1957 : nouvelle formation de la d'infanterie 1962 : dissolution
Les chefs de la d'infanterie - : général Le Poittevin de La Croix-Vaubois . - : général Villette . - : général Gand . - : général Raynal de Tissonière . : général Parison - : général Lanes . - : général Briois . - : général Delrieu . - : général Radiguet - : général d'Auvin (ou Dauvin) - : général Giraud - 1924 : général Louis Bernard . 1938 - 1939 : général Pigeaud 1940 : général Lanquetot 1957 - 1959 : général Daillier 1960 - 1961 : général Ducournau
Avant 1914 La division est créée en 1873.
La Première Guerre mondiale Composition À la mobilisation de 1914, la division est constituée comme suit : d'infanterie d'infanterie () d'infanterie ()
d'infanterie d'infanterie () d'infanterie ()
Cavalerie : 1 escadron du de chasseurs à cheval ()
Artillerie : 3 groupe de 75 du d'artillerie de campagne ()
Génie : compagnie 11/1 du du génie Les changements suivants ont lieu pendant la guerre :
les brigades d'infanterie sont dissoutes en et l'infanterie regroupée dans l'infanterie divisionnaire (ID). Le quitte à cette date la division. En , l'infanterie est renforcée par un bataillon de pionniers du d'infanterie territoriale. En 1916, l'escadron de cavalerie quitte la division. Début 1917, la division reçoit deux escadrons du , réduits à un seul à partir de mi-1917. De la mi-1916 à la mi-1918, l'artillerie est renforcée par la batterie de 58 de tranchées du (devenue batterie du début 1918). À partir de , l'artillerie est renforcé par le (ex-) du d'artillerie lourde, équipé de 155 courts Schneider. Le génie est renforcé par les compagnies 11/51 (ex-11/1 bis) et 11/21, du , par un détachement de transmissions du à partir de la mi-1916 et en 1917 par un détachement de sapeurs-pionniers du .
Historique 1914
Mobilisée dans la .
5 - : transport par V.F. dans la région de Challerange, Monthois, concentration vers Quatre-Champs. 9 - : mouvement vers le nord et à partir du , couverture sur la Meuse vers Sedan, avec avant-garde vers Bouillon. 21 - : offensive vers le nord. Engagée le dans la bataille des Ardennes, combat de Maissin. - : repli sur la Meuse par Bouillon. Combats au sud de la Meuse (Bataille de la Meuse). À partir du , repli en combattant par Vendresse, Givry, Aulnay-sur-Marne sur la région est de Fère-Champenoise. 6 - : engagée dans la bataille de la Marne, du 6 au bataille des Marais de Saint-Gond, combat vers Fère-Champenoise et au sud. À partir du , poursuite par Châlons-sur-Marne jusque dans la région de Saint-Hilaire-le-Grand. 14 - : engagée dans la bataille de l'Aisne, combats vers Saint-Hilaire-le-Grand, puis stabilisation du front. 18 - : retrait du front, mouvement vers le sud de Reims et participation à la défense de Reims, vers Cernay-lès-Reims et Saint-Léonard. 21 - : retrait du front et mouvement vers Compiègne. À partir du , transport par V.F. dans la région d'Amiens. - : mouvement vers Albert. Engagée dans la de Picardie, combats vers Contalmaison, La Boisselle, Auchonvillers et Beaumont-Hamel ; puis occupation d'un secteur vers Hamel et le sud d'Hébuterne. : attaque française sur Beaumont-Hamel. : éléments engagés dans l'attaque française sur La Boisselle. : front étendu à gauche jusque vers Hébuterne et du au réduit à droite jusque vers Beaumont-Hamel. : attaque française entre Serre et Hébuterne. Prise de la ferme Toutvent.
1915 - : retrait du front (relève par l'armée britannique), mouvement par Belleuse ; repos et instruction. À partir du , transport par V.F. dans la région de Vitry-le-François. - : mouvement vers le front et à partir du , occupation d'un secteur au sud-ouest de la cote 196. vignette|Le et son drapeau, porté par le lieutenant-colonel Desgrées du Loû, lors de l'assaut du sur Le Mesnil-lès-Hurlus. 25 septembre - 5 novembre : engagée dans la bataille de Champagne, au nord du Mesnil-lès-Hurlus ; prise des Mamelles et du Trapèze, puis organisation des positions conquises vers les Mamelles et la cote 196. 23 - : prise partielle de la Courtine.
- : retrait du front, transport par camions vers La Chaussée-sur-Marne ; repos et instruction. - : mouvement vers le front, puis à partir du occupation d'un secteur vers Tahure et la route de Tahure à Sommepy. : secteur déplacé à droite et s'étend des Mamelles à Tahure. 1916 23 - : retrait du front et repos vers Mourmelon-le-Grand. - : mouvement vers le front, puis occupation d'un secteur vers la ferme de Moscou et le chemin de Baconnes à Vaudesincourt. 24 - : retrait du front et à partir du , transport par V.F. vers Sainte-Menehould. - : mouvement vers le front. À partir du , engagée dans la bataille de Verdun vers le bois d'Haudromont et la cote de Froideterre (éléments engagés dès le ). 12, : violentes attaques allemandes. 16, : contre-attaques françaises ; combat du 18 au .
- : retrait du front et repos vers Bar-le-Duc. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur sur les Hauts-de-Meuse, entre Châtillon-sous-les-Côtes et Bonzée, étendue à droite, le jusque vers Trésauvaux. 12 - : retrait du front et repos vers Villotte-devant-Saint-Mihiel. - : transport par camions à Verdun ; à partir du occupation d'un secteur vers le village et le fort de Douaumont. 13 - : retrait du front, du 15 au , tenue prête à intervenir dans la première bataille offensive de Verdun. 20 - : occupation d'un secteur entre la ferme des Chambrettes et Bezonvaux. - : retrait du front et repos dans la région de Vavincourt.
1917 - : occupation d'un secteur vers Louvemont-Côte-du-Poivre et Vacherauville. - : retrait du front, mouvement par étapes vers Mailly-le-Camp ; repos et instruction. - : mouvement par étapes vers Meaux (repos et instruction), puis vers Soissons. : engagée sur la position Hindenburg vers Margival et Laffaux. Puis occupation et organisation des positions conquises vers Laffaux et Quincy-Basse.
9 - : retrait du front, repos vers Saint-Rémy-Blanzy et Arcy-Sainte-Restitue. - : occupation d'un secteur vers Cerny-en-Laonnois et la route de Paissy à Ailles. Défense et organisation des positions conquises le . 5, : combats fréquents (bataille du Chemin des Dames).
- : retrait du front, transport par camions dans la région de Lassigny, puis dans celle de Ressons-sur-Matz et de Montmorency ; repos et instruction. À partir du , mouvement par étapes vers Ham. - : occupation d'un secteur au sud de la Somme, vers Urvillers et Dallon. 5 - : retrait du front, mouvement vers Nesles, le transport par V.F. vers Villers-Cotterêts, Longpont et Vierzy ; repos dans la région de Neuilly-Saint-Front. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur vers le Panthéon et l'Épine de Chevregny. 6 - : retrait du front ; repos et instruction vers Neuilly-Saint-Front. - : préparatifs d'offensive dans la région de Sermoise. Le , engagée en soutien dans la bataille de la Malmaison. À partir du , occupation d'un secteur vers Filain et Pargny-Filain ; organisation des positions conquises. - : retrait du front, repos dans la région de Villers-Hélon. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur au chemin des Dames vers Chavignon.
1918 27 mai - : engagée dans la bataille de l'Aisne, subit le choc de l'offensive allemande ; repli en combattant par Chassemy, Hartennes-et-Taux, Billy-sur-Ourcq et Dampleux. 2 - : retrait du front et à partir du transport par V.F. de la région de Château-Thierry dans celle de Châtel-sur-Moselle ; repos et instruction. - : mouvement vers le front et occupation d'un secteur dans la région Metzeral, la Fave, réduit à droite jusqu'à la vallée de la Weiss. - : retrait du front ; repos vers Brouvelieures. À partir du , transport par V.F. vers Saint-Dizier, puis mouvement vers Vitry-le-François ; repos. - : mouvement vers Suippes et à partir du , engagée dans la bataille de Somme-Py (bataille de Champagne et d'Argonne) et son exploitation ; progression au nord de la Py, puis organisation des positions conquises. 8 - : retrait du front, mouvement vers Cuperly, puis transport dans la région de Vitry-le-François ; repos. - : occupation d'un secteur vers Thugny-Trugny et le sud de Rethel étendu à droite, les 23 et , jusqu'à l'ouest d'Ambly-Fleury. À partir du engagée dans la poussée vers la Meuse ; progression et combats vers Pargny-Resson, Lucquy, Launois-sur-Vence et Mézières. 8 - : retrait du front, regroupement vers Touligny et Raillicourt
Rattachement Rattachement organique : au d'armée d' à .
2 -
16 -
2 -
21 - 2 -
2 -
5 -
Détachement d'armée Foch
Groupement Pétain
L'entre-deux-guerres La division est conservée à l'ordre de bataille après la loi du 28 mars 1928 relative à la constitution des cadres et effectifs de l'armée. Avec son état-major à Nantes, dans la région militaire, elle est organisée sur le type Nord-Est et est constituée des unités suivantes :
régiment d'infanterie à Fontenay-le-Comte régiment d'infanterie à Nantes régiment d'infanterie à Lorient régiment d'artillerie divisionnaire à Issoire
La Seconde Guerre mondiale Composition Après la mobilisation, la division d'infanterie se compose de : régiment d'infanterie régiment d'infanterie antichar (canons de 25) régiment d'infanterie de pionniers groupe de reconnaissance de division d'infanterie régiment d'artillerie divisionnaire régiment d'artillerie lourde divisionnaire d'ouvriers d'artillerie de munitions hippomobile de munitions automobile Compagnies de sapeurs-mineurs 21/1 et 21/2 (regroupées jusqu'au dans le de sapeurs-mineurs) Compagnie télégraphique 21/81 Compagnie radio 21/82 Compagnie hippomobile du train 21/11 Compagnie automobile du train 221/11 Groupe d'exploitation divisionnaire 21/11 (service d'intendance) groupe sanitaire divisionnaire Centre d'instruction divisionnaire 21
Combats
En , elle participe à l'offensive de la Sarre et progresse en territoire allemand avant de se replier sur ordre le .
Le , la DI, sous les ordres du général Lanquetot, est rattachée et intégrée à la . Au moment de l'offensive allemande, elle entre en Belgique.
Repliée, elle participe à la défense de Boulogne-sur-Mer. Elle défend la ville du 22 au et est ensuite capturée.
Guerre d'Algérie La d'infanterie est recréée en avec les éléments de la zone opérationnelles des Aurès-Nemencha. Elle installe son quartier général à Batna et son secteur devient la zone sud constantinois (ZSC). Elle est dissoute le et le groupement de Batna, formé à partir de la division, est dissous le .
Insigne vignette|Dessin (schématique) de l'insigne de la division. La division adopte un insigne lors de la guerre d'Algérie, réalisé en métal. Il présente, sur un glaive haut, un bouclier rond chargé d'un rencontre de lion (lions des Aurès), entouré de l'inscription AURES-NEMENCHA.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . .
Articles connexes
Ordre de bataille de l'armée française en août 1914 Armée française en 1940 Liste des brigades françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Première Guerre mondiale Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie