est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne.

Géographie vignette|gauche|200px La commune est située dans le nord des Côtes-d'Armor, sur la presqu'île sauvage de Lézardrieux, entre Paimpol et Tréguier. Elle est située sur la rive est de l'estuaire du Jaudy.

Communes limitrophes La commune de Kerbors est limitrophe de 3 communes.

Relief Le finage de Kerbors est formé pour l'essentiel d'un plateau d'une quarantaine de mètres d'altitude (son point le plus élevé est situé près de la chapelle Saint-Aubin à 47 mètres d'altitude). Le bourg est vers 45 mètres d'altitude. La commune est limitée à l'ouest par la ria du Jaudy, le littoral étant bordé de falaises qui ne présentent que peu d'échancrures permettant un accès à la mer sauf à sa limite sud (près de Pont Bégou) et dans sa partie nord aux alentours de Men-ar-Rompet, située vers une douzaine de mètres d'altitude seulement.

L'Îlot d'Enez Yar (Île à Poule), d'une superficie de seulement, est relié au continent par un tombolo de cailloux ; il est bordé côté est par des falaises de lœss et contient une habitation. Des traces d'exploitation du sel et d'un atelier de briquetage datant de l'Âge du fer y ont été découvertes..

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de KerborsLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme thumb|Kerbors ː l'entrée du bourg vers 1950 (place de la mairie). Typologie Au , Kerbors est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Paimpol, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. La commune est en outre hors attraction des villes...

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,3 %), zones agricoles hétérogènes (47,3 %), zones humides côtières (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes cap. seu eccl. beatissimae Mariae de Kerportz en 1546 et Kerpors en 1778..

Selon Bernard Tanguy et Hervé Abalain, Kerbors procède du breton ker « lvillage ») et de porz « cour », « le village de la cour »..

Bernard Tanguy transcrit la forme bretonne parlée sous la graphie Kerborz.

Histoire Préhistoire thumb|Plan du cairn situé près de l'allée couverte de Men-ar-Rumpet.

Une fouille réalisée par Pierre-Roland Giot n'a permis d'y découvrir que des vases campaniformes datant du Chalcolithique se situant vers -2500 à -2200 avant J.-C... Les restes d'un cairn ont été trouvés à proximité.

Sur l'îlot d'Enez Yar des vestiges d'exploitation du sel datant de la Tène (Second Âge du fer) ont été découverts..

Des restes d'une pêcherie remontant probablement à l'Âge du fer, mais sans doute exploitée ensuite pendant des siècles, ont été retrouvés sur l'îlot d'Enez Covec..

Moyen Âge Kerbors fait historiquement partie du Trégor.

Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Pleubihan [Pleubian] et de ses environs, y compris sa trève de Kerbors (1790). L'existence d'une chapelle à Kerbors est mentionnée en 1546 et .. Kerbors est érigé en paroisse succursale de celle de Pleubian le à la demande de Jeanne du Licouet, veuve de François de Quelen, seigneur de Kerhoz, propriétaire de la chapelle dédiée à Notre-Dame-des-Neiges. ; Kerbors était donc sous l'Ancien Régime une trève de la paroisse de Pleubian.

Le vocable de Notre-Dame-des-Neiges est probablement lié à une épidémie de peste. L'origine du nom de Notre-Dame des Neiges (une église de Rome dédiée à Notre-Dame des Neiges était, selon un cantique, priée en cas de peste)..

Selon une ordonnance de Louis XV datant de 1759 la paroisse de Querbors [Kerbors] doit fournir 13 hommes et payer 85 livres pour la défense des côtes de Bretagne..

Révolution française et Kerbors est brièvement une commune au début de l'année 1790, mais est réunie à la commune de Pleubian le , avant d'en être à nouveau détachée par loi du ..

Pierre-Marie Le Pivaing, né le à Kerbors, fut vicaire à Kerbors vers 1794 . il y mourut le ..

Kerbors est érigé en paroisse distincte de celle de Pleubian par le décret épiscopal du ; la nouvelle église est construite entre 1859 et 1861 et la première école des garçons entre 1884 et 1887 ; cette école devint mixte en 1906 et ..

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Kerbors possède une école de garçons ayant 55 élèves, que son église récemment reconstruite présente un assez grâcieux aspect, qu'on y remarque des vitraux colorés provenant de l'ancien oratoire et qu'elle est dédiée à Notre-Dame-des-Neiges ; « sous le portail de la nouvelle église on a déposé la pierre tombale d'un chevalier du Guiny de Bonaban, extraite de l'église démolie, dans laquelle ce dernier avait été inhumé. Sur la côte, vis-à-vis de l'Île-à-Poule, on trouve trois dolmens, connus dans le pays sous le nom de Men-ar-Rompet ("Pierres des Druides") et, non loin de ces monuments, les débris d'un cromlec'h (..) Géologie : granite amphibolique ». Il signale aussi l'existence d'une chapelleCette chapelle est indiquée sur la Carte de Cassini . qui a pour patron saint Aubin et qui porte sur ses murs la date de 1719.

En 1876 à Kerbors les équipages de vingt bateaux goémoniers commencèrent avec les habitants, que le maire avait réunis au son du tocsin, une bataille qui se termina par la mort d'un homme, tué d'un coup de croc en fer..

Le La Belle Époque Les agriculteurs de Kerbors, Pleubian et Lanmodez, zone de la Ceinture dorée, cultivaient notamment des pommes de terre primeurs ; le journal L'Ouest-Éclair du écrit que leurs terres étant bien exposées n'ont pas senti les gelées de mai et qu'ils font de bonnes affaires cette année.. La Première Guerre mondiale Le monument aux morts porte les noms de 30 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, Joseph Merrien est mort dès le à Langemarck (Belgique) ; 5 sont des marins victimes des naufragés de leurs bateaux torpillés par des sous-marins allemands [Yves Le Minoux et Joseph Rabé sont morts le (cuirassé Bouvet), Célestin Rabé est mort le (cuirassé Suffren), Paul Jacob est mort le (torpilleur Dora), Yves Le Guillard le (croiseur cuirassé Kléber)] ; Yves Le Guillard, lui aussi marin, est mort le victime d'une explosionMarin à bord du cargo anglais Earl of Forfar, il est victime de l'explosion du bateau russe Baron Driesen qui était chargé de munitions. à Arkhangelsk (Russie) ; les autres sont morts sur le sol français..

L'Entre-deux-guerres

Le monument aux morts de Kerbors, dont l'érection est décidée par le conseil municipal le , est édifié par le sculpteur Yves Le Meur ; il est inauguré le et ..

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Kerbors porte les noms de 6 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi eux Alexandre André et Joseph Le Mével, tués à l'ennemi au printemps 1940 lors de la Bataille de France, Paul Bourdoulous, résistant fusillé le à Angers, François L'Anthoën, tué le au sémaphore de Creac'h Maout en Pleubian.

En 1943, deux avions B17, touchés par la DCA allemande, s’écrasent autour de Pleubian. Le Yardbird s’écrase le à Pleubian tandis que le Stinky weather tombe à Kerbors le ., faisant 4 victimes, les 6 autres aviateurs américzinsparvenant à sauter en parchute..

Mécanicien à Kerbors, Paul Bourdoulous reçut comme mission, le , de s'emparer de l'argent de la Trésorerie de Tréguier pour le compte des FTP locaux. Les gendarmes ayant été alertés par le contrôleur de la Trésorerie, Paul Bourdoulous fut arrêté en même temps que son camarade de mission Maurice Le Luc. Il fut jugé le et exécuté dans la nuit qui suivit dans la maison d'arrêt d'Angers..

L'après Seconde Guerre mondiale Lors du recensement de 1946 Kerbors comptait 63 exploitations agricoles et 55,8 % de la population totale vivait de l'agriculture..

Un soldat (Jean Kerambrun) originaire de Kerbors est mort pour la France durant la Guerre d'Indochine.

Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Lannion du département des Côtes-d'Armor.

Elle faisait partie du canton de Lézardrieux. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux