La bataille de la Tour d'Elven se déroula en 1799 lors de la chouannerie.
Prélude Georges Cadoudal, général des Chouans du Morbihan s'était emparé du port Sarzeau le , libérant ainsi la côte de la garnison républicaine. Ce succès permit aux Chouans d'accueillir une flotte britannique qui débarqua quatre canons de 6 et de 8, deux obusiers et dans la nuit du 28 au sur la Pointe de Pen Lan. Ces armes furent placées sur un grand nombre de charrettes et conduites à Muzillac où les Chouans avaient rassemblé leur état-major. Mais à Vannes, les Républicains furent rapidement informés de ce débarquement, et à Pontivy commandés par Taponnier et La Bruyère reçurent l'ordre de marcher contre les Chouans. De même Harty rassembla la garnison de Vannes et sortit avec , dont 50 Chasseurs, et deux canons.
À la sortie de Muzillac, le convoi se sépara en deux groupes, le premier transportant les armes pour l'Ille-et-Vilaine s'était dirigé vers le Nord-Est, tandis que le second transportant les armes pour l'armée du Morbihan marchait sur Elven au Nord-Ouest. La rencontre entre les Républicains de Harty et les Chouans se produisit tout près du château de Largoët à Elven. Cependant les Chouans préféraient éviter le combat dont l'issue paraissait incertaine, Pierre Guillemot colonel de la division de Bignan rassembla alors parmi les meilleurs de sa division et reçut l'ordre de retenir les Républicains le plus longtemps possible tandis que le convoi était mis en sûreté.
Forces en présence Selon une proclamation écrite par le Chouan Pierre-Mathurin Mercier les Républicains étaient lors de la bataille, en revanche selon le rapport républicain, Harty avaient sous ses ordres. Pierre-Mathurin Mercier écrivit de plus que les Chouans étaient lors de la bataille.
La bataille La bataille s'engagea le à 11 heures du matin, les Chouans étaient retranchés dans les fossés, Jean Rohu commandait le flanc droit à l'ouest du village de Kerleau sur la route de Plaudren tandis que Guillemot dirigeait le flanc gauche allant du village de Kerleau au moulin de Bragoux. Harty lança l'attaque en engageant ses tirailleurs et en ouvrant le feu avec ses canons. Puis Harty qui avait divisé ses troupes en trois colonnes, lança la première sur le centre mais les Chouans parvinrent à contenir cette première offensive. Craignant d'être enveloppés sur les flancs, Harty se tourna alors vers Guillemot et lança ses réserves sur le bois de Saint-Bily près du château. Un combat au corps à corps s'engagea près de Kerleau mais l'artillerie républicaine continuait de tirer et les Républicains craignant d'être eux-mêmes atteints battirent rapidement en retraite. Cependant après quatre heures de combat, les Chouans se retirèrent du champ de bataille, Pierre-Mathurin Mercier avait envoyé un courrier à Guillemot lui indiquant que le convoi était désormais en sûreté. Les Républicains renoncèrent à les poursuivre, d'autant plus que Georges Cadoudal arrivait en renfort avec .
Jean Rohu, rapporte le combat dans ses mémoires, il confond cependant le général Bonté avec Harty:
Pertes Selon Pierre Mercier la Vendée les pertes des Chouans furent de 2 hommes tués plus un blessé, et les pertes des Républicains furent de 60 tués et 80 blessés. Cependant selon le rapport républicain les pertes furent de 4 hommes tués et de 30 blessés.
Bibliographie .
Notes
Catégorie:Bataille des guerres de la Révolution française Catégorie:Bataille de 1799 Catégorie:Bataille sur le sol breton Catégorie:Chouannerie dans le Morbihan Bataille de la tour d'Elven