L’église Saint-Michel des Batignolles à Paris est située place Saint-Jean. dans le de Paris, à l'angle de la rue Saint-Jean et du passage Saint-Michel. Conçue par l'architecte , sa construction est entamée en 1913 et achevée en 1938..

Description La statue de l'archange située au sommet du clocher est une réplique de celle du clocher de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, exécutée par le même sculpteur Emmanuel FrémietUne troisième réplique se trouve au musée d'Orsay à Paris.. Le , la statue, déstabilisée à la suite d'une tempête, est descendue pour que son support soit renforcé ; elle n'est réinstallée que dix-sept ans plus tard, le .

Historique Avant l'annexion d'une partie de la commune de Batignolles-Monceau à Paris, l'église se trouve à la limite est du hameau historique des Batignolles qui est l'une des composantes de l'ancienne commune, ce qui explique qu'elle porte ce nom ; mais aujourd'hui, le découpage des quartiers administratifs parisiens l'a placée (tout comme le cimetière des Batignolles) dans celui des Épinettes plutôt que dans celui des Batignolles.

Le , l'empereur Napoléon III autorise l'ouverture d'une « succursale » de la paroisse de Batignolles-Monceau, dont l'église est alors Sainte-Marie des BatignollesRecueil des actes administratifs de la Préfecture du département de la Seine, 1858, p.331.. En réalité, le bâtiment est déjà debout ; il a été érigé en cinq mois, dès la fin de 1857, au 19 avenue de Saint-Ouen. Une deuxième église, temporaire, est élevée en retrait de l'avenue dès les années 1860, mais le premier bâtiment n'est détruit qu'à la fin des années 1910.

Pendant la Commune de Paris, il est créé le dans l’église Saint-Michel des Batignolles le club de la révolution sociale qui comprend une majorité de femmes. Ainsi « la maîtresse de Malon », André Léo y intervient, c'est aussi le cas de Blanche Lefebvre., cette dernière sera tuée le , à l’âge de , rue des Dames. Victorine Gorget fréquente aussi le club de la révolution sociale de Saint-Michel des Batignolles, elle sera déportée en Nouvelle-Calédonie. avec Louise Michel.

thumb|170px|left|Nef, chœur et abside. thumb|right|Jean-Victor-Émile Chesnelong pose la première pierre. L'édifice actuel est ainsi la troisième église dédiée à Saint Michel construite sous ce vocable , dans les environs du carrefour de « La Fourche » entre l'avenue de Clichy et l'avenue de Saint-Ouen. La première pierre est posée le par Jean-Victor-Émile Chesnelong, archevêque de Sens. Mais la guerre de 1914-1918 suspend le chantier. L'église est bénite par le cardinal Dubois le , alors que les travaux ne sont pas terminés. La nef mesure alors de long. En 1928, la tribune est construite, mais l'orgue n'est pas encore installé, le dallage et les portes sont posés, plusieurs chapelles sont achevées. Ce n'est qu'en 1932 que l'érection du campanile reprend. Lors de la Saint-Michel de 1933, le cardinal Verdier bénit les cloches Léonie, Marguerite, Jeanne-Marguerite et Yves-Denise. En 1934, le campanile est achevé et l'horloge électrique est posée. Le , la statue de l'archange Saint Michel est installée à de haut.

L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du . Du fait de sa période de construction, elle bénéficie également du label « Patrimoine du ».

vignette|gauche|Le nouvel autel avant sa consécration

L'orgue provenant de l'hôtel Majestic est mis à sa place en 1937 à la suite d'une souscriptionFascicule édité par la paroisse Saint-Michel des Batignolles..

Un nouvel autel réalisé par les ateliers d'ébénisterie de Bruno de Maistre est installé le lundi , et consacré le dimanche suivant, , par Mgr Laurent Ulrich, qui y installe des reliques de Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal.

L'orgue L'orgue a été construit par le facteur tchèque Rieger - c'est à l'origine un orgue de salon, avec une fonction d'orgue de cinéma ; il a subi un relevage en 1975 par Gutschenritter. vignette|right|L'orgue. Composition Grand-Orgue expressif 61 notes Quintaton 16' Grande flûte 8' Montre 8' Salicet 4' Sesquialtera II Voix humaine 8' Positif expressif 61 notes Flûte douce 8' Salicional 8' Unda maris 8' Bourdon 8' Nasard 2' 2/3 Octavin 2' Larigot 1' 1/3 Cromorne 8' Récit expressif 61 notes Aéoline dulcissima 16' Cor de nuit 8' Flûte harmonique 8' Voix céleste 8' Gambe 8' Aéoline 4' Flûte douce 4' Quinte 2' 2/3 Harmonia IV Basson 16' Trompette 8' Hautbois 8' Clairon 4' Pédale 30 notes Flûte 16' Dulcissima 16' Quinte 10' 2/3 Flûte 8' Aéoline 4' Basson 16' Trompette 8' Clairon 4'

Les transmissions sont électriques, avec combinateur.

Accessoires Accouplements Positif/G.O., Récit/G.O., Récit.Positif en 16, 8 et 4' Tirasses sur les trois claviers manuels Tremblant sur le Positif et le Récit Appel du tutti Crescendo (les trois claviers manuels sont expressifs)

Notes et références

Annexes Articles liés

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Liens externes

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