Jaime Castillo Velasco (né le à Santiago et mort le dans la même ville) est un avocat chilien, philosophe et homme politique démocrate chrétien, ministre des Terres et de la Colonisation, puis de la Justice, sous le gouvernement de Eduardo Frei Montalva, entre 1965 et 1969.
Exilé à plusieurs reprises sous Augusto Pinochet, il devint directeur de La Nación dans les années 1990, sous le gouvernement de Eduardo Frei Ruiz-Tagle. Jaime Castillo Velasco est reconnu pour son rôle en défense des droits de l'homme, à la fois sous la dictature de Pinochet puis lors de la transition démocratique. Il est président de la Commission chilienne des droits de l'homme, et membre de la Commission Vérité et réconciliation.
Biographie Études et fondation de la Démocratie chrétienne Il participe à la fondation de la Phalange nationale en 1935., parti qui évolue ensuite vers la démocratie chrétienne. Reçu avocat en 1939 après des études à l'université catholique de Santiago, il fait ensuite des études de philosophie à la Sorbonne à Paris, et écrit ainsi un livre sur Jacques Maritain (1949). Il en écrit un autre en 1987, intitulé L'humanisme intégral de Jacques Maritain, ainsi qu'un ouvrage sur l'empirisme anglais en 1999. Il revient ensuite au Chili. Ses deux frères embrassent aussi des carrières politiques, ayant été maire de La Reina quelque temps et recteur de l'Université Catholique de Santiago de 1967 à 1973.., et Eduardo ayant été maire de Ñuñoa, dans le Grand Santiago.
Il participe en 1957 à la fondation du Parti démocrate chrétien aux côtés de Patricio Aylwin et Radomiro Tomić, et en devint le président plusieurs fois, entre 1966 et 1986, étant par ailleurs son principal idéologue.
Nommé ministre par Frei Montalva entre 1965 et 1967, il se présente, sans succès, à des élections partielles en 1967, pour le poste de sénateur, perdant face à la socialiste . Il était aussi membre du Conseil national du Collège des Avocats ().
Après le coup d'État du Après le coup d'État du perpétré par le général Augusto Pinochet, Castillo Velasco a été expulsé en , avec , étant accusé de représenter une menace pour la « sécurité nationale ». Il s'enfuit alors à Buenos Aires, où l'ambassade vénézuélienne accepta de lui offrir l'asile politique. À Caracas, il fonde le Secrétariat latino-américain des droits de l'homme ().
En exil, il dépose plusieurs requêtes devant la junte afin d'obtenir de droit de revenir au pays, entamant une grève de la faim et écrivant un livre, (« Le droit de vivre dans la patrie ») . Santiago accepte finalement son retour, effectif le . Mais, il est expulsé de nouveau en 1981, avec les ex-ministres d'Allende , et , et n'obtient le droit de retourner au pays qu'en 1983.
Après le départ de Pinochet du pouvoir politique en 1990, ce dernier demeurant chef des armées jusqu'en 1997, il est président de la Commission chilienne des droits de l'homme et membre de la Commission Vérité et réconciliation créée en 1990. Il est avocat de la famille d'Orlando Letelier, l'ex-ministre de Salvador Allende assassiné à Washington DC en 1976. En , il fait partie du groupe d'avocats qui déposent une pétition devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme de l'OEA contre l'État chilien pour graves violations des droits de l'homme, en particulier en raison de la nomination en tant que sénateurs à vie de plusieurs politiques chiliens, dont Augusto Pinochet lui-même qui venait d'avoir pris sa retraite militaire..
Jaime Castillo Velasco est ensuite directeur du quotidien national sous le gouvernement d'Eduardo Frei Ruiz-Tagle (1994-2000) et président de la Commission d'éthique de la Démocratie chrétienne. En 2000, il participe à la Mesa de Diálogo (Table de dialogue) entre les avocats défenseurs des victimes de la junte et les militaires, « dialogue » qui est particulièrement critiqué par les avocats, les militaires admettant certes la responsabilité des crimes commis sous Pinochet, mais étant aussi accusés de n'apporter rien de nouveau et de tromper les victimes. Enfin, Velasco participait aussi à la revue .
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac en 1999 et reçu en la du gouvernement chilien en remerciement des services accomplis.
Bibliographie 1949 : En defensa de Maritain (Editorial del Pacífico ; maison d'édition créée par la Phalange nationale). 1955 : El problema comunista (Editorial del Pacífico). 1968 : Las fuentes de la Democracia Cristiana (Editorial del Pacífico). 1972 : Los caminos de la revolución (Editorial del Pacífico). 1973 : Teoría y práctica de la Democracia Cristiana (Editorial del Pacífico). 1986 : Democracia y Derechos Humanos (Icheh). 1987 : El humanismo integral de Jaques Maritain (Icheh). 1993 : Violencia y Derechos Humanos (Icheh). 1995 : ¿Hubo en Chile violaciones a los Derechos Humanos? Comentarios a las memorias del General Pinochet (Icheh). 1999 : La teoría de la abstracción en el empirismo inglés (Rumbos).
Notes et références
Annexes Liens externes
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