thumb|upright|Blason du de Paris. thumb|upright|Logo du de Paris. Le de Paris se situe à l'extrémité nord-est de la ville. Il est bordé au nord par la commune d'Aubervilliers, à l'est par les communes de Pantin, des Lilas et du Pré-Saint-Gervais, au sud par le et à l'ouest par les et .
Aux termes de l'article R. 2512-1 du code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), il porte également le nom d'« arrondissement des Buttes-Chaumontarticle R. 2512-1 du Code général des collectivités territoriales (partie réglementaire), sur Légifrance. ».
Cet arrondissement comprend de nombreux parcs dont le parc des Buttes-Chaumont, des centres culturels et de loisirs comme la Cité de la musique, Le Zénith, la Cité des sciences et de l'industrie ou encore La Géode et le Cabaret Sauvage.
Chronologie Un village gallo-romain, sur la voie romaine menant de Lutèce en Flandre, correspondrait à l’emplacement du village originel de la Villette. Quelques milliers de pièces romaines auraient d’ailleurs été trouvées lors du creusement dudit bassin de la Villette.
Mais tout cela reste à vérifier à l’exception du fait qu'une voie romaine sur l'axe du Cardo Maximus (voie traversant l’île de la Cité et se poursuivant dans la rue Saint-Martin et la rue Saint-Jacques) passait bien aux environs de l'actuelle Avenue de Flandre.
Paroisse de la Villette 1175 : Le plus ancien nom mentionné correspondant au territoire qu'occupe l'actuel arrondissement de ParisLimites de l'arrondissement en septembre 2022. renvoie à la Darse du fond de Rouvray et qui devait se trouver entre le quai de la Garonne et l'actuelle Cité administrative de la VilletteL’êveque de Paris, Maurice de Sully constate que le Chevalier Thibaut a fait don de ses champs, vignes et dîme du Rouvray aux religieux de saint Lazare.Une bulle du pape Calixte II mentionne le nom de Rouvray sous la forme latine de Roveredum en 1119 y associant le prieuré de saint Martin des champs et un monastère à Pantin.. 1198 : Un acteRegnault du Temple et Aalis sa femme donnent à saint Lazare l’usufruit d’un arpent de Vignes., ibid. écrit prouve l'existence de la Villette sous le nom : Villa Nova Sancti Lazari, qui devient au Moyen Âge : Villette Saint-Lazare ou Villette Saint-Ladre, situé autour du pressoir des religieux de la Léproserie de Saint-Lazare à l’emplacement de l’actuelle rue de NantesRue de Nantes, alors nommée rue saint Jacques., ibid.. 1374 : Le village, d’origine monastique, s’appelle désormais La Villette-Saint-Ladre-Lez-Paris ou Grande Villette. C’est très probablement autour de ce même pressoir que la population commence à se grouper sur un territoire allant des environs de l’avenue de Flandre à la zone du RouvrayHistoire de la ville et de tout le diocèse de Paris - Histoire de la banlieue ecclésiastique de Paris. 2 · Volume 3. Par Jean Lebeuf · 1754. Lire en ligne : https://www.google.fr/books/edition/Histoire_de_la_ville_et_de_tout_le_dioce/ZhJUAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=La+Villette-Saint-Ladre-Lez-Paris.&pg=PA134&printsec=frontcover. 1427 : Construction de l’église saint Jacques de la Villette-saint-Ladre-lez-Paris par la confrérie Notre Dame des Bonnes Nouvelles non loin de l'avenue de Flandre (alors appelée Route du Bourget ou route de Louvres). 1593 : Le , Henri IV assiégeant Paris, se convertit au catholicisme dans la demeure d’Emeric de Thou situé dans le Village de la Villette-saint Ladre-Lez-Paris. 1646 : Le couvent de sainte Périne (de la communauté augustinienne, fondée par Philippe IV le Bel, en 1313, de la paroisse saint Laurent, et composé de 30 religieuses et 6 converses) s’installe à l’angle de la rue Riquet et de l’avenue de FlandreDictionnaire historique de la ville de Paris et de ses environs, Pierre-Thomas-Nicolas Hurtaut, Magny, 1779, éd.Moutard, . 1702 : Huit moulins à vent dominent la butte Chaumont : le Vieux Moulin, le Moulin de la Folie, le Moulin de la Carosse, le Moulin de la Tour Chaumont, le Moulin de la Chopinette, le Moulin Maquereau, le Moulin des Bruyères, le moulin du Coq. 1745 : Installation à la Villette de la communauté des filles de la Sainte Famille du Sacré Cœur consacrée à l’éducation de 150 enfants (dont une centaine à titre gratuit) et supprimée lors de la révolution françaiseHistoire de la ville et de tout le diocèse de Paris par l'abbé Lebeuf...
Par Jean Lebeuf, Fernand Bournon, Adrien Augier · 1890, .
En ligne :https://www.google.fr/books/edition/Histoire_de_la_ville_et_de_tout_le_dioc/looIAQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=filles+de+la+Sainte+Famille+du+Sacré+Coeur+Villette&pg=PA550&printsec=frontcover. À partir de 1760 jusqu’à la Révolution française : Démantèlement du sinistre Gibet de Montfaucon alors sur la butte de Montfaucon (à de l’actuelle place du Colonel-Fabien en direction du parc des Buttes-Chaumont). 1768 : Création de la nouvelle route d'Allemagne (avenue Jean Jaurès actuelle). 1782-1789 : Conception et construction de la Rotonde (1789) de Claude-Nicolas Ledoux, barrière d'octroi du mur des Fermiers généraux de Paris au-delà de laquelle s’étend la paroisse de la Villette. 1789 : le Village entier de la Villette dépend de trois paroisses : la paroisse Notre Dame de saint Laurent, la paroisse de l’église de la Villette et la paroisse de La Chapelle ; mais le mur des fermiers généraux a pour effet involontaire d’unifier les trois paroisses en une seule : la paroisse de la Villettevignette|Vue du village de la Villette, carnet de croquis de l’artiste néerlandais Van Dirk Verrijk au milieu du .|250x250px
Naissance de la commune de la Villette 1790 : La paroisse de la Villette devient une commune. De 1790 à 1860, les limites de la commune de la Villette ne changent pas. Elles longent la rue d’Aubervilliers formant une petite enclave sur les territoires de Pantin, elles passent par la porte de Pantin jusqu'à la rue d'Hautpoul, traversant l'actuel parc des Buttes Chaumont jusqu’à la rue de Meaux, elles descendent ensuite l'avenue Secrétan, et rejoignent la rue d’Aubervilliers par la barrière de Combat (au niveau de la place du Colonel Fabien). 1791 : Le , à 1h20 du matin, passant par la rue du Faubourg-Saint-Martin, Fersen accompagne la Berline de Louis XVI jusqu’à la Rotonde de la barrière de la Villette avant de faire ses adieux au roi en fuite. 1802 : Par un décret en date du 29 floréal de l’an X, le Premier consul Bonaparte ordonne la création du réseau des canaux parisiens, dont celui du canal de l’Ourcq sur les plans de Louis Bruyère. 1805 : La foule acclame Napoléon vainqueur de la Bataille d'Austerlitz qui entre dans Paris avec son armée par l’arc de triomphe de la Villette (aujourd’hui disparu) de l’actuelle place de la Bataille-de-Stalingrad. 1806 : Commencement des travaux de construction du bassin de La Villette. 1807 : Le , retour de la Garde Impériale après la Campagne de Prusse ; Mise au jour de romaines lors du creusement du grand Bassin. 1808 : Juifs et protestants peuvent être enterrés dans la même terre que les catholiques ; abandon du cimetière juif au 44, rue de Flandre.
Ère industrielle vignette|250x250px|La Rotonde de Claude-Nicolas Ledoux et le bassin de la Villette en 1820. 1809 : Achèvement des travaux du bassin de La Villette. 1814 : Le , le général Mortier avec lutte désespérément contre puis capitule. En fin de journée, les négociations pour la reddition se déroulent au cabaret Le Petit Jardinet de la Villette où Lebrun, tenancier du lieu, offre un verre d'aramon à Auguste Frédéric Viesse de Marmont. Le à 11h00, les coalisés entrent dans Paris. 1815 : Le , des Anglais brisent la glace et sont engloutis dans le bassin de la Villette gelé ; Louis XVIII, de retour d’exil à Gand, fait son entrée dans Paris en passant par la Rotonde. Napoléon est alors sur l’île d'Elbe. 1820 : Le , la Mairie de la Villette déclare que le Bassin de la Villette sera ouvert au patinage. 1824 : Première restauration de la Rotonde de La Villette. 1825 : Le , Charles X traverse La Villette en revenant de son sacre à Reims. 1830 : La Rotonde devient un casernement de la garde municipale jusqu’en 1860. 1833 : Interdiction des combats d’animaux auxquels avait notamment assisté Francisco de Goya sur la place du Combat (actuelle place du Colonel-Fabien). 1837 : Fin des travaux du canal de l'Ourcq. 1841 : Début de la construction de l’enceinte de Thiers (ou fortifications) ; le , pose de la première pierre de l’église Saint-Jacques-Saint-Christophe. 1844 : Achèvement des fortifications ; Consécration de l’église Saint-Jacques-Saint-Christophe par l’archevêque de Paris. 1848 : Le , des barricades sont édifiées dans la rue de Flandre et dans la rue d’Allemagne (actuelle avenue Jean Jaurès). Percement de la rue de l'Ourcq.
Annexion de la Villette et de Belleville à Paris vignette|250x250px|Barrière de la Villette / Rotonde de Claude-Nicolas Ledoux, en 1860 (date de l’annexion par Paris de la Villette). 1850 : Le réseau des chemins de fer de l'Est occupe les grands espaces entre les villages de La Chapelle et de La Villette. 1853 : Mise en service de la petite ceinture entre les villages des Batignolles et Bercy. 1854 : Destruction de l'enceinte des fermiers généraux - report de l'octroi aux fortifications. 1859-1860 : Par la loi du le village de la Villette est annexée à Paris malgré des protestations ; l'arrondissement fait partie des huit arrondissements constitués lors de l'annexion des communes périphériques à la ville en 1860 (Belleville, la Villette, ainsi que des parties des communes d’Aubervilliers et de Pantin). Le territoire du comprend celui de l'ancienne commune de la Villette et environ la moitié nord de celui de l'ancienne commune de Belleville (représentant environ un tiers de l'arrondissement) compris entre le boulevard de la Villette à l'est, la rue de Belleville au sud, le boulevard Sérurier à l'est, les rues des Carrières d'Amérique, rue Manin (approximativement), rue Cavendish et rue de Meaux au nord. 1865 : Deuxième restauration de la Rotonde de La Villette. 1865 : La Rotonde devient un grenier à sel jusqu’en 1921 ; Le , le Conseil d’État approuve, par décret, la création d’un marché à bestiaux et d’abattoirs publics à la Villette. 1866 : Le , terrible explosion dans la fabrique de M. Aubin, artificier de la ville de Paris et de l’Empereur. 1867 : Les abattoirs généraux sont ouverts le premier janvier, et le marché aux bestiaux, le , avec l’installation de la fontaine aux Lions de Nubie où elle sert désormais d’abreuvoir aux bêtes. Construction d'un temple de la Sibylle du Parc des Buttes Chaumont. 1869 : En janvier, Inauguration du pont sur le canal de l’Ourcq reliant le nouveau marché aux bestiaux aux abattoirs généraux ; L’Usine de la Villette possède 12 gazomètres ; le est inauguré le Parc des Buttes Chaumont.vignette|250x250px|Vue générale des abattoirs de la Villette avec l’horloge centrale. 1871 : Troisième restauration de la Rotonde de La Villette ; Incendie des docks de La Villette, le . Construction des entrepôts jumeaux quai de la Seine et Quai de la Loire. 1874 : Au mois de mars, Le Ballon Michel le Brave de Jules Duruof est photographié par Nadar dans le quartier de la Villette. 1877 : Construction de l’Horloge des abattoirs de la Villette à l’emplacement de l'actuelle « folie horloge » du Parc de la Villette. 1879 : La place créée en 1836 en haut de la butte de Belleville est baptisée place des Fêtes. 1882 : Construction de la première passerelle de la Moselle sur le Bassin de la Villette. 1884 : Reconstruction des magasins généraux quai de la Seine et quai de la Loire.. 1885 : Inauguration du Pont levant de la rue de Crimée, le . 1887 : L’aérostat le Horla de Jovis et Mallet s’envole des gazomètres de la Villette avec à son bord Guy de Maupassant. 1897 : Grève des abattoirs de la Villette au mois de novembre.
Débuts du vingtième siècle vignette|250x250px|Le Travail, peinture de Jean Marchand, 1930, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, Petit Palais.