André Santini, né le dans le et mort le à Clamart (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.
Membre de l'Union pour la démocratie française (UDF) puis de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), il est secrétaire d'État chargé des Rapatriés puis ministre délégué à la Communication dans le gouvernement et secrétaire d'État à la Fonction publique dans le gouvernement Fillon II, ainsi que vice-président de l'Assemblée nationale.
Il est maire d'Issy-les-Moulineaux de 1980 à 2026, ainsi que président du Syndicat des eaux d'Île-de-France de 1983 à 2026, il est également député des Hauts-de-Seine entre 1988 et 2017 et vice-président de la métropole du Grand Paris de 2016 à 2026.
Après plusieurs mois d'hospitalisation à la suite d'une mauvaise chute, il meurt le alors qu'il est encore en fonction de plusieurs mandats, dont celui de maire d'Issy-les-Moulineaux, qu'il exerçait depuis .
Biographie Origines familiales Fils du commerçant Marcel Santini et d'Antoinette Ceccaldi, André Santini naît à Paris dans le Who's Who in France, édition 2008, .. Il est d'origine corseAndré Santin, un Corse d'Issy », sur le site web du Nouvel Observateur.. Il est également le neveu du pionnier des hélicoptères de l'armée de l'air, le colonel Alexis Santini (1914-1997), et de ce fait le neveu par alliance de sa veuve, le médecin général inspecteur Valérie André, première femme à être nommée générale dans l'armée française.
Études et carrière Après des études secondaires au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine, André Santini intègre la faculté de droit et des sciences économiques, l'Institut d'études politiques de Paris, l'École nationale des langues orientales vivantes et enfin l'Institut des hautes études internationales à Paris.
En 1985, André Santini devient docteur en droit publicThèse sous la dir. de Claude-Albert Colliard. http://www.sudoc.fr/00235750X., diplômé d'études supérieures en science politique et diplômé de japonais. Il deviendra ensuite maître de conférences à l'université.
Parcours politique Au Parti social-démocrate (PSD), André Santini devient membre du bureau politique en 1980 puis assure la fonction de secrétaire général du parti de 1986 à 1995. À l'UDF, il est délégué national chargé des problèmes de sécurité en 1983, puis chargé des relations avec les fédérations départementales en 1988 ; . En 1995, il est secrétaire général de Force démocrate, puis vice-président en 1998, lorsque FD devient la Nouvelle UDF. En 2003, il est élu président de la fédération d'Île-de-France de l'UDF.
D'abord adjoint au maire à Courbevoie, il s'installe à Issy-les-Moulineaux en 1977, où il devient premier adjoint au maire social-démocrate Raymond Menand. Ce dernier meurt en 1980 et André Santini lui succède. Il consacre les décennies suivantes à métamorphoser la ville, gagnant le surnom de maire « bâtisseur » : les anciennes friches industrielles des bords de Seine sont réhabilitées et de grandes entreprises s'installent à Issy.
Président du syndicat des eaux d'Île-de-France (SEDIF) de 1983 à mai 2026, André Santini a été vice-président du groupe d'étude sur les problèmes de l'eau et vice-président du groupe d'étude sur les voies d'eau et les voies navigables. André Santini est vice-président de l'Agence de l'eau Seine-Normandie en 1987, président du Comité de bassin Seine-Normandie depuis (réélu pour un second mandat le ). En 2008, l'assemblée générale du SEDIF a donné lieu à un débat animé et une véritable concurrence pour la présidence : André Santini a battu Jacques Mahéas, soutenu par les tenants d'un retour en gestion publique de l'eauLe Parisien, 16 mai 2008..
Entre 1986 et 1988, il est secrétaire d'État chargé des Rapatriés puis ministre délégué à la Communication dans le gouvernement Chirac II.
En 1988-1990, il est président puis président d'honneur de la Fédération nationale des sociétés d'économie mixte (FNSEM).
Du au , il est président de la commission de la production et des échanges.
Du au , il est vice-président de l'Assemblée nationale. Il est coprésident du groupe d'études Internet, technologies de l'information et de la communication et commerce électronique.
Président-fondateur puis président honoraire du Forum pour la gestion des villes et collectivités territoriales, il est coprésident puis président du Mouvement national des élus locaux (MNEL) depuis 2000 et du réseau des villes internationales Global Cities Dialogue en 2001-2002. En 1988, il est vice-président, puis président délégué en 1996, de l'Association française du conseil des communes et régions d'Europe, président de l'Association des villes marraines de bâtiments de guerre.
À partir de 2000, il copréside avec Charles Pasqua le syndicat mixte de l'île Saint-Germain, fondé pour gérer le projet de musée d'art contemporain, la Fondation Hamon dont la gestion fait actuellement l'objet d'une procédure judiciaire. Dans cette affaire, André Santini a été mis en examen le par un juge d'instruction du tribunal de Versailles (Yvelines) pour « prise illégale d'intérêts »« André Santini mis en examen dans l'affaire de la fondation Hamon », dépêche AFP, 3 juin 2006..
En 2001-2002, il est premier vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, puis conseiller régional d'Île-de-France en 2004.
Il conduit la liste UDF aux élections régionales de 2004, qui arrive en . Durant ce scrutin, il a inventé, avec son équipe de campagne la « dédémobile ».
Il est aussi vice-président de la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest (Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Sèvres, Meudon, Vanves, Ville-d'Avray et Chaville), devenu Établissement public territorial Grand Paris Seine Ouest, vice-président du Syndicat mixte des Coteaux et du Val de Seine et est en outre vice-président des groupes d'amitié avec l'Arménie (fervent soutien de la cause arménienne et importante communauté arménienne à Issy-les-Moulineaux), la Chine, l'Iran et Cuba en plus d'être président du groupe d'amitié entre la France et la Corée du Sud à l'Assemblée nationale.
Il apporte son soutien à Nicolas Sarkozy en , avant même le premier tour de l'élection présidentielle, ce qui lui vaut d'être suspendu de l'UDF« Santini et Marseille suspendus de l'UDF », La Croix, 22 février 2007.. Il intègre par la suite le Nouveau Centre, dont il devient vice-président.
Le , dans le gouvernement Fillon II, il est nommé secrétaire d'État chargé de la Fonction publique, auprès du ministre du Budget, Éric Woerth. À la suite de cette nomination, c'est son suppléant, l'UMP Frédéric Lefebvre, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, qui siège à l'Assemblée. Le , en visite officielle en Chine pour le week-end en tant que maire d'Issy-les-Moulineaux, sa ville étant jumelée avec un district de Pékin, il est victime d'un malaise cardiaque. Hospitalisé à Pékin, conscient, il est rapatrié en France et hospitalisé quelques jours au Val-de-Grâce.
André Santini fait l'objet d'une mise en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d'intérêt » dans l'affaire dite de la Fondation Hamon« La mise en examen de M. Santini n'a pas empêché sa nomination au gouvernement », Le Monde, 22 juin 2007.. Il a néanmoins été nommé au gouvernement, mettant fin à ce que les médias appelaient « la jurisprudence Balladur » et qui voulait que depuis le gouvernement de ce dernier, une personne mise en examen ne pouvait être membre du gouvernement. Son pourvoi formé contre un arrêt rendu le par la cour d'appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure, a été rejeté par la Cour de cassation le .. Le , la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Versailles rend un arrêt demandant au juge d'instruction de caractériser « l'élément intentionnel » des « détournements de fonds publics », et « l'élément matériel » du délit de « prise illégale d’intérêts », estimant que le délit de « détournements de fonds publics », comme celui de « prise illégale d’intérêts » ne sont pas caractérisés« La justice au secours d'André Santini », Michel Delan, blog sur lejdd.fr, le 21/03/2009 La justice au secours d'André Santini - Blog leJDD.fr - Le blog de Michel Delan.« Fondation Hamon : le dossier judiciaire en partie visé par la cour d'appel », AP le 20/03/2009, Nouvelobs.com..
À l'occasion d'un remaniement ministériel, le , il quitte son poste de secrétaire d'État chargé de la Fonction publique. Il retrouve son siège à l'Assemblée nationale le mois suivant, bénéficiant d'une loi votée en permettant aux membres du gouvernement sortant de retrouver leur siège de parlementaire sans passer par une élection partielle.
Nommé membre du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris le , il en devient le président le suivant, élu avec et « Santini entre au Grand Paris », L'Union, 22 juillet 2010.. Son élection à l'âge de est critiquée par l'opposition, alors que le Parlement avait posé une limite de et qu'il est mis en cause dans une affaire judiciaire« Grand Paris : Santini déjà contesté », Le Parisien, 21 juillet 2010.. André Santini démissionne le lendemain du conseil régional d'Île-de-France mais — la présidence du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris n'étant pas rémunérée« Santini reste député des Hauts-de-Seine », L'Express, 23 juillet 2010. — il conserve ses mandats de maire d'Issy-les-Moulineaux, député de la Hauts-de-Seine, président du comité de bassin de l'Agence de l'eau Seine-Normandie, président du Syndicat des eaux d'Île-de-France et vice-président de la communauté d'agglomération du Grand-Paris-Seine-Ouest« Santini fait ni à faire », Le Canard enchaîné, , 28 juillet 2010, 8., et déclare dans la presse en : « un certain cumul est plus une force qu'une faiblesse »« Pour faire avancer ce grand chantier, j'ai ma méthode », Le Figaro, 26 juillet 2010..
vignette|gauche|André Santini et Roger Karoutchi lors de la campagne régionale de 2010. Durant la législature (2007-2012), André Santini était membre de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale..
Il est de nouveau candidat aux élections législatives de 2012 dans la des Hauts-de-Seine et affronte pour la troisième fois, entre autres, Lucile Schmid, candidate d'Europe Écologie Les Verts, transfuge et néanmoins investie par le PS. En , il est réélu dans la des Hauts-de-Seine avec 53,26 % des voix« Résultats des élections législatives 2012 », L'Express.. Au cours de cette législature (2012-2017), André Santini est de nouveau membre de la commission des affaires étrangères et également président du groupe d'amitié France - Corée du Sud et vice-président du groupe d'amitié France - Arménie.
À la Mutualité, en 2012, André Santini participe au lancement de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), le nouveau parti de centre-droit présidé par Jean-Louis Borloo« Chantal Jouanno quitte l'UMP pour l'UDI de Borloo », Francetvinfo.fr..
Le , il est élu troisième vice-président de la métropole du Grand Paris, chargé de la stratégie économique..
Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.
En , il est réélu à la tête du SEDIF, le Syndicat des eaux d'Île-de-France (fonction qu'il occupe depuis 1983André Santini réélu à la tête du Sedif, Environnement-magazine), mais annonce qu'il ne se représente pas pour un nouveau mandat de député.. Le magazine Capital le cite avec Jean-Christophe Cambadélis parmi les députés les moins impliqués à l’Assemblée nationale de 2012 à 2017. En , il soutient Jeremy Coste pour le remplacer, soutenant sa candidature en étant son suppléant. Jérémy Coste est battu (61 % contre 39 %) par Gabriel Attal, candidat de La République en marcheAnthony Lieures, « Législatives : Gabriel Attal (LREM) élu député de la circonscription », Le Parisien, 18 juin 2017. Cet échec le conduit à démettre cinq de ses adjoints au conseil municipal, qu'il accuse de trahison pour avoir supposément soutenu son adversaire.