Saint-Léger-en-Yvelines est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie

Situation La commune de Saint-Léger-en-Yvelines se trouve dans le centre des Yvelines, au cœur du massif forestier de Rambouillet, à au nord-ouest de Rambouillet, chef-lieu d'arrondissement et à au sud-ouest de Versailles, la préfecture du département.

Le territoire communal est essentiellement rural, à 94 %. L'espace rural est couvert en quasi-totalité par la forêt, à l'exception de quelques clairières dédiée aux cultures, notamment au sud du village. À ces espaces s'ajoutent d'espaces verts, dont le domaine du château du Planet, dans l'ouest de la commune.

Hydrographie Les principaux cours d'eau sont : la Vesgre, petite rivière de de long, affluent de l'Eure, qui prend sa source dans la commune des Bréviaires et s'écoule vers l'ouest, traversant le site du villageLa Vesgre sur le site du SANDRE ; le ruisseau des Ponts-Quentin, émissaire des étangs de Hollande qui coule en direction de l'ouest dans la partie nord de la commune et se jette dans la Vesgre à Gambaisle ruisseau des Ponts-Quentin sur le site du SANDRE ; la Guyonne, ruisseau de , affluent de la Mauldre, qui naît dans le nord de la commune et s'écoule vers le nord-estLa Guyonne sur le site du SANDRE.

La commune compte également plusieurs étangs de petite dimension, dont l'étang Rompu sur la route de Montfort-l'Amaury, traversé par le ruisseau des Ponts-Quentin.

Communes limitrophes

Transports et voies de communications Réseau routier La commune est traversée par la route départementale 936 qui mène à Condé-sur-Vesgre vers le nord-ouest et à Rambouillet vers le sud. La route départementale 138 mène à Montfort-l'Amaury vers le nord, la route départementale 111 qui débute au droit de cette RD 138 au nord du village mène à Gambaiseuil vers le nord-ouest et la route départementale 61 conduit aux Bréviaires vers le sud-est.

Desserte ferroviaire La gare SNCF la plus proche est la gare du Perray qui se situe sur la ligne N du Transilien, entre Rambouillet et la gare de Paris-Montparnasse.

Bus La commune est desservie par la ligne 1 du réseau de bus Centre et Sud Yvelines.

Sentier de randonnée Le sentier de grande randonnée GR 1 traverse le territoire de la commune, de Poigny-la-Forêt au sud jusqu'à Montfort-l'Amaury au nord-est.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré. et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Saint-Léger-en-Yvelines est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...

Occupation des sols simplifiée Le territoire de la commune se compose en 2017 de 95,16 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 2,85 % d'espaces ouverts artificialisés et 1,99 % d'espaces construits artificialisés..

Occupation des sols détaillée Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

+Occupation des sols en 2018 Type d’occupation Pourcentage Superficie (en hectares)Tissu urbain discontinu 3,5 %123Prairies et autres surfaces toujours en herbe 1,0 %36Systèmes culturaux et parcellaires complexes 5,2 %182Forêts de feuillus 56,9 %Forêts de conifères 21,9 %768Forêts mélangées 4,3 %152Forêt et végétation arbustive en mutation 7,1 %249Source : Corine Land Cover.

Toponymie La forme la plus ancienne de la localité remonte à la construction de l'église sous le règne de Robert le Pieux (996-1031) In Aquilina etiam silva sancti Leodegarii extruxit ecclesiamMIGNE (J. P.) Hugonis de Sancta Maria. Patrologiae Cursus Completus: Series Latina (1854), t. 163(2), p. 895.MOUTIE (Aug.) Saint-Leger-en-Yveline. Société archéologique de Rambouillet 1870-1872 (1873), t.1, p. 73., puis Sanctus Leodegarius en 1048NEGRE (E.), Toponymie générale de la France (1998), t. 3, p. 1555, Sanctus Leodegarius in Acquilina au COCHERIS (Hippolyte) Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Saint LigierVictor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 241.

L'hagiotoponyme Saint-Léger-en-Yvelines se rattache à saint Léger, évêque d'Autun, assassiné en 678, par son ennemi, Ébroïn, maire du palais de Neustrie et de Bourgogne qui aurait été noyé dans un étang en forêt de Sus-Saint-Léger. Selon la Vita de saint Léger, son corps fut enterré par une dame pieuse BAILLET (Adrien) Les vies des saints (1739), t. 7, oct-15nov, 2 oct. p. 27b.. C'est-à-dire, non loin de l'emplacement prétendu du martyre en pleine forêt, entre le territoire de la commune de Lucheux (Somme) et de Sus-Saint-Léger (Pas-de-Calais).

Ce type de formation toponymique marque, très souvent, la dédicace d'un oratoire, d'un sanctuaire ou d'un lieu placé sous le patronage d'un saint. Selon certains historiens, en contradiction avec la vie du saint, situent le martyre en forêt d'YvelineBARDY (Monique), La grande histoire des Yvelines, Édijac, (1989), p. 248.. Il parait plus probable qu'un oratoire aurait pu être établi en Yvelines lors de la translation de l'Artois vers le Poitou, à l'occasion d'une possible halte du convoi de sa dépouille.

Le déterminant locatif du département -en-Yvelines marque par ailleurs son attachement à la région naturelle de l'YvelineSous l'Ancien Régime, le nom de Pays d'Yveline est donné à une subdivision du Gouvernement général d'Île-de-France; cf. Le Gouvernement de l'Isle de France, carte par Damien de Templeux, 1663.Le nom de pays d'Yveline apparaît également dans plusieurs ouvrages de l'époque comme le Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne, publié en 1726..

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Marat-des-Bois.

Histoire Le territoire de Saint-Léger-en-Yvelines est habité depuis l'époque préhistorique comme l'atteste la Pierre Ardoue, vestige d'un dolmen de l'époque néolithique, située à environ au nord-ouest du village.

Un trésor monétaire antique de 700 pièces d'argent fut découvert au début du , il comprenait des monnaies allant de la république vers - 50 av. J.-C., jusqu'à Domitien (96 ap. J.-C.)Trésors monétaires (2003), t.20, p. 166.A.D. Yvelines, monographie communale Saint-Léger-en-Yvelines, Paul Aubert, 3/72.. De nombreux objets ont été découverts, les fondations d'un forum romain repéré par avion et deux voies romaines se croisent au sud du village. Par la suite à l'époque gallo-romaine, le site de Saint-Léger se trouva au cœur de la vaste forêt d'Yveline, comprise dans le territoire des Carnutes qui s'étendait entre la Seine et la Loire.

Certains historiens, en contradiction avec la vie du saint, situent le martyre en forêt d'Yveline. En 679, sous le règne de Thierry , saint Léger, évêque d'Autun, qui s'était attiré la haine du maire du Palais Ebroïn, fut conduit et décapité dans la forêt d'Iveline. Il parait plus probable qu'un oratoire aurait pu être établi en Yvelines lors de la translation de l'Artois vers le Poitou, à l'occasion d'une possible halte du convoi de sa dépouille.

Au Moyen Âge, Saint-Léger, alors appelé Saint-Jean Baptiste, était une cité plus importante que Montfort-l'Amaury, tandis que Rambouillet n'existait pas encore. Elle appartient, comme la forêt d'Yveline, aux Mérovingiens, puis aux Carolingiens. Hugues Capet en prend possession en 987, son fils, Robert le Pieux y fait par la suite construire un château pour domaine de chasse.

L'église et son clocher sont construits dans la foulée. Au , le village prend le nom de Saint-Léger, tandis que l'église paroissiale conserve le vocable de Saint-Jean Baptiste jusqu'à aujourd'hui .

Au début du , le territoire est récupéré par la comtesse Béatrice de Montfort. Elle y fait bâtir une aumônerie de . Sa fille aînée, Yolande, récupère la partie du territoire du comté de Montfort où se situe Saint-Léger. Anne de Bretagne rapporte la châtellenie à la couronne de France en épousant Louis XII en 1499 et leur fille Claude, par son mariage à François , la réunit au domaine royal en 1514.

À partir du , les maisons commencent à se regrouper autour de l'église. Sur l'ordre du roi Henri II, Philibert Delorme construit le château royal de Saint-Léger-en-Yvelines au milieu du Chastel (André) Les fouilles du château royal de Saint-Léger en Yvelines. In: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, , N. 2, (1980) pp. 417-431.. Dès 1667, l'édifice est démoli sous ordre de Louis XIV. Des études archéologiques sont venues confirmer l'exactitude de la gravure représentant le château, réalisée par Androuet du Cerceau au . On a pu restituer la moitié du château. De l'autre moitié, une partie a disparu, l'autre n'a pas été réalisée. Les débris de la démolition ont permis de connaître les matériaux utilisés pour la construction : la brique et la pierre pour les murs, l'ardoise pour la couverture. Les fouilles ont également révélé que le château était situé sur un château du Moyen Âge dont une partie a été intégrée dans le château pour Henri II.

vignette|La citerne de la Muette. La citerne de la Muette, encore visible aujourd'hui, date aussi de cette époque. Fabriquée de pierre et de brique, elle alimentait le château en eau. À cette époque, l'élevage de chevaux est pratiqué depuis des siècles dans la région et les Haras Royaux naissent au château. En 1668, à la demande de Louis XIV, le château est rasé et reconstruit plus loin, sur les bords de la Vesgre. Les haras y sont transférés et y resteront jusqu'en 1715. Jusqu'à cette date, de nombreuses bêtes y étaient élevées et nécessitaient beaucoup de personnel. Les haras nationaux (notamment ceux des Bréviaires) en sont la descendance.