de Maurienne , dit par usage de Savoie (parfois de Savoie-Maurienne), surnommé Adelao , né vers 1048-1050, probablement au château de Charbonnières et mort vers 1080 ( ?), est le quatrième comte en Maurienne, également seigneur du Bugey, d'Aoste et du Chablais (-1080).

est cité comme comte de Savoie lors de son décès en 1080. D'après les historiens récents, les Humbertiens, à l'origine de la maison de Savoie, bien qu'étant implantés dans le comté de Savoie, n'auraient porté ce titre qu'à partir du comte , en 1125.

Biographie Origines Amédée serait né vers 1048-1050., probablement au château de Charbonnières., en Maurienne, centre du pouvoir des Humbertiens. Il est le second fils du comte de Maurienne, Othon (Oddon), () et Adélaïde de Suse (), héritière des marches de Suse et d'Italie.. Il a pour surnom Adelao, fils d'Adélaïde, chez certains auteurs Italiens..

Il a un frère aîné, Pierre, successeur de son père, un cadet, Othon/Oddon, évêque d'Asti (ca.1088-1102). Il a également deux sœurs, Berthe (), qui épouse l'empereur , et Adélaïde (), qui épouse Rodolphe de Rheinfelden, duc de Souabe.

Règne Son père partage ses titres et ses terres entre son frère et lui... Son frère aîné, Pierre, reçoit ainsi les terres italiennes et le titre marquisal, issus de sa mère, tandis qu'Amédée reçoit les terres humbertiennes en royaume de Bourgogne et le titre comtal. Amédée serait ainsi l'héritier du comté de Savoie et non son frère. Victor Flour de Saint-Genis (1869) indiquait que

meurt vers 1078, mort sans descendance mâle. Leur mère Adélaïde récupère son héritage, qu'elle transmettra à sa petite-fille Agnès, mariée à Frédéric de Montbéliard. , seul héritier de la part comtale des Humbertiens, est cité comme comte de Sabaudia, à son décès, en 1080 (présentation en ligne des documents : ; )..

Sous son règne eurent lieu les difficiles démêlés entre le pape et le souverain du Saint-Empire, de la maison de Franconie au sujet des investitures. Adélaïde et servirent de médiateurs entre les deux puissances. Parents par alliance, ils aidèrent efficacement l'empereur, notamment en autorisant son passage par le Mont-Cenis pour se rendre à Canossa en 1077... En échange, la comtesse et son fils auraient négocié l'obtention de cinq évêchés italiens.. L'empereur les récompense par la cession du Bugey et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse.. Il aurait aussi reçu le Bas-Chablais rhodanien, appelé également Bas-Valais... L'empereur était le beau-fils de la comtesse Adélaïde et le beau-frère de Amédée, ayant épousé Berthe de Savoie. La comtesse l'accompagne d'ailleurs auprès du pape . Il se peut que celui-ci soit confondu avec son frère, Pierre.

L'apport politique essentiel du comte , réside dans le début de la prise de conscience par les princes de la maison de Savoie, de l'importance de leur position géographique, au carrefour du Saint-Empire, des États pontificaux, de Venise, du royaume de France, mais surtout en tant que gardiens des passages alpins. Leur jeu politique à l'intérieur de leurs terres sera désormais de jouer les Piémontais contre les Savoyards, et, les Savoyards contre les Piémontais. Leur jeu diplomatique, face aux puissants, sera de se fortifier dans les montagnes, de contrôler efficacement les passages alpins, et surtout de s'agrandir dans toutes les directions aux dépens de leurs voisins, par un intense travail de diplomatie et d'alliances.

accorda un grand nombre d'immunités au clergé, et en particulier aux ordres de Saint-Bernard et de Saint-Augustin. Depuis longtemps, les évêques eux-mêmes donnaient des terres aux monastères, alors que de nombreux et puissants barons entraient dans les ordres pour expier leur fautes et leurs vies de violence, de rapines et de tueries, tentant ainsi d'échapper au remords de leur conscience, mais surtout, ils apportaient aussi de nombreux biens.

À la fin du règne d'Amédée, — mais pour certains ce ne serait qu'une légende forgée au — des monastères s'élevaient partout sur les terres du comte de Savoie, la moitié du territoire appartenait aux nombreuses abbayes et toutes ces terres étaient cultivées par plus de cent cinquante mille serfs, qui avaient en général une vie plus rude et étaient plus malheureux que les serfs des seigneurs. De nombreux serfs, chaque année tentaient de s'enfuir vers le Piémont, poursuivis et chassés par les officiers abbatiaux. Certains seigneurs, jaloux de la puissance des abbayes, ou en procès contre elles, protégeaient et aidaient ces désertions.

Mort et lieu de sépulture À sa mort, vers 1080., la succession passe à son fils Humbert. L'historien italien donne une date précise de sa mort dans la Regesta comitum Sabaudiae (1889) : (, ).

Famille En 1065, il épouse, selon Guichenon (1660). (lire en ligne sur opacplus.bsb-muenchen.de)., Jeanne de Genève, fille du comte de Genève . L'information est reprise notamment par Marie-José de Belgique (1956).. Cette union n'est pas mentionnée chez le spécialiste des comtes de Genève Pierre Duparc (1955).. Le site Foundation for Medieval Genealogy indique qu'il n'existe pas d'acte connu.

Cette union a donné un fils, Humbert, dit le Renforcé (1065-1103), qui succède à son père. Pour les autres enfants, les généalogistes et les historiens ne s'accordent pas. Guichenon donnait en plus d'Humbert deux filles, Constance, qui aurait été l'épouse du marquis , et Lucrèce, pour laquelle on trouve également le prénom Adelays, unie à André vicomte d'Anglerie et Seigneur de Milan. Les travaux plus récents ne semblent pas reprendre ces deux dernières.

Les autres enfants d'Amédée seraient : Adélaïde ( . - 1116), mariée vers seize ans en 1081, à , seigneur de Coligny. Elle porte le prénom de son aïeule Adélaïde de Suse. ; Auxilia (?), mariée vers 1080 à († 1101), sire de Beaujeu ; Othon/Odon (?).

Titres et possessions La tradition considère que son frère aîné, Pierre, a été le quatrième comte, et qu'Amédée serait le cinquième, à la mort de son frère, vers 1078. Toutefois, aucun acte n'indique que ait été comte de Savoie.

Outre les droits sur les territoires de la Maurienne et du Bugey., est seigneur en Savoie dite Propre, Chablais, Val d'Aoste. Il est cité à son décès comme (), à son décès le (Domenico Carutti, 1889).

Amédée semble être le premier des Humbertiens à être titré dans un acte (daté d'environ 1062, dont on n'a qu'une transcription partielle) de donation d'un manse aux chanoines de Saint-Jean, portant la mention de , que l'on peut traduire par « comte des Belleysans »M.-C. Guigue, Petit Cartulaire de Saint-Sulpice en Bugey, suivi de documents inédits pour servir à l’histoire du diocèse de Belley, Lyon, 1884, Appendice, , , « ».. Aucune autre mention n'utilise cette titulature. Selon les historiens, il pourrait également s'agir de son oncle, .Article de Cyrille Ducourthial, « Géographie du pouvoir en pays de Savoie au tournant de l’an mil », paru dans , .. Laurent Ripart précise cependant que cette date pourrait remonter à 1062 et correspondrait à cet Amédée ciLaurent Ripart, « Le diocèse de Belley comme foyer de la principauté savoyarde » dans Le Bugey, 102 (2015), 51-64 (Lire en ligne sur www.academia.edu)..

Selon l'historien Laurent Ripart, ..

D'après Léon Menabrea, les successeurs Humbertiens bien qu'étant implantés dans le comté de Savoie, ne portent le titre de comte de Savoie qu'à partir du comte , à partir de 1125., de même que pour Bernard Demotz..

Le chanoine Adolphe Gros (1948) annote que l'

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . .

Articles connexes Maison de Savoie Liste des comtes et ducs de Savoie Comté de Savoie Comté de Maurienne Histoire de la Savoie au Moyen Âge

Liens externes

, dont la notice .

Catégorie:Maison de Savoie Catégorie:Comte de Savoie du XIe siècle Catégorie:Date de naissance non renseignée (XIe siècle) Catégorie:Décès en 1080