La Maison Anjubault Deccan Herald, un article de G. V. Joshi du 19 octobre 2007, signale l'importance, en Inde, de la locomotive de chantier Ramgotty et son constructeur Anjubault Paris, The Ramgotty engine. (1853-1868), est une entreprise française de mécanique installée rue Keller à Paris. C'est un constructeur ferroviaire, il sort de ses ateliers des locomotives à vapeur de chantier, utilisées notamment pour la construction des nouvelles lignes de chemin de fer. La création de l'entreprise est le fruit de la rencontreJacques-Eugène Armengaud (Ainé), Notices sur les machines locomotives envoyées à l'exposition universelle (Google Livres). de deux ingénieurs aux fortunes diverses, Jean-Claude-Républicain Arnoux et Jean-Jacques Meyer, avec Auguste AnjubaultJean Tardy, Les oubliés du Père Lachaise, 2010, 11-13 sur Google Livre (consulté le 14 juin 2010)., entrepreneur de 35 ans, à un moment particulièrement dynamique de l'histoire du chemin de fer. Le décès de Anjubault, après seulement quinze années d'activité ne provoque pas la disparition de l'entreprise.

Le rachat The Industrial Railway Record, volume 3, 27, chapitre 1 : A general survey, 1969 (irsociety). d'Anjubault est à l'origine d'une autre histoire d'ingénieur mécanicien entrepreneur avec Corpet-Louvet, entreprise principalement connue par sa production de petites locomotives à vapeur pour voie métrique, en particulier du réseau secondaire français.

Histoire vignette|Exposition Universelle, Chemins de fer, revue des machines locomotives admises à l'exposition universelle de 1855 : « France (L'Orge). Locomotive mixte système Arnoux ou articulée, à quatre cylindres et à quatre roues motrices indépendantes, destinée au chemin de fer de Paris à Orsay, confectionnée en 1855 par M. Anjubault (A.), constructeur-mécanicien à Paris, sous la direction de M. J.-J. Mayer, ingénieur. » (Tourasse, Ingénieur-Mécanicien, Le Génie industriel, tome dixième, extrait page 160, Armengaud, Paris, 1855). 1853 - Création : Auguste Anjubault Auguste Frédéric Anjubault, né en 1820 à Ternay (Loir-et-Cher), , crée, en 1853., une société de mécanique et construction de machines à vapeur, notamment des locomotives. Il installe son usine, atelier et bureaux, au de la rue Keller dans l'actuel de Paris, adresse où il est également domicilié..

1855 & 1867 - Expositions universelles Exposition universelle de 1855, Paris. Anjubault présente « l'Orge », locomotive mixte système Arnoux ou articulée, à quatre cylindres et quatre roues motrices indépendantes, destinée à la compagnie de chemin de fer de Paris à Orsayréférence, Archives nationales : rachat de cette compagnie par la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans pour la ligne de Sceaux-Orsay, confectionnée sous la direction de Jean-Jacques Meyer. Une noticeNotices sur les machines locomotives envoyées à l'exposition universelle. du Jury de l'exposition relate : le détail des améliorations apportées par Jean-Claude-Républicain Arnoux, à son système (système Arnoux) ; les félicitations données à Jean-Jacques Meyer pour avoir réussi à concevoir « une machine solide, susceptible de marcher vite et de remorquer de lourds convois, tout en parcourant avec aisance les courbes du plus petit rayon » ; et les encouragements prodigués au constructeur « Les difficultés d'exécution ont été résolues avec intelligence par M. Anjubault, constructeur qui commence, et dont le jury a constaté avec satisfaction le mérite ».

Exposition universelle de 1867, Paris. Anjubault présente une locomobile pour l'agriculture. Elle est remarquée par le Jury, qui fait figurer une illustration de cette machine sur son compte rendu.

1867-1868 - Fin & Succession Lucien Corpetnote, Charles Joseph Lucien Corpet (1848-1889), jeune ingénieur de l'École Centrale des Arts et Manufactures, est embauché pour prendre la direction de l'usine peu de temps avant le décès d'Auguste Anjubault en 1868référence, Site Maillet : tombe avec sculpture au cimetière du Père-Lachaise Anjubault (Auguste), constructeur-mécanicien, né en 1820 à Ternay (Loir-et-Cher), décédé en 1868. (...) Sur les faces latérales du tombeau sont gravées au trait deux locomobiles. ( div.). Le fondateur n'ayant pas de successeur pour reprendre la société, Lucien Corpet rachète l'entreprise. Tout en poursuivant l'activité rue Keller, il fait construire, à côté de son domicile au 117 avenue Philippe-Auguste, une nouvelle usine sur un terrain plus grand. Le déménagement a lieu en 1870, l'activité semble s'être poursuivie sur les deux sites pendant au moins un an (1871.

Production

Locomotives « système Arnoux » thumb|gauche|Détail gravure avec : gare, train et voie au système Arnoux. thumb|Locomotive Anjubault système Arnoux de la ligne de Sceaux, modifiée en 1867 et devenue la 8 POLa Vie du Rail, carte 94 : Locomotive 8, éditée en 1952 Les deux premières locomotives, conçues par Jean-Claude-Républicain Arnoux et supervisées par Jean-Jacques Meyer, « l'Yvette » et « l'Orge », des 1A1n2t (type 111), ainsi que la troisième « le Florian », une locomotive de type 020, sont des machines pour voie ferrée à l'écartement atypique de , caractéristique de la ligne de Sceaux. Le client de cette première commande est la Compagnie de Paris à Orsay de Jean-Claude-Républicain Arnoux, pour la ligne de Sceaux. Les Anjubault numéro 1, 2 et 3, lui seront livrées en avril, août et . Cette compagnie ne va pas être rentable, et finalement Arnoux doit la vendre à la compagnie des chemins de fer d'Orléans. Ces trois premières locomotives à vapeur, adaptées au système Arnoux, sont les seules machines sorties des ateliers Anjubault ayant ces caractéristiques.

Locomotives « de chantier » Le principal de la production concerne des , notamment des type 020 pour voie normale à l'écartement de , néanmoins, on trouve aussi quelques machines pour voie large avec l'écartement de , et d'autres pour des voies industrielles ou étroites avec des écartements de , , et . Plus de 121Liste des productions Anjubault puis Corpet compilée par Sébastien Jarne le 30 juin 2003. «Cette liste se base sur une transcription de la liste originale de Corpet, complétée par de nombreuses sources de la littérature ferroviaires et des observations d'amateurs de chemin de fer. Elle ne prétend pas être exhaustive (...)». La période transitoire provoquée par le décès de M. Anjubault et le rachat de l'entreprise par Lucien Corpet n'est pas précise, M. Jarne attribue 121 machine à Anjubault, il fait la séparation entre 1866 et 1867. locomotives Anjubault sont sorties de ses ateliers durant les 15 années de l'activité de son entreprise. La majorité de ces locomotives de chantier sont livrées à des entrepreneurs de travaux publics, qui à cette époque (1855), étaient occupés à la construction de nouvelles lignes un peu partout en France. Les autres locomotives sont vendues à l'exportation : Inde, Espagne, Suisse, Italie. ou à quelques industriels : compagnie des mines de Béthune, Wendel et compagnie, les forges de Chatillon, compagnie des mines de Liévin et compagnie des mines d'Anzin.

Autres productions vignette|Locomobile Anjubault (Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 1). L'entreprise produit également : du .

Patrimoine ferroviaire

Locomotives préservées Deux locomotives Anjubault, sorties des ateliers de la rue Keller, sont préservées et présentées au public :

En Inde : Ramgotty vignette|« Ramgotty » en 2010 à New Delhi « RamgottyInde musée du rail : photo Ramgotty. », une locomotive Anjubault de 1862 est exposée au National Rail MuseumNational Rail Museum, Site de New Delhi. Bien qu'elle soit dépassée, en âge, par « Fairy Quenn », construite par Kitson Thompson & Hewitson en 1855Fairy Quenn, la plus ancienne machine de travail encore en activité (Livre Guiness des Records du Monde), « Ramgotty » a une place particulière du fait, de son âge, mais aussi d'être la seule machine étrangère portant le nom d'un indien : « Ramgotty Mukherjee », dernier directeur général du Nalhati-Azimganj Light Railwayréférence, notice National Railway Museum, son premier propriétaire repris par la East Indian Railway. En 1892, « Ramgotty » est modifiée en 5' 6"Gauge/voie : (gb) 5' 6"= (fr) - nouvelle norme en Inde, Railroad Gauge Width, puis vendue à la Calcutta Municipal Corporation pour être affectée au transport des déchets, et l'année de son centième anniversaire, elle est sortie du service pour être détruite. Mise à la ferraille, elle est finalement sauvée en 1974.

Références constructeur (fr) : nRamgotty doit être l'une des 4 machines livrées en 1862 : la 69 (1) et la 70 (2) livrées le 04/08/1962, la 73 (3) et la 74 (4) livrées le 18-09-1862, à Wilson pour Nulhattee-Azimgunge Railway Indes, type 021T, voie , livrée en 1862 à Wilson pour Nulhattee-Azimgunge Railway Indes. Références conservation (gb) : Moteur vapeur, constructeur : Anjubault, Paris, France, année de fabrication : 1862, dernier service : Calcutta Municipal Corporation, type : 0-4-0T(gb) 0-4-0T = (fr) 020T, nom : Ramgotty, voie : initialement 4' 0"Gauge/voie : (gb) 4' 0"= (fr) 1 219/ - voie de la Nalhati-Azimganj en Inde, Railroad Gauge Width, puis 5' 6" .

Le « Ramgooty Model » est une petite maquette réalisée en feuille métallique par le India National Rail Museum de New Delhi.

En Espagne : Léonito vignette|« Léonito » en 2018, Avenida de la Libertad à Cordoue Léonito : construite par Anjubault en 1865, est une locomotive « monument » visible sur l'Avenida Libertadréférence, http://www.locomotoravapor.com/andalucia.htm à Cordoue, en Andalousie. La locomotive Léonito est citée sur la liste, des machines préservées, établie lors du IV Congrès de l'histoire ferroviaire à Malaga, en . Une première locomotive du même type Santa RitaAnjubault 103, Léon Cappa pour Minas de Reunion [Espagne] "Santa Rita", MZA 611, 1941, Renfe 020.0211 avait été livrée le au même client.

Références constructeurréférence, 105 liste Sébastien Jarne 2003 : , type 021T, voie , livrée le à Léon Cappa pour Minas de Reunion. Références conservation : n MZA 612, n Renfe 020-0212, poids , constructeur Anjubault, nom El Léonito.

Hommage À l'occasion du jubilé d'argent du musée national du rail de New Delhi, il est émis en Inde un timbre commémoratif de 500P le . Il est illustré des deux locomotives à vapeur de travail les plus anciennes en Inde : Fair Quenn 145 ans et Ramgotty, une Anjubault sortie des ateliers de la rue Keller, à Paris, en 1862. Date d'émission 7/10/1996, valeur 500 p, perforation 13,5x13,5, il est imprimé à un million d'exemplaires..

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

Archives Nationales, Ministère du Commerce, Christiane Demeulenaere-Douyere, dossiers de proposition pour la Légion d'honneur début - env. 1939, sous-série F/12, répertoire index partiel : lettre A, Paris, 2007 (document pdf). Jacques-Eugène Armengaud (Ainé), Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents employés dans les différentes branches de l'industrie française et étrangère : Notices sur les machines locomotives envoyées à l'exposition universelle, M. Armengaud : A. Morel, Paris, 1858, (Google Livres, numérisé le 28/11/2008) Louis Figuier, Les merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, machine à vapeur - bateaux à vapeur - locomotive et chemins de fer - locomobiles - machine électrique - paratonnerres - pile de volta - électro-magnétisme, Furne, Jouvet et cie, Paris, 1867, (Google Livres numérisé le 21/11/2006). Jules Gaudry, Traité élémentaire et pratique de la direction, de l'entretien et de l'installation des machines à vapeur fixes, locomotives, locomobiles et marines: à l'usage des propriétaires d'usine à vapeur, mécaniciens et agents-réceptionnaires, Victor Dalmont éditeur, Paris, 1857 (Google Livres, numérisé le 21/09/2007).