Conrad Haußmann (parfois écrit Konrad ; né le à Stuttgart - mort le à Stuttgart), d'abord militant du Verband für internationale Verständigung, fut membre du DDP, et devint un parlementaire influent de la république de Weimar : élu député, il fit partie du Reichstag dont il fut le vice-président.

Biographie Formation Haußmann est issu d'une famille du Wurtemberg imprégnée des idéaux démocratiques. Son père avait pris part à la Révolution de 1848 dans le royaume de Wurtemberg. Après avoir passé l'Abitur dans sa ville natale de Stuttgart, Conrad Haußmann poursuivit ses études de droit à l'école cantonale de Zurich, puis à l'Université Louis-et-Maximilien de Munich, à l’Université Humboldt de Berlin et à l’université de Tübingen et fut nommé en 1883 juge au tribunal de Stuttgart. En 1907, il fonda avec son ami Hermann Hesse et Ludwig Thoma le journal politico-littéraire März, où il écrivait sous le pseudonyme de Heinrich Hutter. Haußmann, très impliqué dans la réconciliation franco-allemande, invita des auteurs français comme Anatole France ou Jean Jaurès à rédiger des articles pour son journal.

Militant politique Haußmann milita dès sa jeunesse au Volkspartei de Wurtemberg, qui devint en 1910 la branche régionale du Parti populaire progressiste. À la fin de la Première Guerre mondiale, il fut l'un des fondateurs du Parti démocrate allemand (DDP) et joua un rôle décisif dans l'adhésion des Démocrates du Wurtemberg à son mouvement.

Député au Reichstag Haußmann fut, de 1889 à sa mort, du royaume de Wurtemberg ; en 1918, il était élu à la Chambre Basse des États Royaux du Royaume de Wurtemberg, puis de 1919 député du .

De 1890 à 1918, il fut député au Reichstag, élu de la du Wurtemberg (Grand-bailliage de Balingen, de Rottweil, de Spaichingen, de Tuttlingen). En 1919-20, il prit part à l’Assemblée nationale de Weimar, dont il fut vice-président. À ce titre, il rédigea le préambule de la nouvelle loi constitutionnelle (Ausschuß zur Vorberatung des Entwurfs einer Verfassung des Deutschen Reichs). Il conserva jusqu'à sa mort son mandat de député au Reichstag.

Emplois publics Haußmann fut secrétaire d’État du cabinet Max von Baden en 1918. Son fils (1903–1989) sera ministre de la Justice du Bade-Wurtemberg de 1953 à 1966.

Bibliographie

Reinhold A. Helmut Franz: Das Problem der konstitutionellen Parlamentarisierung bei Conrad Haußmann und Friedrich von Payer. Göppingen 1977. Karin Rabenstein-Kiermaier: Conrad Haußmann (1857–1922). Leben und Werk eines schwäbischen Liberalen. 1993, Jürgen Frölich: Conrad Haußmann (1857-1922). In: Reinhold Weber/Ines Mayer (Hrsg.): Politische Köpfe aus Südwestdeutschland. Stuttgart 2005, S. 43-54.

Catégorie:Député du Reichstag (Empire allemand) Catégorie:Membre de l'assemblée nationale de Weimar Catégorie:Député du Reichstag (république de Weimar) Catégorie:Membre de la Chambre des députés de Wurtemberg Catégorie:Député de l'Assemblée constituante de l'État populaire libre de Wurtemberg Catégorie:Député du Landtag de l'État populaire libre de Wurtemberg Catégorie:Personnalité du Parti populaire allemand (Empire allemand) Catégorie:Personnalité du Parti populaire démocratique (Allemagne) Catégorie:Personnalité du Parti populaire progressiste Catégorie:Personnalité du Parti démocrate allemand Catégorie:Militant pacifiste allemand Catégorie:Naissance en février 1857 Catégorie:Naissance à Stuttgart Catégorie:Naissance dans le royaume de Wurtemberg Catégorie:Décès en février 1922 Catégorie:Décès à Stuttgart Catégorie:Décès à 65 ans