Rudolf Schmundt est un General der Infanterie de l’Armée de terre allemande de la Seconde Guerre mondiale, né le à Metz (Alsace-Lorraine) et mort le à Rastenburg (province de Prusse-Orientale).

Officier d'état-major, le général Schmundt fut l’une des victimes de l’attentat du contre Adolf Hitler. Il a reçu le à titre posthume la croix en or de l‘ordre allemand, la plus haute distinction allemande sous le régime national-socialiste et dont seules 11 personnes ont reçu cette décoration.

Biographie Issu d’une famille de militaires de carrière, Rudolf Schmundt naît à Metz, ville de garnison animée de l'Alsace-Lorraine.. Avec sa ceinture fortifiée, Metz est alors la première place forte du Reich allemand., constituant une pépinière d'officiers supérieurs et généraux. Rudolf Schmundt fait ses études dans le Brandebourg.

Première Guerre mondiale Quand la Première Guerre mondiale est déclarée, Rudolf Schmundt sert dans le de fusiliers, le régiment de son père, , comme aspirant, puis comme officier subalterne. Rudolf Schmundt est promu Leutnant le . Il est blessé au combat le et reçoit peu après la croix de fer de . Nommé Bataillons-Adjutant le , il reçoit un peu plus tard la croix de fer de . En , Schmundt est nommé aide de camp à l'état-major de sa division. Le sous-lieutenant Schmundt participe aux combats sur la Somme, la Marne et en Champagne.

Entre-deux-guerres Après l'armistice de 1918, le jeune officier s'engage dans le « Detachement Graf Stillfried », un corps franc, formé à Berlin pour lutter contre la révolte spartakiste. En 1919, l'unité est intégrée au « » du « ». Rudolf Schmundt y sert comme officier d'ordonnance. Comme son régiment est réorganisé en 1921, Schmundt rejoint le d'infanterie prussien, stationné à Potsdam. Officier de compagnie en 1924, il suit une formation en 1925. Promu Oberleutnant le , à près de , il est nommé un mois plus tard dans le du d'infanterie. Le de la même année, Rudolf Schmundt se marie à l'église de garnison de Potsdam. En , le lieutenant Schmundt suit une formation en vue de devenir officier d'état-major. Le de la même année, il est affecté à l'état-major de la du « », près de Königsberg en province de Prusse-Orientale. Schmundt est promu Hauptmann le . Après avoir suivi une nouvelle formation, Rudolf Schmundt est affecté, en , dans la « Heeres-Organisations-Abteilung », le département chargé de l'organisation à l'état-major général de l'Armée de terre. Il travaille sous les ordres de Wilhelm Keitel et Alfred Jodl, qui vont ensuite être appelés à exercer de hautes responsabilités dans l’état-major allemand. Le capitaine Schmundt est nommé commandant de compagnie le au « » à Allenstein. Dans cette unité, Schmundt est promu Major le , l'année de ses . En de la même année, le commandant Schmundt est affecté à l'état-major de la d'infanterie mécanisée.

Après l‘affaire Blomberg-Fritsch qui éclate en 1938, le commandant Schmundt est nommé Chefadjutant der Wehrmacht beim Führer und Reichskanzler à l'Oberkommando der Wehrmacht (OKW) nouvellement créé : il est donc « principal aide de camp de Hitler » et devient ainsi un proche du Führer. Promu Oberstleutnant le , Rudolf Schmundt devient Oberst le de l'année suivante. À ce poste, Rudolf Schmundt est l’intermédiaire entre les officiers généraux de la Wehrmacht et le chancelier Hitler, essayant souvent de concilier des points de vue opposés.

Seconde Guerre mondiale

État-major de Hitler Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, Rudolf Schmundt reste à son poste à l'Oberkommando der Wehrmacht, détaché auprès du Führer. Le colonel Schmundt est promu Generalmajor deux ans plus tard le .

Tout en conservant ses fonctions de principal aide de camp de Hitler, Schmundt est nommé chef du bureau du personnel de l'Armée de terre le , en remplacement du général , temporairement absent pour raison de santé. Hitler, en nommant un de ses proches à ce poste, souhaite que ses intentions soient mieux prises en considération. Schmundt occupe ce poste pendant près de deux ans et exerce ainsi une influence décisive sur la politique de gestion du personnel de l'Armée de terre.

Schmundt échappe une première fois, à son insu, à une tentative d'attentat contre Hitler, le . Une bombe, placée dans l’avion qu’il prend avec le Führer pour rentrer de Smolensk à Berlin, n’explose pas, probablement à cause du froid en altitude.

Le , Schmundt est promu Generalleutnant.

Attentat du 20 juillet 1944

Le , le colonel von Stauffenberg profite d’une réunion d’état-major à la Wolfsschanze, pour faire exploser une bombe vers , à proximité de Hitler. Mais Stauffenberg, qui a déposé la serviette contenant les explosifs, a prétexté d’un appel téléphonique pour s'éclipser : le colonel Heinz Brandt l'aurait alors déplacée de l'autre côté d’un pied de table massif. La serviette a alors explosé à toute proximité de Schmundt et a fait plusieurs autres victimes dont Heinz Brandt lui-même. Néanmoins, le souffle de l’explosion a été atténué par le fait que la réunion s'est tenue dans un bâtiment disposant de fenêtres, ce en raison de la chaleur ambiante, en milieu de journée d’été. Comme Hitler se trouvait en outre partiellement protégé de l'autre côté du pied de table, il n'a été que légèrement blessé.

Schmundt quant à lui est grièvement blessé et deux mois plus tard, le , il meurt de ses blessures dans l’hôpital attaché au Quartier général. Selon les dernières volontés de Schmundt, une cérémonie d’hommage se tient au mémorial de Tannenberg, présidée par le Generalfeldmarschall Ernst Busch. Sa dépouille mortelle est ensuite transportée à Berlin pour que le lendemain il soit inhumé, avec les honneurs militaires, au cimetière des Invalides de Berlin. Prononçant son éloge funèbre, le général Heinz Guderian n'hésite pas à le qualifier de « compagnon de route indispensable » pour Hitler.

Promu General der Infanterie, avec effet rétroactif au , Rudolf Schmundt est en outre décoré de la croix en or de l‘ordre allemand, le jour de ses funérailles. Il est remplacé dans ses deux fonctions par le général Wilhelm Burgdorf, qui était son adjoint.

Résumé de carrière militaire Fahnenjunker : Leutnant : Oberleutnant : Hauptmann : Major : Oberstleutnant : Oberst : Generalmajor : Generalleutnant : General der Infanterie :

Distinctions Goldenes Kreuz des Deutschen Ordens, à titre posthume : le Goldenes Parteiabzeichen der NSDAP Eisernes Kreuz 1914 et Ehrenkreuz für Frontkämpfer 25-jährige Dienstzeit in der Wehrmacht Verwundetenabzeichen 20. Juli 1944

Annexes Bibliographie . . . . . .

Liens externes

Notes et références Notes

Références

Catégorie:General der Infanterie de la Heer de la Wehrmacht Catégorie:Leutnant du royaume de Prusse Catégorie:Leutnant de la Deutsches Heer Catégorie:Hauptmann de la Reichswehr Catégorie:Récipiendaire de 1re classe de la croix de fer Catégorie:Naissance en août 1896 Catégorie:Naissance à Metz Catégorie:Naissance dans le district de Lorraine Catégorie:Militaire de Metz Catégorie:Décès en octobre 1944 Catégorie:Décès à Rastenbourg Catégorie:Décès dans la province de Prusse-Orientale Catégorie:Décès à 48 ans Catégorie:Victime d'attentat Catégorie:Militaire assassiné Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière des Invalides Catégorie:Militaire allemand mort lors de la Seconde Guerre mondiale