Les émetteurs d'Abbeville-Limeux sont un ensemble de deux pylônes appartenant à deux sociétés concurrentes en 2015 : l'émetteur 1 construit en 1967 appartient à TDF alors que le second émetteur, détruit en 2024, a été construit par Itas Tim (société rachetée fin 2016 par TDF).

Ce site ne doit pas être confondu avec la tour hertzienne située sur le mont Caubert, proche d'Abbeville.

D'une puissance maximale de en TNT, il s'agit d'un des trois émetteurs principaux de Picardie. Les deux autres sites étant celui de l'émetteur d'Amiens Saint-just dans l'Oise et ceux d'Hirson Landouzy dans l'Aisne.

L' est un mât de radiodiffusion et télévision à structure tubulaire haubanée d'une hauteur de , situé en bordure de la commune de Limeux en Picardie maritime. C'est la plus haute structureListe des plus hautes structures françaises du département de la Somme.

L', mis en service le , est un mât quadripode autostable de télédiffusion à structure tubulaire en treillis d'une hauteur de (source ANFR), situé à de l'. Sa construction a débuté en pour s'achever en . Il est la conséquence, à l'époque, de la concurrence entre deux opérateurs. Tous les contrats de diffusion TNT étant rapatriés sur l'émetteur 1, TDF alors propriétaire en 2024 des deux antennes décide du démantèlement de l'. Cette opération est réalisée le 29 août 2024.

Le site des émetteurs de Limeux fait partie de la phase 1 de déploiement de la TNT HD. Outre Abbeville, il dessert aussi la ville d'Amiens et le Sud-Ouest du Pas-de-Calais.

Depuis le , la réception des services de télévision se fait exclusivement en mode numérique (TNT). Seule la FM reste en mode analogique. Ville attribuée (CSA, Plan de Genève 2006...) : Abbeville Principales villes desservies : TV : Abbeville, Amiens - Radio : Abbeville Couverture max en TV à l'intérieur de la zone : Boulogne, Pernes, Bapaume, Saint Quentin, Noyon, Montdidier, Grandvilliers, Neuchâtel en Bray, Dieppe.

Le site Les émetteurs sont situés sur une colline au lieu dit la motte à 10 km d'Abbeville et à 35 km d'Amiens, l'altitude du site est 111m. Au pied de l'émetteur 1, on trouve également un poste électrique, s’étendant sur 11 hectares, alimenté par la ligne de 400 000 V reliant la centrale nucléaire de Penly à Argœuves ainsi que par les éoliennes de la région.

Ce poste a été inauguré le et a pour objectif de sécuriser l'alimentation électrique de l'ouest amiénois. Après transformation sur site en 225 000 V, une ligne souterraine de 25 km jusqu'à Montmarquet, puis aérienne sur des pylônes existants, achemine le courant à Blocaux près de Gauville venant ainsi renforcer le maillage existant.

Dans le reportage "Limeux duel au sommet", France 3 indique que le poste électrique rapporte par an et les pylônes électriques à l'intercommunalité.

Historique À l'origine, il existait uniquement un réseau de télévision noir et blanc 819 lignes. Le premier émetteur de Picardie est un émetteur temporaire situé sur la commune de Coisy au nord d'Amiens canal F11V. Cet émetteur pilotait au début des années 60 un réémetteur VHF d'une puissance de 3 watts situé à Eu-Mers-les-bains (canal F6V).

À cette même époque, il a été décidé de créer un réseau d'émetteurs intercalaires permettant la diffusion d'une deuxième chaine. Dans ce cadre et également en prévision de programmes futurs, trois fréquences UHF d'une puissance de 500 kW : canaux 57, 60 et 63 ont été négociées lors de la conférence de Stockholm de 1961. Le site désigné dans cet accord est situé sur la commune de Huppy à 109 m d'altitude : , mais aucun émetteur n'a finalement été construit à cet endroit, une tolérance de 15 km étant prévue dans l'accord initial. Dans ce scénario abandonné, l'émetteur de Neuchâtel-Croixdalle n'existe pas.

Même si trois fréquences sont prévues, au départ seule la deuxième chaine couleur de l'ORTF sera diffusée sur le canal 57 courant 1968. Il faudra attendre la création d'un troisième programme au début des années 1970 pour voir l'activation du canal 60. La première chaine de l'ORTF n'a jamais été diffusée en couleur, il fallait la capter sur un autre émetteur en VHF 819 lignes. C'est sous le nom de TF1 que le premier programme sera diffusée en couleur, à Paris à partir de décembre 1975, sur le canal 63 de l'émetteur de Limeux à partir du 18 juin 1977 et jusqu'en 1983 pour le reste de la France.

La puissance de ces trois émetteurs a été réduite à la suite de l'amélioration de la sensibilité des tuners.

Émetteur 2 - TNT uniquement (2015-2024) Le second émetteur n'est équipé que d'un "pylônet" (partie au sommet de l'antenne) constitué de panneaux de diffusion UHF et d'un petit local technique exclusif à la diffusion TNT.

L'émetteur 1 comporte entre autres des dipôles VHF pour la diffusion radiophonique FM, des panneaux de diffusion UHF à mi-hauteur (par exemple en 2024 pour la diffusion du multiplex UHD R9) en plus des panneaux UHF au sommet de l'antenne et un bâtiment adjacent sur 2 étages .

Dans le cadre de l'ouverture à la concurrence les infrastructures existantes sont accessibles aux diffuseurs alternatifs moyennant le versement d'un loyer à l'opérateur historique. En 2015 Itas Tim a estimé que la construction d'un second émetteur - projet à plusieurs millions d'euros- était plus rentable qu'un accord financier avec TDF. Ainsi, le directeur d'Itas Tim indique, en 2015, qu'en émettant depuis l'émetteur 1, il devrait reverser 80 % de son chiffre d'affaires à TDF. À partir du moment où TDF a racheté Itas Tim, TDF peut rapatrier la totalité des multiplex TNT sur son émetteur historique.

L'existence d'un second émetteur ne se justifie plus car l'exploitation de deux sites de diffusion entraine de surcroit le double paiement aux collectivités locales de la taxe remplaçant la taxe professionnelle : L'IFER.

TDF a donc fait le choix de la démolition du second émetteur. Cette démolition s'est déroulée la semaine su 26 août 2024 d'abord à l'aide de cordistes et par hélitreuillage du "pylonet" et de la partie supérieure de l'antenne, puis le 29 août 2024 par effondrement des 128 mètres restant à l'aide d'un treuil.

Réception Analogique (émetteur 1) La bande FM sur Limeux - La radio Radio FM Fréquence Puissance Code RDS(PS) Code RDS(RT) Remarque89,82,5 kW__INFO__"FRANCE INFO - (Émission ou titre en cours)"En remplacement de France Musique depuis le 22 juillet 2026Décision de L'Arcom no 2026-367 du 8 juillet 2026 autorisant la société nationale de programme Radio France à exploiter un service de radio par voie hertzienne terrestre en modulation de fréquence dénommé France Info93,12,5 kW___INTER_"FRANCE INTER - (Émission en cours)"97,42,5 kW_CULTURE"FRANCE CULTURE - (Émission en cours)"100,65 kWICIPICAR"ICI PICARDIE - (Émission ou titre en cours)"

La bande UHF sur Limeux - arrêt de la diffusion SECAM le 2 février 2011

Il s'agit d'un émetteur de forte puissance : le plus puissant du Nord-Pas de Calais et de la Somme pour les et réseaux analogique (80 kW) [services désactivés le 02/02/2011].

Télévision analogique SECAM avec porteuse NICAM sauf décrochage régional de France 3 Nom de la chaîne Canal Puissance État RemarqueTF163H380 kWDésactivé le 02/02/11France 257H380 kWDésactivé le 02/02/11Fréquence qui sera utilisée par un Multiplex TNTFrance 3 Picardie60H380 kWDésactivé le 02/02/11Avec Artefacts (défauts de compression numérique) : il s'agit de la reprise en SECAM du signal TNTCanal+non diffuséN/ADésactivé le 14/04/10Réception depuis l'Émetteur de Bouvigny-Boyeffles Canal VHF 05H puissance 200 kWFrance 5 (de 03 h à 19 h) / Arte (de 19 h à 03 h)45H80 kWDésactivé le 02/02/11M642H80 kWDésactivé le 02/02/11

La norme L, de télédiffusion analogique, utilisée en France diffuse la sous-porteuse audio en modulation d'amplitude; un procédé qui, vu la largeur de bande utilisée dans la norme L, ne permet pas la stéréo contrairement aux normes B/G ou le son est diffusé en modulation de fréquence. Sous l'impulsion de TF1, TDF a adapté le procédé NICAM afin de pouvoir diffuser en stéréo. Il s'agit d'ajouter au signal émis une sous-porteuse audionumérique proche du signal de chrominance, un récepteur non compatible considérera cette porteuse comme du "bruit", un récepteur compatible remplacera le son analogique par le signal stéréo-numérique. L’inconvénient de ce système est que outre le fait de disposer d'un récepteur compatible, il est nécessaire d'équiper individuellement chaque émetteur d'un multiplexeur NICAM. Si dès 1994 pour la tour Eiffel était équipée, il faudra attendre début 1998 pour que TF1 et M6 soient diffusées en NICAM sur l'émetteur de Limeux et le début des années 2000 pour l'équipement des chaines publiques sur les canaux 45, 57 et 60. Canal + n'a jamais utilisé le NICAM, car son parc de décodeur n'était pas compatible avec ce procédé.

Fin de la TV analogique sur Abbeville-Limeux : Passage à la télé tout numérique pour la région Picardie. Sur le nouveau calendrier, la Picardie bénéficie de 24 h de plus que les régions voisines : le Nord Pas-de-Calais et la Haute-Normandie. Après cette date, l'utilisation des magnétoscopes VHS (non équipés d'un tuner TNT) nécessitera soit l'adjonction d'un adaptateur TNT soit l'impossibilité de regarder une chaine et d'en enregistrer une autre...

La bande VHF III dans la région - arrêt de Canal + le 14 avril 2010 thumb|Philips PM5544 (4/3-768x576). Afin de libérer des fréquences pour la RNT (la radio numérique terrestre), les fréquences utilisées par Canal+ en analogique sont désactivées de manière anticipée. Ainsi dans la Somme, il n'est plus possible de recevoir cette chaîne en mode analogique depuis le (réception terrestre de Canal+ exclusivement TNT). La chaîne pouvait être reçue sur le canal 05 VHF (200 kW) depuis l'Émetteur de Bouvigny-Boyeffles du au .

Le , après la diffusion de l’émission la matinale, le programme de Canal+ fut remplacé vers 8H30 par une mire phillips PM5544 pendant une dizaine de minutes, puis vers 9 h par une mire de barres et vers 9 h 10 l'ajout du message « Votre région est passée au numérique pour la chaîne Canal + ». Désactivation complète du signal vers minuit.

À la suite de la désactivation des émetteurs de Wavre (RTBF 1 en VHF canal 8, 100 kW, fin en ) et de Leeuw-Saint-Pierre (Één canal 10 VHF, 100 kW, fin ), il n’y a plus aucune chaîne analogique diffusée en VHF dans les régions Nord, Pas-de-Calais et Picardie.

Le lancement de la RNT n'est néanmoins en 2010 plus une prioritéRadio - Frédéric Mitterrand n'est pas favorable au lancement de la RNT.

Réception numérique (historique 2007-2019) thumb|L'émetteur de la VRT à Leeuw-Saint-Pierre (300 m) en Belgique. À l'origine prévu pour mi-2006, le démarrage de la TNT sur cet émetteur a été repoussé à . Au départ, il était prévu pour la TNT de construire un deuxième mat sur le site FM Towercast d'HuchennevilleAutorisation délivrée à la SAS NRJ Réseau situé au lieu-dit "La maison de la plaine du moulin neuf". Ce projet a été abandonné et tous les multiplex sont diffusés depuis le mat historique de Limeux. L'appellation "maison plaine" est cependant restée dans les documents du CSA.

La diffusion simultanée de service TV numérique et analogique oblige l'utilisation d'une phase transitoire qui a deux conséquences : La diffusion se fait à puissance réduite par rapport à ce qu'elle sera une fois l'analogique arrêté ; Les canaux définitifs ne sont pas forcément disponibles : le canal 57 H est utilisé par France 2 en analogique.

À noter que dans le plan initial (plan de Genève 2006) le canal 22 H qui était attribué à Limeux est actuellement utilisé par l'émetteur de Leeuw-Saint-Pierre en Belgique. Dans le plan définitif, l'émetteur belge est censé utiliser le canal 10 en VHF.

Enfin, il subsistera toujours (même après basculement définitif) des problèmes d'interférences avec certains émetteurs anglais. La puissance d'émission sera donc réduite dans cette direction : on parle de gabarit de rayonnement.

TNT Phase de transition / plan de passage et plan cible