Cet article est la chronologie du siège de Québec de 1759, des préparatifs en vue du siège de la ville jusqu'à sa capitulation le .

Mars Le mardi 6, le major-général James Wolfe, qui se trouve à bord d'un vaisseau sur l'Atlantique, écrit à son supérieur le Commandant en chef Jeffery Amherst pour lui proposer que si la prise de Québec échoue, qu'on y jette le feu, que les récoltes, bestiaux et habitations de la région soient détruits, que le plus grand nombre possible de Canadiens soient déportés en Europe, pour

Avril

Mai

Le jeudi 10, de Bougainville, colonel, débarque à Québec avec les nouvelles de France. Quelques navires arrivent à sa suite dans les jours suivants. Le mardi 15... Arrivée de James Wolfe à Louisbourg en provenance de Halifax, où il était arrivé le 30 avril en provenance d'Angleterre. Le vice-amiral britannique Charles Saunders, à bord du Neptune ancré dans le port de Louisbourg, communique ses ordres et instructions, dont les signaux qui devront être employés pour la communication navale de la flotte se dirigeant sur Québec. Le vendredi 18, 16 navires abordent à Québec. C'est le tiers de ce qui avait été demandé. (un convoi de 18 navires de ravitaillement conduit par le lieutenant de frégate Kanon débouche de la Gironde vers le St-Laurent.) Le dimanche 20... Le Marquis de Montcalm, lieutenant-général depuis le , arrive à Québec. Selon Stacey, il quitte Montréal le 21 et arrive à Québec le soir du 22.. L'amiral Durell fait ancrer ses navires à l'Île Saint-Barnabé, en face de Rimouski. Le mardi 22, on ordonne l'évacuation de la Côte-du-Sud, de l'Île d'Orléans et de l'Île aux Coudres. Les femmes, enfants, vieillards et invalides doivent se rendre tous à Québec. Certains habitants restent et se cachent dans les bois, emportant avec eux leur bétail et leur mobilier de valeur. Le jeudi 24... On creuse une ligne de retranchement le long de la rive droite de la rivière St-Charles. On coule des bateaux dans le canal Traverse pour en bloquer l'accès. Cependant, le canal s'avère trop large et il n'est pas possible de le bloquer entièrement.. Le vendredi 25, le Marquis de Vaudreuil, gouverneur général, arrive à Québec en provenance de Montréal. Selon Stacey, il arrive le 24.. Le dimanche 27, des troupes de soldats réguliers commencent à arriver de Montréal et sont logés dans un camp à l'ouest de la rivière St-Charles. Le lundi 28, le navire de guerre Princess Amelia jette l'ancre à l'Île-aux-Coudres. L'île est déserte et on fait descendre des troupes le lendemain. (Des vents défavorables retiennent la flotte à cet endroit jusqu'au 8 juin..)

Juin Le vendredi , la flotte britannique ancrée à Louisbourg met le cap sur le fleuve St-Laurent.. Le lundi 4... Wolfe, à bord du navire de guerre Neptune, quitte le port de Louisbourg en direction du fleuve St-Laurent. Il commande . début des travaux de la ligne de défense le long de la côte de Beauport. Le jeudi 7, de Niverville revient de son expédition sur l'Île aux Coudres vers 4h du matin. Des prisonniers britanniques fournissent des informations sur la flotte britannique qui arrive. Le vendredi 8, la division de navires commandée par le capitaine William Gordon passe devant le Cap Tourmente, là où des batteries françaises ne sont finalement pas construites. Le dimanche 10 juin, conseil de guerre: Jean Vauquelin doit commander deux frégates, l'Atalante et la Pomone stationnées à l'anse des Mères afin d'empêcher les Anglais de passer en amont de Québec. Le jeudi 14, Gordon, ayant passé le canal Traverse sans difficulté, fait jeter l'ancre quelque part entre l'Île Madame et l'Île d'Orléans. Le 17, les hommes du capitaine François-Marc-Antoine Le Mercier qui sont sur l'Île d'Orléans avec un canon capturent le Squirrel et son équipage de 8 hommes.. Le lundi 18, il y a échange de coups de canon entre les hommes de Le Mercier et le navire Pembroke. Le mardi 19... il y a échange de coups de canon entre les hommes de Le Mercier et le navire Centurion. le Nepture jette l'ancre au Bic. La frégate Richmond va le rejoindre et rapporte les incidents des jours précédents.. Le jeudi 21, le camp français apprend l'arrivée de la principale flotte britannique par le canal Traverse. Vaudreuil décide de désarmer les deux frégates de l'anse des Mères et les envoyer en amont. Le samedi 23, Wolfe rejoint l'amiral Philip Durell vis-à-vis l'Île aux Coudres. Le lundi 25, la flotte de Saunders arrive vis-à-vis l'Île aux Coudres. Le mercredi 27... un fort vent du nord-est atteint la région et quelques bâtiments britanniques sont brisés. 27, la flotte britannique opère un débarquement de troupes (dont les Grenadiers de Louisbourg) sur l'Île d'Orléans. Le site du débarquement se situe sur la rive sud de l'île, à env. six milles de sa pointe ouest. Wolfe débarque le même jour sur l'île.

Le jeudi 28... James Wolfe signe à St-Laurent, sur l'Île d'Orléans, un manifeste terroriste adressé à la population canadienne. Des copies du manifeste sont placardées sur les portes de diverses églises dans la région. vers 22h l'armée française attaque la flotte britannique ancrée à l'Île d'Orléans avec des brûlots. Il y a confusion et les brûlots sont allumés trop tôt. Le vendredi 29... Le détachement de soldats sur l'Île d'Orléans marche six milles sous le commandement du colonel Guy Carleton et se campe en vue de la ville de Québec et de l'armée française campée à Beauport sur la côte du nord. Au cours de la nuit, le camp britannique opère le débarquement de troupes légères à la Pointe-Lévy (près de Beaumont), suivi le lendemain matin de la brigade de quatre bataillons commandée par Robert Monckton et d'un groupe de Rangers.. Ils sont attaqués par un petit groupe de miliciens dirigé par le capitaine de Léry. Le samedi 30, une expédition contre les troupes britanniques à la Pointe Lévy est annulée sur mauvaise information d'un prisonnier britannique qui assure que le débarquement est une ruse et que Wolfe planifie son principal débarquement à Montmorency..

Juillet

Le dimanche , Les batteries flottantes françaises attaquent le campement britannique de la Pointe-Lévy. Une seconde expédition contre les troupes britanniques à la Pointe Lévy est annulée, encore une fois parce que le camp français pense que c'est peut-être une ruse et ne veut pas affaiblir sa position à Beauport. Le lundi 2, Wolfe est à la Pointe Lévy pour effectuer une reconnaissance de la ville de Québec, de l'autre côté du fleuve, en face de lui. Il ordonne la construction de batteries à la Pointe aux Pères.. Le mardi 3... après discussion avec Saunders, Wolfe prend la décision de tenter un débarquement du côté de Beauport, même si la flotte ne peut les aider. Vaudreuil ordonne l'établissement d'un campement de 300 Canadiens et des Amérindiens dans la région de l'Anse des Mères, Foulon, St-Michel et Sillery, craignant un possible débarquement à cet endroit. Le mercredi 4, St-Léger, Joseph Goreham et un détachement de 270 soldats de la brigade de Murray sont envoyés pour effectuer la reconnaissance de la rivière Chaudière, St-Michel, Anse des Mères. Le vendredi 6, un transfuge rejoint le camp français à la nage (à partir de l'Île d'Orléans). L'armée française est à nouveau informée que la véritable intention de Wolfe est d'effectuer une descente sur la Côte du Nord au-delà du Sault de Montmorency. Le dimanche 8, au cours de la nuit, Wolfe débarque avec les grenadiers à trois quarts de mille des chutes Montmorency. Il est ensuite rejoint par la brigade de Townshend. Les Britanniques ne rencontrent aucune opposition.. Le mardi 10, la brigade de Murray rejoint les troupes de Wolfe et Townshend. Le 11, les principaux marchands et négociants de la ville de Québec présentent une « pétition » au gouverneur Vaudreuil dans laquelle ils offrent leurs services pour attaquer les batteries de la Pointe Lévy. Malgré les réticences des généraux, un groupe de « de toutes sortes » est finalement assemblé. Parmi les miliciens, il y a des écoliers et des marchands. Jean-Daniel Dumas (avec des volontaires parmi les soldats réguliers et des Amérindiens) dirige l'opération et quitte Québec dans la nuit. Le jeudi 12... La troupe que commande Jean-Daniel Dumas traverse le fleuve durant la nuit. D'après une source, des miliciens sont pris de panique et tirent par mégarde sur leurs propres hommes qu'ils prennent pour l'ennemi. L'opération est annulée dans la confusion alors que les britanniques ne sont pas même conscient de la présence française dans les bois.. Vers les 21h, les batteries britanniques de la Pointe-Lévy débutent le bombardement de la ville de Québec. (La ville sera bombardée toutes les nuits, parfois le jour pendant deux mois. Le feu des batteries sera augmenté avec de nouveaux canons qui commenceront à tirer le 20 juillet, le 28 juillet, et le 28 août. Les britanniques tirent entre autres avec des « carcasses », c'est-à-dire des projectiles incendiaires.) Le lundi 16, les tirs des batteries de la Pointe Lévy déclenchent un incendie dans la ville de Québec vers 12h00. Le mercredi 18, dans la nuit le Sutherland, les frégates Diana et Squirrel, deux sloops armés et deux transports se faufilent par l'étroit passage entre Québec sur la rive Nord et Lévy sur la rive Sud.. Le jeudi 19, Wolfe est à Pointe Lévy pour effectuer la reconnaissance du pays qui environne Québec sur la rive Nord. Le vendredi 20... Wolfe remonte la rivière Chaudière avec un détachement de soldats pour effectuer la reconnaissance de cette région, plus Sillery et Cap Rouge de l'autre côté du fleuve. Le Squirrel est endommagé par le feu ennemi. Le camp français, très alarmé par le passage de la flottille britannique dans la nuit du 18-19, avait fait transporter deux canons de et un mortier à proximité de l'Anse des Mères où s'étaient ancrés les bateaux britanniques en plus des 600 hommes dirigés par Dumas. Wolfe ordonne à Monkton d'opérer une descente, probablement à la hauteur de St-Michel, mais annule cet ordre le même jour. L'opération devra attendre quelques jours. Le samedi 21, Guy Carleton opère un débarquement à Pointe aux Trembles, à 20 milles de Québec. Après quelques escarmouches avec des Amérindiens, il retraite emportant avec lui des prisonniers civils, dont un groupe de femmes et un prêtre.. Le dimanche 22... les femmes et le prêtre sont envoyés à Québec sous un drapeau blanc. un incendie est à nouveau déclenché dans la ville de Québec durant la nuit en raison des bombardements provenant des batteries de la Pointe-Lévy. Tout le centre de la Haute-Ville est détruit et Québec perd sa cathédrale. Le mercredi 25, le major Joseph Dalling placarde un deuxième manifeste terroriste au nom de son supérieur James Wolfe sur les portes de l'église de St-HenriLa date limite selon le journal de Panet est le août. Cependant, des sources anglophones donnent le 10 août comme date. Voir . Le jeudi 26, Wolfe effectue la reconnaissance de la rivière Montmorency, à quelque 3 milles du camp britannique. Il se produit une âpre escarmouche entre les deux camps. Les Britanniques dénombrent 45 tués et blessés de leur côté. Le vendredi 27, durant la nuit, le camp français pousse un cajeux en direction de la flotte anglaise. Des petits bateaux britanniques réussissent à remorquer l'engin incendiaire et aucun vaisseau ne subit de dommage.. Le samedi 28, Wolfe prend finalement la décision d'attaquer le camp français le 30 juillet sur la ligne de défense de Beauport et communique ses premiers ordres à Monkton. Le plan est de s'emparer d'une redoute française pour forcer les Français à sortir de leurs retranchements.

Le lundi 30, les vents ne sont pas favorables aux mouvements navals du plan d'attaque britannique et l'opération est reportée au jour suivant. Le mardi 31, bataille de Beauport (ou Montmorency).