Équirre est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Équirrois. La commune est membre de la communauté de communes du Ternois.

Géographie Localisation La commune se situe à au nord-ouest de la commune de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes.

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .

Hydrographie

Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie..

Il est traversé par six cours d'eau dont cinq portent le même nom : le fossé d'Équirre, d'une longueur de , qui prend sa source à Crépy et se jette dans le Faux au niveau de la commune de Bergueneuse ; lÉquirre, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans le fossé d'Équirre au niveau de la commune ; l'''Équirre, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune de Lisbourg et se jette dans le fossé d'Équirre au niveau de la commune ; lÉquirre, d'une longueur de , qui prend sa source dans la commune et se jette dans le fossé d'Équirre au niveau de la commune. l'''Équirre, d'une longueur de . ; l'Équirre, d'une longueur de ..

vignette|centre|upright=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'ÉquirreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fiefs à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages du Ternois » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, Littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent ... Ces paysages, qui concernent avec trois pôles d'attraction que sont Hesdin-la-Forêt à l'ouest, Saint-Pol-sur-Ternoise à l'est et, dans une moindre mesure, Frévent en lisière sud, sont délimités par deux cours d'eau : la Canche au sud et la Ternoise au nord. Ces paysages sont composés de plateaux, de vallées et de bocages. Les plateaux du Ternois montrent une structure tabulaire assez plane et une altitude assez régulière avec des points culminants entre ..

Le territoire d'une vingtaine de kilomètres du nord au sud et d'est en ouest, est traversé par la D 939 reliant Saint-Pol-sur-Ternoise à Hesdin-la-Forêt, par la D 912 entre Saint-Pol-sur-Ternoise et Frévent et par la ligne ferroviaire de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples dans la vallée de la Canche. La position excentrée, en l'absence de grands axes autoroutiers ou ferrés structurants, a permis au Ternois de conserver un caractère rural.

Au niveau de l'occupation des sols de ces « paysages du Ternois », les surfaces cultivées représentent 66,80 % de la surface totale et sont omniprésentes sur les plateaux avec majoritairement la culture de la betterave et de la pomme de terre, les prairies naturelles, permanentes 19 %, les forêts, comme la forêt d'Hesdin, et milieux semi-naturels 7,26 %, présentes dans les deux principales vallées de la Ternoise et de la Canche, les espaces artificialisés 3,22 % avec principalement les communes de Saint-Pol-sur-Ternoise, Hesdin-la-Forêt et Frévent, les espaces industriels 0,52 % et les cours d'eau et plans d'eau 0,21 %.

Milieux naturels et biodiversité Espèces faunistiques et floristiques Le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) recense faunistiques et floristiques sur le territoire de la commune dont et (espèces et sous-espèces) menacées et quasi-menacées..

Urbanisme Typologie Au , Équirre est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,4 %), forêts (14,6 %), prairies (11,1 %), zones urbanisées (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports Voies de communication

La commune est desservie par la route départementale D 71..

Transports

La commune se trouve à , au nord-ouest, de la gare de Saint-Pol-sur-Ternoise, située sur les lignes de Saint-Pol-sur-Ternoise à Étaples et d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, desservie par des trains TER Hauts-de-France..

Toponymie

D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Scire en 1051 ; Escuræ en 1126 ; Scures au ; Scires en 1224 ; Schires en 1226 ; Eschires en 1227 ; Eschieres en 1227 ; Eskieres en 1252 ; Skieres en 1252 ; Eskires en 1257 ; Esquire-lès-Heuchin en 1418 ; Esquires en 1515 ; Escoüires en 1720 ; Esquire-lez-Berguine Heuse en 1739Dictionnaire topographique du Pas-de-Calais : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Bibliothèque nationale de France. ; Equire en 1793 ; Equire et Équirre depuis 1801.

Selon le toponymiste Ernest Nègre, le nom vient du germanique skirjon « la claire », dérivé de skiru- « clair , blancheâtre », ayant dû désigner d'abord le ruisselet qui prend sa source à Equirre..

Histoire Équirre était avant la Révolution française le siège d'une seigneurie, mouvante du comté de Saint-Pol-387..

Le , est rendu une sentence de noblesse pour Jean de Verloing, licencié-es-lois, seigneur d'Esquires (Équirre) et de Pressy, originaire de Saint-Pol, demeurant à Arras. Il a pour armes « De sinople à la bande d'argent »Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 20, lire en ligne.. Il est probablement le fils de Jean de Verloing, seigneur d'Équirre, mort le 21 juillet 1589 et dont une plaque commémorative, classée monument historique, située dans l'église d'Équirre conserve la mémoire..

Par lettres d'octobre 1712, les terres d'Esquire, Crépy et la Rachie sont érigées en marquisat en faveur de Joseph de Partz de Pressy. À cette époque, la terre d'Equirre, à laquelle sont incorporées les terres de Crépy et de la Rachie consistent en deux prairies mouvantes du comté de Saint-Pol, disposant de toute la justice seigneuriale. Elle comprend 400 mesures de terre (environ 180 hectares) en rentes foncières, 800 mesures de terre (environ 360 hectares) qui en relèvent en coteries ( paysans s'étant rassemblés pour tenir les terres du seigneur), ainsi que plusieurs fiefs et possédant un château, avec une chapelle fondée en 1588, avec un seigneur trisaïeul (arrière grand père ) du détenteur en 1712.

Le détenteur de cette terre, qui reçoit le titre de marquis, est François-Joseph de Partz, seigneur de Pressy, Esquire, Crépy, Sorel, Lannoy, Outrebois, Mortaigne, la Rachie. Député de la noblesse des États d'Artois, ex-capitaine dans le régiment wallon d'Isenghien, il a rendu de grands services au roi dans différentes batailles et sièges et a eu deux frères tués au service. Il appartient à une très noble et très ancienne famille d 'Artois.

Au , le député et maire d'Équirre Adolphe-Charles de Partz de Pressy descend de cette famille.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune située en arrière du front de l'Artois a parfois accueilli des troupes françaises retirées du front pour leur permettre de récupérer, comme par exemple en octobre 1915.

Politique et administration Découpage territorial La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais, depuis 1926, auparavant, depuis 1801, elle se trouvait dans l'arrondissement de Saint-Pol.

Commune et intercommunalités

La commune faisait partie de la petite communauté de communes du pays d'Heuchin créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du sur Légifrance, et notamment son article 35. (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de Section III de l', sur Légifrance. À l'initiative des intercommunalités concernées., la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le le principe de la fusion de :