Le Tisserin gendarme (Ploceus cucullatus), appelé aussi Tisserin Cap-Moor ., Serin du Cap ou Sereñ Dikap sur l'Île MauriceSafford, R., Hawkins, F. 2013. The Birds of Africa: Volume VIII: The Malagasy Region. Bloomsbury Publishing, London, 1024 pages., Oiseau BellierBellier est le nom du Réunionnais qui éleva les premiers spécimens locaux. Souvent écrit : Bélier. ou Zwazo Belye à La Réunion, est une espèce de passereaux de la famille des Ploceidae.

Morphologie

C'est un oiseau de petite taille, mesurant entre 15 et , pour un poids allant de 32 à Le Tisserin gendarme sur Oiseaux.net..

Le dimorphisme sexuel est prononcé : le mâle est d'un jaune éclatant, avec la tête sombre et le bec noir. Tout comme chez la femelle, l'œil est rouge. La femelle possède des couleurs plus discrètes : le corps est vert-jaune, le bec gris clair sur VertPays.com..

Écologie et comportement Le Tisserin gendarme est un passereau largement grégaire, ses colonies allant de 20 à 60 nids suspendus aux branches de grands arbres et pouvant regrouper un total de 200 oiseaux.

Reproduction

Il nidifie généralement de juin à février, mais le mâle construit son nid toute l’année. Celui-ci est caractéristique : en forme de boule, composé d’une chambre principale et d’une entrée dans la partie inférieure. Il est tissé avec diverses fibres végétales qui jaunissent avec le temps. Il est accroché à l’extrémité d’une branche haute ou d’une feuille de cocotier.

Régime alimentaire vignette|Un tisserin gendarme mâle prenant du pain dans le Jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam à Maurice. Décembre 2022. Le Tisserin gendarme est essentiellement un granivore, consommant en particulier les graines de céréales ; il se nourrit aussi de nectar et de fruits. Il intègre à son régime une part d'environ 20% d'invertébrés, en particulier des insectes incluant les coléoptères, les fourmis et les termites. Cela en fait à la fois un allié et un ennemi des agriculteurs, dont il pille les cultures mais élimine aussi certains insectes ravageurs.

Répartition et habitat

Il est présent dans toute l'Afrique subsaharienne. La sous-espèce Ploceus cucullatus spilonotus a aussi été introduite sur l'île Maurice et à La Réunion. On le retrouve aussi au nord de la Martinique, où il a été introduit en 1976 et sur d'autres îles des Caraïbes. Il a également été introduit au Portugal. Il est capable de vivre dans de nombreux milieux différents, aussi bien naturels comme les forêts (à l'exception des plus denses) que proche de l'homme dans les cultures et les jardins.

Systématique L'espèce Ploceus cucullatus a été décrite par l’ornithologue allemand Philipp Ludwig Statius Müller en 1776, sous le nom initial d'Oriolus cucullatus.

Synonymie Oriolus cucullatus Müller, 1776 Protonyme

Taxinomie

Selon  il se répartit en huit sous-espèces (ordre phylogénique) : P. c. cucullatus  — de la Sénégambie et sud de la Mauritanie au sud du Tchad, Cameroun et Bioko ; P. c. abyssinicus  — nord du Soudan, Érythrée et Éthiopie ; P. c. bohndorffi — Soudan du Sud, nord de la RDC, Ouganda, ouest du Kenya et nord-ouest de la Tanzanie ; P. c. frobenii — sud/sud-est de la RDC ; P. c. collaris  — Gabon, ouest de la RDC et Angola tête noire ; P. c. graueri — est de la RDC, Rwanda et ouest de la Tanzanie ; P. c. nigriceps  — de l'est de l'Angola au sud de la Somalie et au Mozambique tête noire, nuque jaune ; P. c. spilonotus — sud-est du Botswana, est de l'Afrique du Sud et sud du Mozambique arrière de la tête jaune.

Notes et références

Références taxinomiques

Catégorie:Ploceidae Catégorie:Oiseau décrit en 1776